Le Management par la terreur en 10 leçons :
Von: jc lavau (adminno@caton-spamcenseur.noorgspam) [Profil]
Datum: 25.10.2009 15:14
Message-ID: <hc1mf7$9bf$1@shakotay.alphanet.ch>
Newsgroup: fr.soc.travail
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Le Management par la terreur en 10 leçons : http://cialest.blog.estjob.com/public/Le_management_par_la_terreur_en_10_leons_version_CC. pdf Citation Leçon 9 : se débarrasser des gêneurs Tout est désormais en place pour instaurer un véritable management par la terreur, qui se nourrit de la peur provoquée et nourrie par les dirigeants. Le tableau officiel dépeint par la communication, l’attitude des individus est idyllique et respire la sérénité. En coulisses rien n’est laissé au hasard pour aboutir au contrôle larvé des esprits. Il arrive cependant que quelques individus ne s’intègrent pas au groupe, ou à un moment donné lâchent prise et n’adhèrent plus au projet d’entreprise. De tels individus sont potentiellement dangereux pour la pérennité de la firme car, par leur attitude, ils montrent le mauvais exemple et peuvent essayer de faire germer un esprit de rébellion contre la structure si chèrement mise en place. Comme nous l’avons évoqué précédemment, l’ordre et la stabilité sont deux données cruciales sur lesquelles repose l’édifice et rien ne doit pouvoir les remettre en cause, c’est ainsi que les gêneurs devront être rapidement identifiés et mis hors d’état de nuire. Les individus ne rentrant pas dans le moule doivent être écartés rapidement et de manière brutale, pour montrer l’exemple (faire peur aux autres salariés, leur faire craindre pour leur place et ainsi les remotiver pour donner leur maximum). Officiellement, de telles évictions seront toujours le fruit de cas isolés, de problèmes personnels d’individus pas assez compétents ou inadaptés au type de job proposé. Le message ainsi véhiculé montre que le problème apparu résulte de la personne elle-même et en aucun cas de la structure. La firme est en fait plus importante que l’individu, sorte de société communiste où l’individu n’est rien, seul le groupe est important. Le rapprochement avec le système communiste est à bien des égards éloquent, en effet, c’est ici une idéologie mystificatrice qui semble justifier énormément de situations intolérables et comme dans le système communiste, c’est en fait une élite (les dirigeants du parti) qui tire les ficelles et s’octroie l’ensemble des avantages et fruits générés par la structure dans son ensemble. Là encore, l’éviction des gêneurs se fera de manière subtile et détournée. Il ne devra jamais y avoir d’attaques frontales, seulement des attaques par derrière ou sur les côtés. Il faut frapper sur le point faible de l’adversaire, sans qu’il ne puisse s’apercevoir d’où provient le coup. Le seul moyen est donc de lui mettre devant les yeux une réalité tronquée et de le surprendre, de le toucher dans son angle mort. L’objectif est donc de mettre une pression psychologique importante sur le candidat, avec pour objectif final de le faire craquer, de le broyer pour ainsi s’en séparer à moindre coût (l’inciter à la démission). A cet effet plusieurs techniques sont envisageables : • 1ère étape l’isolement : en lançant une rumeur stipulant que le subordonné est sur la sellette et dans la ligne de mire des dirigeants, on suscite la peur de l’intéressé et dans le contexte de la paranoïa ambiante, on le transforme en paria. A cette étape, le doute s’installe de toutes parts, le regard des individus changent, l’incertitude règne et devient source de déstabilisation • 2nd étape Progressivement et sans justification on ne donne de moins en moins de travail à l’individu. Ainsi l’isolement devient visible, la rumeur semble se confirmer, la pression psychologique augmente. Ensuite on attend une réaction de l’intéressé pour lui demander de partir. On lui laisse quelques mois pour se recaser et au delà d’une certaine période on trouve un arrangement avec lui, si il n’a pas encore craqué (silence réciproque scellé par accord). Cette technique est la plus simple et la moins brutale, car ensuite on peut toujours lancer une cabale contre l’intéressé, ternir son image (par le biais de rumeurs notamment), lui donner uniquement du travail dévalorisant et de grande ampleur et toujours avec le sourire, l’apparence que tout va bien… On peut aller très loin dans la guerre psychologique, mais ceci s’évalue au cas par cas… Fin de citation. -- Je suis las d'assurer un service public d'éducation, qui me vaut tant de coups de surin par les voyous du Net. http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Quantique_pour_les_nuls.html http://quantic.deonto-ethics.org[ Auf dieses Posting antworten ]
