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T de Jéhovah Assemblée 2009 « VEILLEZ » Drame : Ton frère était mort et il a pris v ie Journée du dimanche 2 août.

Von: Lion (user@domain.invalid) [Profil]
Datum: 03.11.2009 21:03
Message-ID: <4af08ca4$0$921$ba4acef3@news.orange.fr>
Newsgroup: fr.soc.sectes
Assemblée 2009 « VEILLEZ »
Drame : Ton frère était mort et  il a pris vie
Journée du dimanche 2 août.

« Quand Jésus était sur terre, ce quâil a
enseigné sur lâamour et le
pardon divin a attiré toutes sortes de personnalités. Parmi
elles,
beaucoup menaient une vie dissolue. Il y avait aussi des collecteurs
dâimpôts. Ces juifs au service de lâempire romain,
étaient méprisés par
le peuple parce quâils soutiraient de lâargent à leurs
compatriotes.
Dâautres personnes encore se sont intéressées
à Jésus comme les
Pharisiens, les scribes, mais eux, sâestimaient supérieurs aux
autres.
Du coup, ils murmuraient au sujet de Jésus : « Cet homme fait
bon
accueil à des pécheurs et il mange avec eux. »
Lisons la réponse que
Jésus leur adresse. Elle commence en Luc 15:4. Jésus leur
demande
dâabord : « Quel homme dâentre vous avec cent brebis, en
perdant lâune
dâelles, ne laissera pas les quatre-vingt-dix-neuf dans le désert
pour
aller après celle qui est perdue jusquâà ce quâil
la retrouve ? » Dans
cette situation, les chefs religieux agiraient exactement comme Jésus
lâexplique. Ils le savent très bien. Mais Jésus poursuit
: « Et quand il
lâa retrouvée, il la met sur ses épaules et se
réjouit. Et quand il
revient chez lui, il convoque ses amis et ses voisins pour leur dire : â
Réjouissez-vous avec moi, parce que jâai trouvé ma
brebis qui était
perdue. »
Jésus ne sâarrête pas là. Il tire une
leçon : « Je vous dis que câest
ainsi quâil y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui
se
repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui nâont pas besoin de
repentance. »
La leçon ? Lorsque nous nous repentons de nos
péchés, nous réjouissons
Jéhovah en personne.
Jésus prend ensuite un autre exemple. Il demande : «âOu
bien quelle
femme avec dix drachmes, si elle perd une drachme, nâallume une lampe et
ne balaie sa maison et ne cherche avec soin jusquâà ce
quâelle la
retrouve ? Et quand elle lâa trouvée, elle convoque ses amies et
[ses]
voisines, en disant : âRéjouissez-vous avec moi, parce que
jâai trouvé
la drachme que jâavais perdue.â Câest ainsi, je vous le dis,
quâil y a
de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.
»
Que nous enseignent ces deux exemples ? Une vérité toute simple
: si
Jéhovah et les anges se réjouissent quand un
pécheur se repent, nous
devrions certainement en faire autant !
Mais les pharisiens et les scribes ont-ils compris cette leçon ?
Apparemment non, puisque Jésus va maintenant raconter une parabole qui a
fait le tour du monde. Il sâagit de lâhistoire du fils prodigue. Elle
commence au verset 11 de Luc au chapitre 15. Ouvrons notre Bible sur ce
passage.
Nous allons entendre une reconstitution sonore de ce récit. Tout en
suivant la lecture, efforcez-vous de vous représenter ce qui se passe.
Faites marcher votre imagination. Ajoutez dâailleurs des détails,
créez
des décors. Mettez-vous dans la peau des personnages. Que peuvent-ils
bien penser et ressentir ? Est-ce que vous êtes prêts ? Ecoutons
!

MUSIQUE

(On entend pendant la scène le grognement des porcs et
lâévocation de
fête lorsque le père reçoit son fils cadet)
Lecture du chapitre 15 : 11 à 15
« Puis il dit : âUn certain homme avait deux fils. Et le plus jeune
dâentre eux a dit à son père : âPère,
donne-moi la part du bien qui me
revient.â Alors le père leur a partagé ses moyens
dâexistence. Plus
tard, peu de jours après, le plus jeune fils a tout ramassé et il
est
parti pour un pays lointain ; et là il a dissipé son bien en
menant une
vie de débauche. Quand il a eu tout dépensé, une
dure famine est
survenue dans ce pays, et il a commencé à être dans
le besoin. Il est
même allé sâattacher à lâun des
citoyens de ce pays, et [lâhomme] lâa
envoyé dans ses champs pour garder les porcs. Et il désirait se
rassasier des gousses du caroubier que mangeaient les porcs, et personne
ne lui donnait [quoi que ce soit].âQuand il est revenu à la raison,
il a
dit : âCombien de salariés de mon père ont du pain en
abondance, tandis
que moi ici je suis en train de périr de faim ! Je vais me lever, et
faire route vers mon père, et lui dire : âPère,
jâai péché contre le
ciel et contre toi. Je ne suis plus digne dâêtre appelé
ton fils. Fais
de moi comme lâun de tes salariés.ââ Il sâest
donc levé et il est allé
vers son père. Tandis quâil était encore à
une bonne distance, son père
lâa aperçu et a été pris de
pitié, et il a couru se jeter à son cou et
lâa embrassé tendrement. Le fils lui a alors dit :
âPère, jâai péché
contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne dâêtre
appelé ton
fils. Fais de moi comme lâun de tes salariés.â Mais le
père a dit à ses
esclaves : âVite, apportez une longue robe, la meilleure, et
revêtez-lâen, et mettez un anneau à sa main et des
sandales à ses pieds.
Et amenez le jeune taureau engraissé, tuez-le, mangeons et donnons-nous
du bon temps, parce que mon fils que voilà était mort et il a
repris vie
; il était perdu et il est retrouvé.â Et ils ont
commencé à se donner du
bon temps. âOr son fils aîné était aux
champs ; et, comme il revenait et
approchait de la maison, il a entendu un concert de musique et des
danses. Il a alors appelé à lui un des serviteurs et a
demandé ce que
cela signifiait. Celui-ci lui a dit : âTon frère est venu, et ton
père a
tué le jeune taureau engraissé, parce quâil lâa
retrouvé en bonne
santé.â Mais il sâest mis en colère, et il
refusait dâentrer. Alors son
père est sorti et sâest mis à le supplier. En
réponse il a dit à son
père : âVoilà tant dâannées que je
travaille pour toi comme un esclave
et pas une seule fois je nâai transgressé ton commandement, et
à moi
pourtant, pas une seule fois tu nâas donné un chevreau, pour
mâoffrir du
bon temps avec mes amis. Mais dès quâest arrivé ton fils
que voilà, lui
qui a dévoré tes moyens dâexistence avec des
prostituées, pour lui tu as
tué le jeune taureau engraissé. Alors il lui a dit :
â[Mon] enfant, toi,
tu as toujours été avec moi, et tout ce qui est à
moi est à toi ; mais
il fallait bien se donner du bon temps et se réjouir, parce que ton
frère que voilà était mort et il a pris vie ; il
était perdu et il est
retrouvé.ââ »

