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Fin de la traduction du SP Times du 31 octobre: le Vrai Départ

Von: xenufrance (xenufrance@free.fr) [Profil]
Datum: 02.11.2009 10:42
Message-ID: <4aeea994$0$27772$426a34cc@news.free.fr>
Newsgroup: fr.soc.sectes
LE VRAI DEPART

En juillet 1991, ils démarrèrent leurs nouveaux jobs à la base, Wolff
devenue jardinière et Parman, électricien. Dix mois après, ils
tentèrent à
nouveau leur chance de parvenir à une nouvelle existence. Ils ne se
cassèrent même pas la tête pour se cacher.

Ils chargèrent la voiture aux premières heures de la matinée et
partirent
pour Los Angelès, chez les parents de Parman.

Il emmena sa femme à Disneyland pour son anniversaire, et prit un poste de
Valet dans une boutique d'hotel hollywoodien. Wolff aida ses beaux-parents à
repeindre et s'occuper d'embellissements de leur maison.

Ils eurent très vite la visite d'un "superviseur des cas" [c'est un
"technicien" chargé de planifier et corriger les auditions et les
auditeurs]
de l'église, accompagné de deux auditeurs. Le couple accepta le
"routage
off" mais en disant qu'ils ne remettrait pas les pieds à la base.
L'église
s'arrangea pour les faire venir à son grand complexe hollywoodien pour y
recevoir davantage d'auditions, de sec-checks et de cours scientologues.

Ils rentraient le soir chez les parents de Parman.

Cette routine prit huit mois, de mai 1992 à janvier 1993.

Wolff se souvient de ce qu'elle pensait: "Je veux partir. Je ne changerai
plus d'avis."

Ca tint jusqu'à ce qu'on lui donne un boulot qui lui plut au département
Trésorerie de l'église. "Ca a modifié ma décision."

A la demande de l'église, elle parla avec Parman pour qu'il reste.

Il revint en bonne grâces et récupéra un poste de chef cuistot.

Wolff fut mutée à un poste de recherche portant sur les vidéos que
l'église
montre dans ses nombreuses célébrations. Elle y allait parfois :
c'étaient
des affaires ténébreuses parsemant des laïus enflammés ou des
explications à
propos du brillant avenir de la scientologie.

A la même époque, le couple se séparait: ils divorcèrent en
1998.

Wolff s'en alla pour la troisième fois en 1999. Ils la retrouvèrent chez sa
soeur, et elle revint de nouveau, espérant "router off"...

On la fit cette fois vivre dans une remorque à côté de la Old Gilman
House,
avec une fille qui s'y trouvait depuis un an. Elles faisaient leur cuisine
sur une plaque dans ce que Wolff décrit comme un garage reconverti. Elle y
passa plus de six mois.

Wolff se souvient d'un petit groupe qui passa à l'extérieur , une nuit du
nouvel-an 1999, lorsque les cloches sonnèrent à minuit, et qu'elles
observaient ce qui se passait de l'autre côté du marais -- "on
était là, à
pleurer... "

En attendant, Parman était devnu le chef personnel de Miscavige, souvent en
voyage avec le dirigeant, qui tenait à rester mince.

"Je lui donnais quelque chose comme cinq repas quotidiens, qui devaient
compter un nombre exact de calories, tant de proteïnes, tant de
carbohydrates, et tant de graisse, et tout ça devait avoir bon goût."

En 2001, lorsque tomba la nouvelle du décès inexpliqué de Lisa
McPherson,
Parman accompagna longuement Miscavige à Clearwater.

C'est alors qu'au cours d'une séance d'audition, il se rendit compte que les
promesses de liberté spirituelle de l'église ne tenaient pas la route. Un
des principaux majors du "centre de technologie religieuse" (RTC) de la
secte lui demanda en séance d'audition à l'électromètre
comment il se
sentait par rapport aux séances.

Parman était en réalité furieux, ce que l'appareil aurait dû
détecter, mais
ni lui ni l'auditeur ne virent quoi que ce soit.

