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Suite de la traduction annoncée (4e partie)

Von: xenufrance (xenufrance@free.fr) [Profil]
Datum: 01.11.2009 17:34
Message-ID: <4aedb899$0$30815$426a74cc@news.free.fr>
Newsgroup: fr.soc.sectes
De RETOUR AU TRAVAIL

Les lumières de Telluride baissèrent dès que Parman et sa femme
reprirent le
travail à la base scientologue.

Parman raconte que l'église refusa de lui payer un supplément de salaire
pourtant promis pour son travail au mariage Cruise-Kidman. Il comptait sur
cet argent. Sa carte bleue était passée dans le rouge à cause des
achats de
vètements nécessaires pour Telluride, et il payait ses propres repas! Il se
demandait comment le salaire de la Sea Org pourrait payer cette nouvelle
dette.

Ce n'était pas la première fois qu'il avait fait du bon boulot pour se voir
ensuite pénalisé: "Je baignais dans mon jus, si l'on peut dire..."

Ce n'était pas mieux du côté de son épouse. Ses chefs lui
donnaient des
ordres contradictoires; il arrivait souvent qu'elle travaille très tard et
dorme sous son bureau.

Chacun de son côté, Parman et Wolff pensaient quitter la Sea Org. Mais de
telles idées étaient tabou:  les époux feraient des "Rapports de
Connaissance" (KRs) si leur partenaire violait cette règle. Et si l'un des
deux ne faisait pas un rapport quand il l'aurait fallu,  et que ce
non-rapport ressorte pendant une "confession" scientologue, il risquait
aussi des ennuis.

Wolff sentit que son mari était aussi frustré qu'elle.

"J'ai pris le risque d'amener ça sur le tapis, et quand il a été
d'accord,
c'était comme un "Okay...".

Hubbard reconnaissait que la Sea Org n'était pas pour tout le monde. Le 7
décembre 1976, il publia un ordre intitulé "Leaving and Leaves" -
Congés et
Départs - à propos du maniement des staffs qui partaient. Il expliquait que
ça ne servait pas à grand chose de garder des employés qui ne
voulaient pas
rester; mais il ajoutait aussi que tous ceux qui partaient devaient subir
une "Vérification de sécurité" (Sec Check) afin de
protéger le staff et la
scientologie.

L'église s'intéressait à sa sécurité depuis ses
débuts sous Hubbard, puis
sous Miscavige, car elle était sans cesse sous le coup d'investigations
officielles et de procès.

Les staffs se servaient de cabines téléphoniques et de dépôts
du courrier
faits selon des règles complexes pour empècher que des informations ne
tombent entre de mauvaises mains. Les membres de la Sea Org utilisaient des
pseudonymes. Le vrai prénom de Rathbun, c'est Marty, et non Mark. Le chef de
la sécurité Morehead utilisait "Jackson" comme patronyme.

On faisait tout façon CIA, explique Parman. C'était ainsi qu'on vivait
alors.

A la mort d'Hubbard en 1986, ses lettres de règlements devinrent la boussole
de l'église. Mais 'Congés et Départs" présentait une
contradiction: si on
laisse partir les gens comme ils veulent, comme le demandait cette règle,
cela pouvait compromettre la sécurité. Mais si on les gardait jusqu'au
moment où on avait acquis la certitude qu'ils ne présentaient plus de
risques sécuritaires, ils risquaient d'estimer qu'on les séquestrait.

Les anciens de la Sea Org disent que sous la houlette de Miscavige, l'église
mit davatage de pression sur la sécurité. Ca devint plus difficile d'en
sortir.

Si des staffs comme Parman et Wolff voulaient s'en aller, on leur demandait
de "router off" - s'en aller selon des règles draconiennes -  protocole
pouvant exiger des mois. Cela incluait un régime de tâches
ménagères
quotidiennes et de "sec checks", des confessions destinées à
soutirer tout
ce que pensait la personne, et les raisons pour lesquelles elle voulait
partir.

Sinon, il leur restait le choix de "blower" - filer à la cloche de bois,
prendre la poudre d'escampette, moyen plus expéditif mais déclenchant la
"déconnexion" forcée par l'église. Si les gens partaient
sans faire
convenablement leur "routage off", ils étaient alors
"déclarés suppressifs"
et perdaient leurs amis et leur famille scientologues.

Parman et Wolff avaient une décision à prendre.






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