Cette famille a-t-elle réellement existée ? Probablement non !
Mais
Jésus avait dâautres ressources pour imaginer une telle parabole. Il
comprenait parfaitement la nature humaine et il connaissait profondément
les qualités de son père, notamment sa miséricorde
et son pardon.
Cette parabole nous en apprend donc beaucoup sur lâamour paternel de
Jéhovah et sur son désir de pardonner le pécheur
repentant. Elle
contient vraiment de nombreuses leçons qui sont utiles aux familles et
aux congrégations lorsquâun de leurs membres qui sâest
détourné de
Jéhovah désire revenir à lui. Dans cette parabole,
tant le plus jeune
fils que lâaîné avaient des leçons
importantes à apprendre.
Mais pourrait-il y avoir un pendant moderne de cette histoire ?
Regardons ce qui va suivre.
MUSIQUE

ï· Samuel !
ï· Faut que jây aille papa !
ï· Samuel, une minute sâil te plait ? Je nâcomprends pas
pourquoi tu ne
veux plus travailler avec moi. Ãa tâgêne de travailler avec
ton frère et
moi ?
ï· Câest pas que jâaime pas travailler pour toi, papa !
Câest simplement
que jâvoudrais essayer de mâdébrouiller tout seul, juste
pendant
quelques temps !
ï· Mais Samuel, tous ces objectifs que tu tâétais
fixés lâannée dernière ?
ï· Quels objectifs ?
ï· Ben, tu nous as dit, à ta mère et moi,
quâaprès avoir eu ton diplôme,
tu voulais travailler à temps partiel et être pionnier ?
ï· Ah ! Ces objectifs là !
ï· Tu nous as bien parlé de câla ? Tu sais, y a rien de
mal à ce que tu
travailles pour quelquâun dâautre fiston, mais est-ce que tes horaires
te permettront dâêtre pionnier ? Si tu restes avec moi,
ça nâposera pas
de problèmes !
ï· Oui, câest vrai, jâavais dit ça, mais
maintenant, les choses ont changé.
ï· Changé ? Comment ça ?
ï· Jâai changé !
ï· C'est-à-dire ?
ï· Jâai changé, je nâvois plus les choses
pareilles !
ï· Soupir léger du père
ï· Je ne sais plus trop quoi penser, je ne suis pas sûr de ce
que jâveux.
Lâannée scolaire a été raide.
Jâveux juste me reposer un peu et pas trop
mâen demander pendant quelques temps. Pas longtemps, papa
jâtâassure⦠En
plus, jâai déjà un autre travail.
ï· Un autre travail ? Déjà !
Intervention du frère aîné (Jo) : et tu vas faire
quoi ?
ï· Jimmy mâa trouvé un boulot de programmeur dans son
entreprise.
ï· Jo : Jimmy ? Alors là, faut tâattendre au pire !
ï· Le père : Samuel ça
mâinquiète beaucoup ! Pourquoi tu mâen as pas
parlé ?
ï· Jo : Sam, tous les frères savent que, spirituellement, Jimmy
câest pas
une flèche ! Il passe son temps à regarder des films et
à jouer à des
jeux vidéo !
ï· Nâimporte quoi ! Des films et des jeux vidéo !
Câest tout ce que tu
trouves à lui reprocher ? Il a quand même le droit de se
détendre non ?
ï· Le père : bon peu importe ! Par contre, je crois que ce
travail câest
vraiment pas une bonne idée !
ï· Câest simplement une histoire de quelques mois. Câest pas
pour
lâargent ! Câest pour moi ! Jâveux juste me prendre un peu en
mains,
voler de mes propres ailes quoi !
ï· Ben, jâpourrais te confier des chantiers où tu seras
ton propre patron !
ï· Papa ! Arrête ! Tu mâtraites comme si jâavais
quitté la vérité ! Jâen
suis pas là !
ï· Jânâai pas dit çaâ¦
ï· Nâaies pas peur ! Je nâvais pas mâattirer
dâennuis, tout ce que je
veux, câest un peu de liberté !
ï· (Légers soupirs du père)
ï· Tu comprends ? Avant que tout devienne sérieux dans la vie !
Fais-moi
confiance papa, juste une fois ! Sâil te plait !
ï· Samuel, on en a déjà parlé. Tu es
assez grand pour prendre tes
décisions. Mais nâoublie pas : qui dit décisions dit
conséquences,
bonnes ou mauvaises !
ï· Je saisâ¦
ï· Et tout ce quâon fait, câquâon dit ou tout ce
quâon pense là, Jéhovah
le sait !
ï· Câque jâveux, câest un peu de
liberté, câest tout !
ï· Jo : mais Sam, quelle genre de liberté tu cherches ? La
liberté
absolue ça nâexiste pas !
ï· Le père : Tu as raison  Samuel ! On dépend tous
de quelquâun ou de
quelque chose. Câqui fait quâon a tous des responsabilités,
il faut
lâaccepter !
ï· Je sais papa, je saisâ¦
ï· Le père : tâes un bon garçon, je serais
malade de te voir gâcher toute
ta formation spirituelle.
ï· Câest là quâtu tâtrompes papa !
Jâsuis plus un petit garçon !
ï· Je voudrais sincèrement que tu continues à
travailler avec moi.
ï· Ne tâinquiète papa, jâserai prudent,
jâai pas lâintention de te décevoir !
ï· Bon ! Jâespère que tu dis vrai, mais franchement, tout
cela ne me dit
rien qui vaille !
ï· Je ne vais pas te décevoir papa !
ï· Il faut que vous compreniez une chose tous les deux : tout câque
je
veux, câest votre bonheur ! Vous représentez tout pour
moiâ¦
ï· Papa sâil te plait⦠Ah ! Bonjour maman !
Quâest-ce que tu penses de
mes nouvelles chaussures ?
ï· La maman : euhâ¦elles ont lâair pas mal !
ï· Merci, allez faut quâje file ! Bonne journée tout le
monde ! A ce
soir, jâserai rentré avant la réunion.
ï· Bon ! Faudrait quâon y aille nous aussi !
ï· Jo : Je lâsens très mal ce nouveau travail deux
semaines avec Jimmy !
ï· Pourquoi ?
ï· Tu sais comment certains frères lâappellent ?
« Jimmy les ennuis » !
Jâcrois pas un mot de quâil raconte ! Et à mon avis,
câest pas une bonne
compagnie pour Samuel !
ï· Le père : Jo, ton frère a un bon fond, mais
jâ te lâaccorde, il a
encore du chemin à faire.
ï· Jo : en fait, ce que jâvoudrais pas, câest
quâtâaies de mauvaises
surprises.
ï· Ta mère et moi, câest pas ce quâon veut non
plus⦠Mais chacun doit tôt
ou tard prendre ses décisions. Samuel finira bien par comprendre
quâil
faut aussi les assumer. On doit continuer à lâaider.
ï· Pff ! Ãa fait des années que je lâaide !
ï· Je sais et câest très bien ce que tu fais. Bon ! On
ferait bien dây
aller, on nâcommencera pas avant midi sinon.
ï· OK ! Jâprends les outils.
ï· La maman : Philippe, je mâfais beaucoup de soucis pour Samuel ! Et
si
Jonathan avait raison à propos de Jimmy ?
ï· Quâest ce que tu veux dire ?
ï· Quand un jeune a des problèmes, câest presque toujours
à cause de
mauvaises fréquentations. Du coup, jâai peur que Samuel commence
à
sâéloigner de la vérité !
ï· Samuel a un cÅur bon. Et puis, il nâa pas tort, ce
nâest plus un pâtit
garçon. Maintenant, savoir sâil est spirituellement
mûr, câest une autre
histoire ! Comment est-ce quâil va réagir aux attraits du monde ?
Seul
le temps nous le dira. Il va devoir faire un choix.
ï· Je mâdemande souvent si on a fait tout ce quâil fallait
pour les
enfants ? A ton avis Philippe ?
ï· On a fait tout ce quâon pouvait depuis leur naissance !
ï· Je mâinquiète tellement ! Des fois⦠je
nâsais plusâ¦
ï· Marie, on ne peut pas savoir ce quâun enfant deviendra ! A un
moment
donné, chacun doit répondre de ses actes devant
Jéhovah ! A partir de
maintenant, Samuel doit montrer câquâil a dans le
cÅurâ¦
ï· Câest bien ce qui mâfait peur !
MUSIQUE
ï· Jimmy : alors ?
ï· Alors quoi ?
ï· Allez ! Quâest-ce quâil a dit ?
ï· Ah ! Pas grand-chose : que Jéhovah voit tout et quâon
doit tous lui
rendre des comptes.
ï· Ouais, câest ça ! Allez, toujours le
même blabla ! Et quoi dâautre ?
ï· Câest tout !
ï· Câest tout ?
ï· Ouais câest tout !
ï· Trop fort ! ouah câest trop là alors !
ï· Ouais câest bon, je vais bosser avec toi !
ï· Ouah ! Excellent ! Bon écoute, jâai un plan : on
bosse ensemble et on
met un peu dâargent de côté pendant, allez euh, six
mois et puis on
sâtire dâici ! Jâai mon cousin Damien, il a un appart en ville, on
pourra sây installer jusquâà quâon trouve quelque
chose dâautre. Alors,
tâen dis quoi ?
ï· Ben ça me paraitâ¦
ï· Et câest pas tout ! Eh ! Jâai un projet pour un nouveau
jeu vidéo, un
truc hallucinant qui va scotcher tout le monde ! Et toi tu seras dans ce
coup là !
ï· Benâ¦
ï· Attends, câest pas du bluff hein, sérieux !
Jâsuis en ligne 24 heures
sur 24 ! Eh ! Jâfais pas que jouer ! Jâétudie les jeux ! En
programmant
des jeux, on peut se faire un paquet dâargent ! Alors, ça
tâbranche ?
ï· Ah ouais, câest sûr !
ï· Ben, pourquoi tu fais cette tête ? Tu verras dans quelques
mois, nos
jeux on va se les arracher ! Les clients nous appelleront du monde
entier pour les avoir ! Ben quoi, quâest-ce quâil y a, tâas pas
confiance ? Combien de fois il faut que jâte lâdise : « faut
pas tâen
faire, câest Jimmy qui gère ? »
ï· Câest vrai, quâtâas tout prévu !
ï· Il faut bien une tête dans lâéquipe,
sinon on va pas aller très loin
hein ? Allez, viens, faut que je tâprésente Michaël !
ï· Câest qui Mickaël ?
ï· Hé ! Tâas quâà mâsuivre
et tu vas vite le savoir ! Câest le gentil
monsieur qui va te payerâ¦
MUSIQUE