Il s'étonna...Comment est-ce possible? Le lendemain, entre le repas du matin
et celui du midi pour Miscavige, il alla s'offrir une vieille Honda Civic à
1800 dollars et partit. Des semaines plus tard, alors qu'il état chez ses
parents, il se rendit compte du travail d'un privé qui le suivait.

Peu après, des représentants de l'église prirent contact et le
prièrent de
revenir. Parman leur répondit qu'il voulait qu'on lui fiche la paix.

Il signa en 2001 des papiers demandant qu'il ne parle pas de ce qu'il avait
vécu dans l'église. Il était officiellement dehors...

Cette année-là, son ex-épouse travaillait sur la ligne d'assemblage
et de
réparation des électromètres, dont elle devint la contremaître.
Le nombre de
ses staffs diminua de moitié, mais on la pria de continuer à produire
autant. Elle bossait fréquemment de 8h30 jusqu'au lendemain à 2, 3 ou 4
heures du matin.

En octobre 2003, on l'appela au hall du mess de la Base, pour une séance de
confession en groupe. Wolff dut prendre le micro face à quelques centaines
de staffs, avec les supervisuers de la séance qui l'incitaient à parler, les
staffs qui se fichaient d'elle et l'enguirandaient de ne pas avoir atteint
ses cibles de production.

Pour la 4e fois au cours de ses 24 années en scienotlogie, Wolff demanda à
"router out".

L'église l'expédia dans un ranch isolé à "Happy
Valley", où les
vérifications de sécurité prirent près de quatre mois.

"Si j'avais eu assez de tripes, dit-elle, j'aurais juste pris la poudre
d'escampette, c'est tout, mais j'avais trop peur, vous savez?"

Elle confessa tout ce qu'elle put imaginer, mais l'électromètre continuait
à
indiquer qu'elle ne disait pas tout. C'était vraiment un cauchemar,
dit-elle.

On finit par lui dire "Ca y est."

Wolff signa une déclaration datée du 12 janvier 2004, où elle
s'accusait de
tout et où l'église était blanche comme neige. "Je sais que ce
que j'ai fait
viole les règles de l'église, je ne blâme personne sauf
moi-même. "

Elle reçut un "préavis" de 500 dollars et partit chez sa soeur
à Orange
County.

Sa maman, Detta Groff, explique que toute la famille retenait son souffle,
craignant qu'elle ne reparte encore. Elle raconte que sa fille en a bavé.

" Mais elle cherchait quelque chose, c'était déjà un soulagement
qu'elle
soit revenue."

Lorsque nous avons questionné la scientologie à propos du départ du
couple,
elle a dit que s'ils revenaient à chaque fois, c'était leur
décision...
l'église dit que Wolff faisait un sale boulot et qu'on l'en avait expulsée.
Elle dit que Parman exagère son importance en parlant des
célébrités pour
qui il a fait la cuisine.

Parman et Wolff nt signé des documents confessant leurs "fautes" afin que
l'église les laisse tranquilles. Ils affirment qu'ils ne seraient pas
revenus à la Sea Org si l'église n'avait pas répété ses
interventions
répétes mais jamais demandées.

"Ils font comme s'il n'y avait pas eu de pressions, explique Wolff, ils
collent un vernis sur la réalité de ce qui s'est vraiment
passé."

Parman rappelle que la première fois qu'ils étaient partis, ils
étaient
excités d'avoir commencé une vie nouvelle, et d'avoir trouvé du
travail.

"Dire qu'on serait rentrés en l'ayant décidé? Pourquoi
serions-nous partis
dans un autre état? Pourquoi avoir essayé de disparaître, alors?"
`==



Joe Childs est éditeur en chef du Times Tampa Bay: il a supervisé le travail
effectué sur la scientologie depuis 1993. Son mail: childs@sptimes.com

Thomas C. Tobin est un rédacteur du Times ayant travaillé sur la
scientologie depuis 1996. Son mail: tobin@sptimes.com.
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[Copie de la traduction interdite à l'avds and C°...]



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