Suite de la traduction, 5e partie...
Von: xenufrance (xenufrance@free.fr) [Profil]
Datum: 01.11.2009 18:34
Message-ID: <4aedc6b1$0$11878$426a74cc@news.free.fr>
Newsgroup: fr.soc.sectes
Datum: 01.11.2009 18:34
Message-ID: <4aedc6b1$0$11878$426a74cc@news.free.fr>
Newsgroup: fr.soc.sectes
LE CHEF DE LA SECURITE S'en aller présentait un second obstacle: ils partageaient une petite maison appartenant à l'église avec le couple de Gary Morehead, chef de la sécurité de 1990 à 1997: c'est lui qui dirigerait l'équipe qui les pourchasserait. Morehead a raconté avoir établi avec Rathbun un "exercice pour les blows", un plan que suivait l'église lorsque quelqu'un s'en allait sans permission, ce qui se produisait peut-être une fois par mois. L'exercice consistait à deviner quel chelin le fuyard suivrait afin de le rattraper avant qu'il ne partage les secrets avec avocats ou avec les médias. "J'étais sous pression pour les retrouver, explique Morehead en faisant allusion à ceux qui lui donnaient les ordres. Et j'avais vraiment intérêt à les retrouver, je ne vous dis que ça." Le personnel filait aux aéroports, aux arrèts de bus. Les scientologues appelaient les hotels jalonnant la voie probable qu'emprunterait le fuyard, en prétendant vérifier leur réservation. Ils appelaient les parents. L'intensité de cette chasse dépendait surtout de ce que savait le fuyard, raconte Rathbun, alors l'un des principaux lieutenants de Miscavige. Rathbun supervisait et participait aux missions de récupération des staffs. Rathbun : "Tout dépendait de la proximité de la personne avec Miscavige, de ce qu'elle savait de lui et des problèmes que pouvaient poser les informations en sa possession." Il explique que Miscavige démarrait chacune de ses journées en demandant s'il y avait eu des problèmes pendant la nuit, et si quelqu'un avait filé. "Je devais le lui raconter et soutenir l'assaut provoqué." Morehead, qui faisait ces rapports à Rathbun, décrivait les partants comme des "canons d'informations libérées" - "Il fallait qu'ils reviennent, qu'ils soient contrôlés avant qu'ils aient le temps de faire du dégât." Rathbun confirme: "je pouvais donner des ordres à autant de staffs que je voulais, mettre dix gars sur la route si utile. C'est surprenant à quel point on a réussi la plupart du temps à récupérer les fuyards avant qu'ils n'arrivent à leur destination." Lorsqu'ils ne réussissaient pas de suite, dit-il, ils continuaient, et ça pouvait durer des semaines s'il le fallait." Morehead se rappelle d'une nuit où Julie Caetano, staff Sea Org, a sauté dans le van d'un artisan, et qu'il la poursuivie dans deux voitures de la base. Morehead : "On les a suivis pendant trois heures avec des pointes à 160 à l'heure, dans les comtés de Riverside et San Bernardino, jusqu'au moment où le van a traversé un terrain cahotique." Le lendemain, ils se sont relancés à la poursuite de Caetano, qui a accepté de rentrer. L'église n'a pas répondu aux questions à propos de cet incident. Mike Rinder, l'ancien patron des services secrets scientlogues, relate que son service cherchait parfois les fuyards en utilisant leurs cartes de crédit et comptes bancaires. [NDT: le traducteur connaît le cas d'un fuyard rattrapé ainsi en pays étranger alors qu'il allait à sa banque.] Les numéros de compte provenaient de Morehead, dont les gardes ouvraient tout le courrier de la base, et notaient toutes les nouvelles informations financières personnelles. Morehead explique qu'on racontait aux staffs que leur courrier personnel devait être ouvert pour raisons de sécurité. On ne leur disait pas qu'on notait leurs infos financières. "J'avais les comptes et cartes de crédit, les numéros de sécurité sociale et renseignements de l'état civil, les numéros de téléphone etc. de tout le monde, excepté les super-super-cadres, j'avais tout ça, dit-il." L'église se servait aussi de ce qu'elle avait appris lors des séances de "conseil" (auditions) de ces fuyards, c'est ainsi qu'elle pouvait déterminer leurs faiblesses et les pressions possibles pour les faire revenir, explique-t-il. Ils utilisaient aussi les "dossiers d'éthique" relatant les transgressions, des "confessions", et de l'ensemble de ce que l'église avait obtenu sur des questionnaires remplis par les staffs, y compris tous les jobs qu'ils avaient tenus, les amis, leurs relations sexuelles. Lorsqu'elle récupérait un fuyard, l'équipe se servait parfois d'autres personnes pour influencer l'individu pour qu'il revienne. On disait à ceux qu'on récupérait qu'ils risquaient la déconnexion de leurs amis et de leur famille. On leur expliquait que le monde d'au-dehors était sans pitié, truffé de drogues, de crime et de folie... Et pour finir: "Ils mettaient leur éternité en jeu." La scientologie enseigne que les gens sont des êtres spirituels passant de vies en vies et habitant dans une suite infinie de corps. Seule l'église se dit capable de provoquer la conscience de ces choses et de l'aider à s'y retrouver. C'est là l'argument définitif utilisé par l'équipe de récupération lorsqu'elle retrouvait une cible: "Tu pars mais tu risques de perdre tout ce pourquoi tu as travaillé: ton éternité." "Comment contrôle-t-on une personne? En la menaçant de lui faire perdre ce qu'elle pense avoir de plus précieux, dit Rinder. C'est ça la prison mentale dans laquelle les gens étaient internés." L'église dit que Morehead et son équipe agissaient "sans s'inquiéter du bien-être du membre du staff en fuite." Dans le bulletin intitulé "Blows Off" daté du 31 décembre 1959, Hubbard explique que quelqu'un qui veut s'en aller a fait quelque chose de nuisible contre l'église, que cette personne le cache et que c'est ce qui la perturbe. La seule solution responsable serait alors d'aider la personne à nettoyer ses exactions. Morehead dit qu'il le croyait, quand il tentait de récupérer les gens. "Dans ma tête, la sécurité était d'abord secondaire ; mais petit à petit, on découvrait que tout était orienté vers la sécurité: on en avait rien plus à foutre, de la personne." = r[ Auf dieses Posting antworten ]
Antworten
- anti-scientologie (03.11.2009 11:43)