ï· Mickaël le directeur : bonjour ! Je suis le directeur, mais
appelez-moi Mickaël, je peux vous appeler Sam ?
ï· Oui, pas de problème !
ï· Derrière cet air sympathique, jâespère
quâil y a⦠un battant,
quelquâun qui en veut ? Enfin, vous voyez ce que je veux dire ?
ï· Oui, oui mâsieur !
ï· Donc, voyons ça ! Vous sortez tout juste de
lâécole. Pas beaucoup
dâexpérience. Dâaccord ! Alors, quels sont vos objectifs ?
ï· Euh⦠jânâai pas encore vraiment
décidéâ¦
ï· Votre ami Jimmy nous a dit beaucoup de bien de vous et il est
très
apprécié ici. Il fait tout ce quâon lui demande, peu
importe les
horaires. Vous allez faire pareil ?
ï· Jâtravaille dur !
ï· Peu importe les horaires ?
ï· Oui ! Euh exceptés le jeudi et le dimanche.
ï· Et pourquoi ?
ï· Parce que jâai des réunions ces soir-là
!
ï· Et quel genre de réunion ?
ï· Mickaël sâadressant à Jimmy : Jimmy,
câest ces réunions que vous
mâavez parlées quand je vous ai engagé ?
ï· Jimmy : ouais ! Vous vous en souvenez ?
ï· Ouais des réunions religieuses, câest ça
? Jâai compris, ouais ouais
câest bon ! Mais le week-end, vous travaillerez quand même soit le
samedi soit le dimanche ou au moins une partie du dimanche. Ãa vous va ?
ï· Ben oui !
ï· Bon, écoutez ! Ãa ne pose aucun problème
à Jimmy, il dit que sâil rate
une réunion à son Eglise, il peut la rattraper ailleurs. Vous
pourrez
peut être faire comme lui ? Enfin, débrouillez-vous pour que
ça
interfère pas avec le travail ! Bon ! Ecoutez câest bon Sam ! Alors
à
demain 7 heures ! Jâai hâte de voir si vous êtes de la
même trempe que
Jimmy. Jimmy, faites donc visiter et puis présentez lui Alex.
ï· Allez, viens ! Je vais tâprésenter à mes
potes.
ï· Comment tu peux déjà avoir des potes ?
Ãa fait quâtrois semaines que
tâes là ?
ï· Euh⦠on va dire que⦠câest mon
naturel sociable !
ï· Sociable ? Câest-à-dire ?
ï· Allez ! Je vais te présenter à Eric [audible],
et là bas, yâa Wilfried
et Florian, les programmeurs. Ils vont te plaire : jâai lâimpression
quâils font du non stop ici. Et il y a les filles des bureaux aussi :
Manon, Priscille, Chloé et il faut absolument que tu rencontres Vanessa.
ï· Et pourquoi ?
ï· Tâinquiète ! En fait, câest
plutôt elle qui veut târencontrer !
ï· Sinon, tâas vraiment dit au patron que si tu rates une
réunion tu peux
la rattraper ailleurs ?
ï· Ouais ! Câest quoi le problème ?
ï· Pff ! Faut pas lui dire ça ! Sâil pense que les
réunions sont pas
importantes, il peut nous faire travailler nâimporte quand !
ï· Et alors ? Relax ! Câest pas super grave ! En plus pff !
Jâai manqué
quoi ? Deux ou trois réunions ! Hé oh ! Atterris un peu !
ï· Raconte pas dâhistoire à moi ! Jâsais
très bien quand tâes là et quand
tâes pas là !
ï· Jâai le contrôle. Tâas bien vu comment ils
mâapprécient ici ? Alors
tâinquiète ! Câest Jimmy qui gère ! Et
puis⦠Eh ! Les voilà ! Salut
Chloé ! Vanessa, jâte présente mon pote Sam !
ï· Salut les gars ! Câest donc toi Sam ?
ï· Salut Vanessa, salut Chloé !
ï· Sam et moi on sâconnait depuis quâon est haut comme
ça ! Câest comme
si on était frères !
ï· Vraiment ?
ï· Vanessa,  peux-tu préciser à Monsieur quelles
sont tes fonctions dans
cette entreprise ?
ï· Moi, pff ! Jâmâoccupe â¦
ï· Ah ouais ça câest un truc dans
lâéquipe. Devant le patron, on dit
toujours quâon est débordés ! Mais en fait, entre nous,
on sâoccupe
quoi. Allez sérieux, quâest-ce que tu fais ici ?
ï· Pff ! De la paperasse, tout ce quâil y a de plus passionnant !
Alors,
tu commences quand Sam ?
ï· Demain matin à 7 heures.
ï· Cool, vivement demain !
ï· Jâimagine⦠allez Sam, faisons un tour
derrière.
ï· Eh ! Jimmy, ouah où tâes allé le
chercher ? Il est trop mignon !
ï· Quâest-ce que je tâavais dit ? Un pâtit coup de
charme et il va te
tomber tout cuit dans les bras !
MUSIQUE

ï· Jo : Eh ! Sam, tu rentres du travail là ?
ï· Ouais, jâai dû faire des heures sup.
ï· Ouah ! Si tard !
ï· Fallait quâon finisse un projet, il y a un cadre dâune
grosse
entreprise qui vient demain. Désolé, je nâvoulais pas te
réveiller !
ï· En fait, jâtâattendais, je mâsuis endormi. Alors,
ça fait un mois
maintenant ! Comment ça se passe ton nouveau boulot ?
ï· Bien, rien à signalerâ¦
ï· Câest pas exactement ce que tu imaginais hein ? Pourquoi tu
démissionnes pas ? Viens travailler avec papa et moi, câest pas
lâtravail qui manque ! Et tâas même pas besoin de poser de
candidature,
tâes déjà bien vu par le patron !
ï· Non câest bon !
ï· Vraiment jâte comprends pas. On dirait que tu fais
exprès de nous
snober : tu passes toutes tes journées à bosser avec une bande
dâexcités, alors que tâas tout ce quâil faut
à la maison ! Même le
salaire est meilleur ici !
ï· Comment tu sais ce que jâgagne ?
ï· Mais quâest-ce quâils tâfont miroiter ? A moins
que ce soit une fille
? Quâest-ce-que « Jimmy les ennuis » tâas mis
dans la tête ? Ecoute-moi
bien Samuel, câest un gamin qui cherche les problèmes et il va les
trouver ! Bientôt vous serez tous les deux dans
lâpétrin jusquâau cou !
ï· Tâes vraiment pas tendre avec lui ? Jâcomprends pas :
quâest-ce-que tu
lui trouves ? Jimmy est mon ami ! On sâconnait depuis quâon a 5 ans !
ï· Ben tu sais quoi ? Jâai jamais aimé
câgars-là !
ï· Câgars-là, comme tu dis, est baptisé,
câest un frère ! Tâas toujours
été jaloux de lui !
ï· Jaloux ? Mais quâest-ce-que tu racontes ? Jâvois pas de
quoi
jâpourrais être jaloux ? Jimmy jâle sens pas ! Point barre !
Jimmy il
profite de la vie !
ï· Et tâes jaloux parce quâil sâest fait des amis
avec tout le monde ! Il
a toujours eu la cote avec les frères. Si certains ne lâaiment pas
aujourdâhui, câest uniquement parce que des gens comme toi lui cassent
du sucre sur le dos !
ï· Parce quâon mâaime pas moi en fait ? Câest ce que
tu veux dire ?
ï· On te trouve barbant, tâes trop coincé, trop
sérieux, et tellement «
Monsieur juge tout le monde » ! On dirait que tâes là
à attendre à ce
que je fasse une bourde !
ï· Non mais ! Tu disjonctes complètement ! Jâsuis pas
comme ça moi ! Tu
sais rien de moi ! De ce que jâai fait pour toi ! Pff ! toutes les fois
que jâmâsuis mouillé pour tâéviter
dâêtre puni !
ï· Câest ça, prends-toi pour mon ange gardien pendant
quâtu y es !
ï· Jâessaie de suivre la route resserrée pendant que toi
tu cours à
droite et à gauche et que tu tâla joues !
ï· Ben, jâvais te dire : tâes jaloux de Sam !
ï· Pff ! Ãa va pas non ?
ï· Ah ! Mais si, câest ça ton problème !
Tâes jaloux de moi, jaloux de
mon indépendance ! Tâas peur que je fasse un pas de trop dans le
monde,
tâas peur que jâdécouvre des trucs cools, parce quâen
fait, tu rêves de
faire pareil !
ï· Vas-y, tu peux dire tout ce que tu veux ! Jâessaie juste de
tâprotéger
comme si jâavais rien de mieux à faire !
ï· Personne tâa demandé dârégenter
ma vie ! Câest toi qui tâcrois investi
dâune mission !
ï· Nâimporte quoi !
ï· Nâimporte quoi ? Alors, pourquoi tu
mâdétestes ?
ï· Jâte déteste pas !
ï· Arrête un peu ! Ãa se lit sur ta figure !
Tâes toujours en train dâme
juger ! Tu sais ce que je veux dans la vie ? Faire ce qui est droit aux
yeux de Jéhovah !
ï· Bien sûr⦠et jâaimerais que papa
tâentende !
ï· Comme si tu tâintéressais à moi ? !
ï· Et je lâai dit à papa : si tu tâen vas dans
le monde, ce sera
uniquement de ta faute ! Ãa fait des années que tu en as envie,
jâpeux
pas tâen empêcher, papa non plus et tu sais quoi ? Même
Jéhovah ne tâen
empêchera pas, parce que câest ta décision !
ï· Exact ! Câest ma décision !
ï· Toi et ton espèce de copain bon à rien, vous vous
enfoncerez dans ce
fichu monde et personne ne viendra vous en tirer ! Et quâest-ce-que vous
ferez à ce moment-là ?
ï· Jâte signale que moi et mon espèce de copain
« bon à rien », on va
sâenfoncer nulle part ! On sait très bien câquâon fait
et on a besoin de
personne !
ï· Tu crois ça ? Allez câest bon ! Tiens
prends-là et dégage ! Continue
ton délire !
ï· Câest quoi ça ?
ï· Ta carte bancaire ! Celle du compte que tâes en train de vider
gentiment !
ï· Mais câest mon argent ! Tâavais pas le droit !
ï· Câest lâargent de papa ! Quand il a ouvert ce compte il y
a des
années, câétait pour que tu sois pionnier !
ï· Tu veux bien me dire ce que tu faisais avec ma carte bancaire ?
ï· Jâlâai trouvée par terre dans la salle de
bains !
ï· Jâai dû la laisser tomber. Mais tâavais pas
le droit !
ï· Ãa suffit ! Jâsuis claqué, faut que
jâme lève et que jâtravaille moi bon !
ï· Eh ! Quoi ? Moi aussi jâtravaille !
ï· Câest ça ! Comme si créer des jeux
vidéos violents câétait du travail
? Tu mâfais trop rire ! Je vais mâcoucher !
ï· Et tu tâdis mon frère ? Quâest-ce-que tu vas
mâfaire la prochaine fois
? Mâemmener dans un champ pour mâtuer ? Espèce de
Caïn !

MUSIQUE

ï· La fille : tu sais ce que jâaime chez toi ?
ï· Sam : euh⦠non, quoi ?
ï· Tâes différend !
ï· Ah ouais ?
ï· Câest clair ! Câest pas comme dâautres gars que
jâai rencontrés avant
! Toi tâas des principes et tu mâtraites correctement. Tâes
vraiment
unique en ton genre !
ï· Embarras de Sam
ï· Sérieux ! Alors, dis-moi câest quoi ?
ï· Sais pas quoi tâdireâ¦
ï· Tu sais quâtâes incroyable !
ï· Ah bon ! Mais comment ça ?
ï· Tu tu mâdragues pas, tâes juste nature, et aussi
jâtai jamais entendu
dire de gros mots, mâregarde pas comme ça, je suis
sincère ! Câest
chouette dâêtre avec quelquâun comme toi ! Alors, dis-moi,
comment ça se
fait que tâes si différend ?
ï· Ben sais pas !
ï· Sérieux tu sais pas ? Tâes jamais grossier et tu sais
pas pourquoi ?
ï· Non je tâassure, câest peut-être parce que
jâai une éducation chrétienne ?
ï· Ah ouais ben moi aussi ! Nâempêche que jâai
tout le temps ma mère sur
lâdos à cause de mon langage
ï· Jâtâai jamais entendu dire de gros mots !
ï· Pour la bonne raison que tâen dis pas ! Ãa servirait
à quoi ? Jâai pas
besoin dâtâimpressionner ! Et puis quelque chose me dit que je
tâai déjà
fait craquer ! A moins que tu fasses du cinéma ?
ï· Non, jâsuis pas très bon acteur. Jâsais pas
quoi tâdire ! Jâaime la
vie et jâveux bien mâcomporter et jâvoudrais pas te faire de peine
!
ï· Tâes bien Témoin de Jéhovah ?
ï· Ouais, je suis Témoin de Jéhovah !
ï· Et⦠à mi-temps ou à plein temps ?
ï· Quâest-ce-que tu veux dire ?
ï· Ben, Jimmy aussi il est Témoin non ? Mais pour lui, y a pas
photo !
Câest quand ça lâarrange ! Tu sais, tu lâas
observé ici, ben câest pas
un ange ! Bon dâaccord, câest un bosseur mais personne ne croit
à son
pâtit jeu ici !
ï· Ben jâose espérer que je suis Témoin
à plein temps !
ï· Il faudrait quâun jour tu mâparles de vos croyances !
Tiens regarde
qui arrive ?
ï· Jimmy : Hé ! Jâte lâprends 30 secondes !
ï· Pas de problème, je file, jâsuis
débordée, à plus !
ï· Quâest-ce qui se passe ?
ï· Eh ! Il faut que jâte dise la bonne nouvelle : tu te rappelles, je
tâavais parlé de mon cousin Damien ?
ï· Ouais !
ï· Il loue un appart pour un loyer de rien de tout et son locataire vient
dâdéménager ! Câest lâoccasion
rêvée, tout marche ! Impec ! Câest un signe !
ï· On serait vraiment trop nuls de laisser passer ça ! Ben eh !
Quâest-ce
qui se passe ? Quâest-ce que tâas ? Câest ton père qui
tâa cuisiné ? Ou
les anciens ?
ï· Les anciens, câest pas lâproblème ! Bon, ils
nâarrêtent pas de venir
me voir et ça mâembête un peu, mais jâles oublie
vite, par contre Jonathanâ¦
ï· Ton frère ? Quâest-ce quâil te veut
celui-là ? Franchement, il est dur
! Et plus moralisateur que lui tu meurs ! Sérieux !
ï· Câest câque jâlui dis !
ï· Câest pour ça que jâte
répète sans arrêt quâil faut que tu
tâen ailles
de chez toi ! Câest pas lui qui changera !
ï· Jâsais même pas ce quâil veut !
ï· Je vais te le dire moi : il veut que tu sois rongé par un
sentiment de
culpabilité ! Il a toujours été comme
ça ! Il sâcroit meilleur que nous
! Il sâimagine quâil doit nous avoir à lâÅil !
On nâest quand même plus
des gamins, câest vrai ça ! Câest pas nous qui avons un
problème, câest
lui ! Ton frère ne sait pas vivre ! Servir Jéhovah : OK y a rien
de mal
à ça ! Mais quâon nâaille pas dire aux autres
quâils ne valent rien ou
que le monde ne vaut rien ! Câest à chacun de rendre le monde
meilleur !
ï· Ouais, on sait que la fin approche !
ï· Sam ! Câest câquâon nous dit depuis des
années, câest pas la première
fois que les gens sâimaginent que câest la fin du monde ! Et alors ? Eh
! On est toujours là !
ï· Mais Jésus a dit de veiller, on peut pas douter que la fin
viendra ?
ï· Oui, câest vrai, mais qui sait quand ? En attendant, tout
ça
mâempêchera pas de vivre ma vie à fond. Bon, eh, tout en
étant quelquâun
de bien, hein ?
ï· Pff ! Après tout tâas raison !
ï· Evidemment, je suis ton ami, tu peux mâcroire ! Ton
frère, lui, tout
ce quâil voudrait câest que tu tâsentes coupable. Si tu veux mon
avis,
je crois quâil me déteste ! Ecoute, jâcrois que tu
tây prends pas comme
il faut ! Je sais que ça nâemballe pas tes parents que tu bosses ici,
alors tâas quâune chose à faire : ne les contredis jamais !
Câest comme
ça que je mây prends avec les miens et ça se passe
très bien !
ï· C'est-à-dire ?
ï· Câest simple : à chaque fois quâon te parle,
surtout tu dis oui ! Et
tu fais toujours celui qui est dâaccord ! Et après tu fais
câqui tâplaît
! De toute façon, on sera bientôt loin dâici. En
attendant, réponds-leur
ce quâils veulent entendre ! Alors, tâes dans le coup ou pas ?
ï· OK, jâsuis dans le coup !
ï· Excellent ! Bon, tout ce quâil nous faut maintenant câest
dâlâargent !
ï· Eh ben, si câest tout ce quâil nous faut, ( Sam prend sa
carte et la
claque sur le revers de sa main) quâest-ce quâon attend ?
ï· Pas de blagues ! Et tâas de lâargent dâsus ?
ï· Quelle question ! fais-moi confiance !
ï· Jâhallucine ! Tâes incroyable !
ï· Câest ce que dit Vanessa aussi,
ï· Ce type est incroyable !
ï· Vanessa : je sais !
ï· Jimmy : pourquoi tu mâen as pas parlé ?
ï· Jâallais le faire ! Jâattendais juste le bon moment !
ï· Tu te rends compte quâon touche au but grâce
à toi ? Eh ! Faut pas
sâen faire câest Sam qui gère !
ï· Le patron : Vanessa quâest-ce que vous faites ?
ï· Vanessa : Je suis débordée !
ï· Le patron : Samuel, Jimmy, quâest-ce que vous fabriquez tous les
deux
? Allez au boulot ! Au fait, je veux que votre projet soit terminé ce
soir, quitte à faire des heures sup !
ï· Sam : pas ce soir Mickaël, jâai réunion
!
ï· Le patron : câest même pas la peine dâessayer
Samuel ! Pas plus
aujourdâhui quâun autre jour. Vous me finirez ce projet même
si vous
devez y passer la nuit ! OK ?
ï· Sam : comment je vais faire ? Jâai un exposé
à lâécole ce soir ?
ï· Jimmy : Bah ! Fais comme si tâavais pas reçu la
feuille ! Ou alors,
rappelle ton père et demande-lui de târemplacer. Il le fera pour toi !
ï· Je suis sûr que non ! Il tient à ce que je le
donne, ça fait un bail
que je nâen ai pas fait !
ï· Ecoute, imagine quâil y a pas plus sympa que ton père
sur terre. Allez
tiens, prends-le dans le sens du poil ! Supplie-le sâil le faut ! Câest
ton père ! Un père fait nâimporte quoi pour ses enfants !
Moi, je mène
le mien par le bout du nez !

Bruit de numéro de téléphone que Sam doit composer

ï· Papa, jâaurais un immense service à te demander !

MUSIQUE

ï· Chloé : Et, attendez ! Jâveux en avoir
lâcÅur net avant quâon y aille.
Vous êtes tous les deux Témoins de Jéhovah ?
ï· Mais jâte lâai dit !
ï· Jây crois pas !
ï· Vous ! Témoins de Jéhovah ? Non mais
câest pas possible là !
ï· Jimmy : et pourquoi ?
ï· Il y avait une fille qui était Témoin dans mon
écoleâ¦
ï· Ouais et alors ?
ï· Ben déjà, les Témoins de
Jéhovah ils fument pas ! Ah ! Jâavais raison
alors ? Toi tâes Témoin de Jéhovah quand ça
te chante !
ï· Sam : et, mais quâest-ce que tu racontes là ? Tu
fumes Jimmy ?
ï· Jimmy : Ah ! Tâoccupe !
ï· Ensuite, cette fille mâa dit quâles Témoins
de Jéhovah ne fréquentent
que des Témoins. Alors, quâest-ce que vous faites avec nous ?
ï· Jimmy : ah, ben câest très simple mesdemoiselles !
Câest pour⦠vous
éduquer un peu, vous montrezâ¦. à quoi ressemblent
de vrais gentlemen !
ï· Ouais ! Ãa se dit sérieux, laisse tomber ! Ecoute
peut-être quâon
devrait y aller rien que nous deux !
ï· Ben non ! Vous nâallez pas nous planter là ! On
apprend tout juste à
se connaitre ! Et puis, eh ! Vous nâsavez rien de nous !
ï· Bon, dâaccord ! Mais, jâveux quand même
savoir un truc pour voir si
Mélanie mâa dit la vérité !
ï· Câest qui Mélanie ?
ï· La fille Témoin de Jéhovah ! Elle
mâavait dit bon, quâest-ce qui se
passe si quelquâun fait quelque chose quâil ne doit pas faire ?
ï· Comme quoi ?
ï· Ben, tu te fais prendre en train de fumer, ou alors, tu couches avec
une fille, parce que ça je sais que câest interdit. Dans ce cas,
quâest-ce qui tâarrive ?
ï· Ouais bon, ben, tâas des ennuis, tu tâfais sermonner un
bon coup mais
tu dis que tâes désolé et la vie continue quoi !
ï· Câest tout ?
ï· Ouais !
ï· Sam : câest un peu plus compliqué
quâça en fait ! Si tâes pas
repentant, tâes excommunié !
ï· Excommunié ? Mais ça veut dire quoi
ça ?
ï· On vient tâparler et si tu regrettes pas ce que tâas fait
et que tu
nâchanges pas dâattitude, alors il y a plus dâautre solution :
tâes
excommunié !
ï· Et, et du coup les autres Témoins te fréquentent
plus ?
ï· En quelque sorte.
ï· Jâtrouve ça ignoble !
ï· Jimmy : ouais ben moi aussi !
ï· Sam : Oui, mais câest dans une bonne intention, câest dans
lâespoir
que tu târepentes et que tu tâmettes en règle avec Dieu !
Ensuite, tu
peux revenirâ¦
ï· Parce quâil y en a qui reviennent après avoir
été traité comme ça ?
ï· Câest quâil y a pas de meilleur endroit tu sais ?
ï· Bon, maintenant tu dis à personne câque tu fais,
personne nâest au
courant ?
ï· Jimmy : Ouais exactement !
ï· Sam : ça suffit ! On change de sujet ! Quâest-ce
quâon fait ? On se
bouge ?
ï· On a encore le temps pour un ciné, ça vous
branche ?
ï· Ah ! Enfin, une parole intelligente !
ï· Allez ! On y va Vanessa !
ï· Jimmy : Eh ! Quâest-ce qui tâa pris de parler de
lâexcommunication ?
Parler religion câest pas franchement un bon plan !
ï· Câest Chloé qui avait mis ça sur le
tapis !
ï· Les filles : Alors ! Vous venez les gars ? Allez Sam !

MUSIQUE

ï· Le père : Samuel, jâai appelé partout
pour te trouver, où tâétais passé ?
ï· Sam : ben jâsuis là !
ï· Samuel, tu nâétais pas à la maison,
où est-ce que tu étais ?
ï· Jâétais au travail. Après, jâai
dû amener des affaires chez Jimmy.
ï· Il faut que je te parle !
ï· Ãa tombe bien, moi aussi !
ï· Non ! Viens à côté de moi, que je
parle à mon fils, dâhomme à homme !
ï· Pff ! OK, ouais ! Alors, tu me considères comme un homme
maintenant ?
ï· Disons que tu as grandi, mais tu sais, jâme souviens quand tu
étais
grand comme ça, un jour je te berçais dans mes bras et
jâai promis à
Jéhovah de faire tout mon possible pour tâapprendre à le
servir.
ï· Et maintenant que jâai grandi, je te
déçois ! Câest ça ?
ï· Non, mais ta mère et moi on sâinquiète
pour ta spiritualité !
ï· Ouais, je sais papa, il sâpasse pas un jour sans que tu
mâle dises !
Ecoute, jâai quelque chose à te dire. Je
déménage, je pars ce soir !
ï· Quoi ? Attends un peu ! Tu⦠tu tâen vas
où ?
ï· Je vais mâinstaller en ville !
ï· Avec Jimmy ?
ï· Ouais ! On a un appart, et on a trouvé du boulot dans une
autre
entreprise, plus grosse.
ï· Mais pourquoi ? Quâest-ce qui tâdérange ici ?
ï· On nâarrête pas de me juger !
ï· Qui ça « on » ? Tu veux parler de
ton frère ? Il sây prend peut-être
mal, mais il se soucie de toi !
ï· Pourquoi on mâlaisse pas mener ma vie comme je veux ?
ï· Mais quâest-ce qui tâen empêche ?
ï· Mais tout le monde ! Jâpeux rien faire ici ! Yâa que des
règles : fais
pas ci ! Fais pas ça ! Faut faire ci ! Faut faire ça !
ï· Samuel, les lois de Jéhovah sont là pour nous
protéger ! Elles ne sont
pas pesantes, sauf⦠si tu as envie de mal agir. Câest
ça que tu veux ?
ï· Jâsais pas ! Tout ce que jâsais, câest que
jâsuis heureux quand jâsuis
avec mes copains et loin dâici !
ï· Où est-ce que tu comptes aller aux réunions ?
ï· En fait, jâme sens pas même plus à
lâaise aux réunions !
ï· Samuel, il faut que tu comprennes une chose : si tu
tâéloignes de
lâorganisation de Jéhovah, tu te prives de la protection de
Jéhovah et
tu deviens une proie facile pour Satan !
ï· De toute façon, pour le moment, cette protection
câest plus une prison
quâautre chose !
ï· Samuel, on nâest pas obligé dâapprendre
à nos dépens ! Quand on prend
des mauvaises décisions, on le paye toujours ! Tu veux vraiment en
arriver là ?
ï· Jâveux ma liberté, la liberté de faire
ce que jâveux quand jâveux,
avec qui jâveux. Câest quand même pas si grave !
ï· Si tu sais ce qui est juste mais que tu ne le fais pas, alors si !
Câest grave ! La Bible dit que câest un péché.
Tu ne crois pas en la
vérité fiston ?
ï· Câest pas ce que jâai dit ! Je sais que câest la
vérité, quâil nây en
a pas dâautre, mais tout ce que je veux, câest faire ce que jâai
envie
et que personne sâen mêle ! En plus, le système est
toujours là et va
peut-être encore durer !
ï· Câest ce que tu crois sincèrement ? Ou câest
quelquâun qui tâa dit ça ?
ï· Câest une impression que jâai. Ãa fait des
années et des années que
jâentends dire quâil faut veiller !
ï· Mais quâest-ce qui sâpasse Samuel ? Câest une
fille ? Toi tu connais
Jéhovah ! Quelquâun qui ne le connait pas et qui ne lâaime
pas ne peut
pas vraiment tâaimer !
ï· Jâsuis désolé papa, ma
décision est prise ! Je sais que jâte
déçois et
aussi Jéhovah peut-être mais je dois mây tenir cette
fois !
ï· La maman : Samuel, mais de quoi tu parles ?
ï· Le père : Samuel !
ï· La mère : Samuel réponds-moi, quâest-ce
qui se passe ? Dis-moi !
ï· Le père : Samuel, quâest-ce que tu vas dire
à ta mère ?
ï· Sam : je nâsais pas ! Ma décision est prise maman !
ï· La mère : mais quelle décision ? Samuel ne fais
pas ça ! Ne tâen vas
pas ! [Pleurs et sanglots de la mère]. Philippe, jâai
lâimpression quâon
laisse notre fils quitter la vérité !
ï· Le père : je sais chérie, je sais !
ï· La mère : [pleurs et sanglots de la mère]
Câest pire que tout ! Câest
comme si on lâavait perdu ! Mais comment ça peut nous arriver
à nous ?
[Pleurs et sanglots de la mère !]
ï· Jo : quâest-ce qui se passe papa ? Quâest-ce
quâelle a maman ?
ï· Le père : Samuel ne se rend pas compte de
câquâil fait !

MUSIQUE

ï· Jo : papa, il est plus de minuit. Quâest-ce que tu fais
là à regarder
par la fenêtre ?
ï· Le père : je pense à ton frère,
où il est, comment il va. Je continue
à mâdire quâil va bien finir par comprendre, quâil va
retrouver la
raison et revenir à Jéhovah.
ï· Ca fait des mois quâil est parti ! Même sâil
savait quâmaman pleure
encore tous les jours et que tu nâarrêtes pas dâpenser
à lui, ça lui
ferait ni chaud ni froid ! Et moi la dedans ? Ãa me fait souffrir moi
aussi. Jâsuis tellement en colère à cause de ce
quâil nous a fait ! Ãa
me rend malade !
ï· Allez Jo, nous il faut quâon avance là. Peu importe
ce que fait ton
frère ! Si on laisse ses mauvaises décisions à lui
nous ralentir dans
notre service on pourra jamais lâaider. Et puis la congrégation nous
soutient énormément. Les anciens viennent nous voir. Ils
prennent des
nouvelles de Samuel, ils nous encouragent avec la Bible.
ï· Ouais, tu as raison !
ï· En plus, la plupart des frères et sÅurs sont
très chaleureux. Ils nous
rendent visite, ils nous invitent. Il y en a juste quelques-uns, jâcrois
quâils nâse rendent pas compte de ce que ça
représente !
ï· C'est-à-dire ?
ï· Ben, comme cette sÅur qui a
téléphoné lâautre jour ! Elle
était en
ville et elle a vu Samuel entrer dans un bar avec Jimmy et deux filles.
Je ne sais pas vraiment ce quâil avait en tête. Mais tu te doutes
bien
que ça nâa pas aidé ta mère !
ï· Jâimagine. Oui.
ï· Enfin, au moins une chose est sûre : Samuel est bien vivant.
ï· De toute façon, sâil lui arrive quelque chose il
nâa que câquâil mérite !

Bruit de téléphone
ï· Câest pas ton téléphone ?
ï· Ben si ! Mais à câtâheure-là !
ï· Câest un texto de Samuel !
ï· De Samuel, quâest-ce quâil dit ?
ï· Voyons ça ! « Salut papa. Ãa va ? Ici
projet en bonne voie, bientôt
riche ! Mais là impec ! Tu peux mâaider ? Jâte rembourserai
vite avec
plein dâintérêts ! Merci papa ! Bonjour à
maman et à Jonathan !»
ï· Il a dépensé tout lâargent que tu lui
avais donné pour être pionnier
et ça lui suffit pas. Il manque vraiment pas dâair !
ï· Il a besoin de notre aide Jonathan !
ï· De notre aide ? Câest bon, ça suffit ! Pff ! Bonne
nuit !

Le père compose un texto

« Vraiment content dâavoir de tes nouvelles Samuel. Tu nous manques
à
tous là ! On veut tâaider ! Sâil te plait fiston, rentre
à la maison et
reviens à Jéhovah. Câest la meilleure solution, la seule
qui soit bonne.
Nâhésite pas, on tâattend ! Je tâaime mon fils. Papa.
»

MUSIQUE

ï· Samuel : Bon ! Pff ! Maintenant ils sont au courant que je nâai
plus
un sou ! Câquâils ne savent pas, câest que tout le reste aussi va
très
mal ! Jimmy et son goret, pff ! mais quelle galère ! Il faut les
supporter ses collègues qui nâpensent quâà eux ou
à câquâils peuvent
tirer de nous ! Même pour Jimmy, il nây a plus
quâlâargent qui compte !
Hier, il y avait cette sÅur qui prêchait dans la rue à un
gars, jâmâsuis
dit : sâil écoute, il peut apprendre la
vérité. Le vrai bonheur lui tend
les bras. Lui, au moins, il sera riche. Et moi, le bonheur câest
peut-être plus jamais pour moi ! Papa, jâen sais trop pour me fondre
complètement dans le monde : je sais câqui est bien, câqui est
mal mais
comment mây prendre pour revenir ? Jâpeux quand même pas
trahir les
copains, Jimmy et puis Vanessa ! En plus, jâai vraiment fait des grosses
bêtises ! Jâaurais trop honte dâen parler à papa
et maman et mâretrouver
devant les anciens de la congrégation ! Non, jâsuis pas
prêt pour tout
ça ! Faut que jâtrouve un moyen dâme débrouiller
avec un petit coup de
pouce de Jimmy et de Vanessa ! Et puis, jâpeux pas les laisser tomber,
ils ont besoin de moi !

MUSIQUE

ï· Sam : ouah ! câétait une journée de fous
! Jâsuis vidé là !
Heureusement quâon peut se défouler ici !
ï· La fille : Mais  quâest-ce quâon en a faire quâtu
sois vidé ! Câque
jâvois câest quâon va encore être en retard pour le
concert !
ï· Ah ! Tâas fini de te plaindre ? Faut bien quâon nous rende
la monnaie
non ! Pff !
ï· Mais pourquoi câest si long ? Ãa fait des semaines
quâon attend ce
concert ! Dis, tu vas laisser un idiot de serveur tout gâcher ? Tâas
pas
lâair dâcomprendre ! Ce concert, jây tiens plus que tout !
ï· Sam : enfin, après moi jâespère ?
ï· Ouais, si tu veux, jâtâaime bien.
Nâempêche que câconcert câest trop
important ! Jimmy tu peux pas leur demander dâse manier un peu, on va
finir par être en retard là !
ï· Bon, allez doucement toi ! Pour qui tu te prends là ? On
parle pas sur
câton ! Pas plus toi que les autres dâailleurs, OK ?
ï· Câest ça ! Il y en a toujours que pour Jimmy et sa
pâtite personne et
tant pis pour les autres, hein ?
ï· Parce que tu crois que câest comme ça que tu vas
avoir ce que tu veux ?
ï· Pff ! Vous faites trop pitié tous les deux !
ï· Sam : allez, on sâcalme. Ãa va encore mal se terminer !
ï· Ouais ! ben toi mêle-toi de câqui te regarde !
ï· Mais pourquoi faut toujours quâon sorte avec ces deux
là ?
ï· Ben parce quâon est amis !

MUSIQUE
ï· Le père : à voir ces photos, vous avez vraiment
lâair de vous plaire
dans votre nouvelle affectation. Et regardez ces paysages, jânâimaginais
pas du tout câpays comme ça, si verdoyant !
ï· La missionnaire : Câest vrai ! Câest un très
beau pays ! mais ces
collines câest pas forcément câquâil y a de plus beau
!
ï· Ah bon !
ï· Là-bas, il y a des frères et sÅurs
quâon aime déjà beaucoup et puis tu
verrais les personnes qui étudient la Bible. On a
déjà 11 études à nous
deux alors quâon est loin de parler correctement la langue !
ï· Jo : 11 études, trop fort !
ï· Le missionnaire : En plus, pour ces personnes, la
vérité câest du
sérieux : la moitié viennent déjà aux
réunions et font de grands
changements dans leur vie.
ï· Ãa va vous paraître ridicule mais on a souvent
lâimpression que
câquâon vit câest comme dans lâAnnuaire ! Câest
tellement riche !
ï· Exactement ! Du coup, on nâarrête pas, mais on
nâa jamais été aussi
heureux !
ï· Jo : ouah ! Ãa mâtenterait bien ! Vous nâauriez
pas besoin dâun coup
de main par hasard ?
ï· Bien sûr que si ! Tu nâas quâà
venir voir !
ï· Sans blagues Jo, si tu fais le déplacement, tu verras si on
tâa
raconté des histoires !
ï· On pourrait même tâaider à organiser ton
séjour si tu veux !
ï· Ce serait super !
ï· Tu sais, il nây a rien de mieux que de servir Jéhovah
à fond et de
voir bénir tes efforts !
ï· La maman de Jo et de Samuel : si seulement Samuel pouvait voir les
choses comme ça !
ï· Jo : il nâa pas même conscience de
câquâil rate !
ï· Le père : ce nâest pas si sûr Jo !
Peut-être quâun jour, il se rendra
compte quâil peut retrouver de bonnes relations avec Jéhovah !

MUSIQUE
ï· Jimmy : Allez, câest bon ! On a
récupéré la monnaie. On sâcasse ! Va
falloir spider si on veut voir câconcert !
ï· Une fille : bah voilà quand tu veux !
ï· Sam : eh ! tu mâlaisses conduire ! Franchement, tâes bien
mort ce soir !
ï· Jimmy : Hé ! Ãa veut dire quoi ça ? Tu
crois que jâsuis pas net ? Jâte
signale que toi aussi tâas bu !
ï· Sam : ouais peut-être, mais bien moins que toi ! Allez Jimmy,
câest
pour toi que jâfais ça !
ï· Tâamuse pas à ça mon gars hein ! Tu
crois que jâtiens pas lâalcool ou
quoi ?
ï· Vanessa : quâest-ce qui te prend Sam ? Laisse-le conduire ! Faut
toujours que tu balises pour rien toi !
ï· Lâautre fille : mais ! Vous allez vous manier oui ou non ?
ï· Jimmy : allez on y va !

Bruits de voiture démarrant sur les chapeaux de roue
La voix de Sam : eh ! Fais gaffe !
Bruits dâun accident.
Musique
Gémissements dans la voiture

ï· Sam : Quoi ? Ãa va pas non ? Attends, tu târends compte de
ce que tu
mâdemandes ? Pas question !
ï· Jimmy : Si tu leur dis pas que câest toi qui conduisais, je risque
la
prison !
ï· Mais si jâdis que câest moi qui conduisais, câest
moi qui risque la
prison ! Tu rêves ou quoi ? Jâvais pas mentir pour tâsortir
dâaffaire hein ?
ï· Eh ! Tu peux pas me laisser tomber ! Si je perds mon permis,
jâsuis
mort !

SIRENES DE POLICE
ï· Tu peux pas mâfaire ça !
ï· Ecoute ! Câest pas moi qui conduisais, câest toi ! Et en
plus,
jâtâavais prévenu !
ï· Jâarrive pas à le croire ! Et tu
tâprétends mon ami ?
ï· Câest pas ça un ami !
ï· Câest juste un service que jâte demande !
ï· Câest nâimporte quoi ! Tu voudrais me mettre tout
ça sur le dos !

BRUITS DE PORTE QUâON OUVRE

ï· Jimmy : eh ! Jâai rien fait moi !
ï· Le gendarme : Ah ! Vous sentez lâalcool à plein nez !
Vous êtes
complètement irresponsables ! Et vous avez vu dans quel état sont
vos
copines ? Tâas fini de te débattre ?
ï· Jimmy : ben câest lui qui conduisait !
ï· Sam : câest pas vrai ! Câest pas moi qui conduisais
Mâsieur !
ï· Bon, allez ça suffit ! Allons-y messieurs ! Au poste, vous
aurez tout
le loisir de dire ce qui sâest vraiment passé !

MUSIQUE

ï· Le gendarme : ta version est intéressante, sauf que ton
copain vient
de nous dire le contraire !
ï· Sam : câest la vérité mâsieur !
Vous nâavez quâà relever les
empreintes sur le volant et vous verrez !
ï· Ah oui ! De toute façon, vous êtes tous les deux
positifs à lâalcootest !
ï· Ecoutez mâsieur !
ï· Non ! Câest toi qui écoutes ! Jâsais pas
à quoi vous jouez tous les
deux mais câquâil y a de sûr câest
déjà que vous aviez trop bu et que
lâun de vous conduisait ! Si ça dépendait de moi,
jâvous collerais tous
les deux en prison !
ï· Vous avez des nouvelles de Vanessa et de Chloé ?
Câest grave leurs
blessures ?
ï· Câest maintenant que tu tâen inquiètes ? Elles
sont couvertes de
contusions, elles sâen tirent bien ! En tout cas, elles ont dit quâelles
avaient essayé de vous empêcher de faire les
imbéciles et de prendre le
volant dans votre état !
ï· Quoi ? Câest ce quâa dit Vanessa ?
ï· Vous auriez pu vous tuer et elles avec !
ï· Mais, Monsieur câest elle quiâ¦
ï· Ah ! Câest elle, câest lui ! Ãa commence
à bien faire !
ï· Du nouveau ?
ï· Bon tu restes là ! Je reviens !

SAM REFLECHIT

« Moi qui prenais Jimmy pour mon ami. Il mâdemande de mentir : il
veut
que jâaille en prison à sa place ! Y a pas à dire
câest vraiment « Jimmy
les ennuis » ! Et Vanessa qui raconte quâelle a essayé
de nous empêcher
dâconduire alors quâelle a fait tout le contraire ! Jâsuis
dégouté !
Mais comment jâen suis arrivé là ? Quelle
galère ! Comment ça sâfait que
je nâai rien vu avant ? Ils sont tous aussi malheureux et insatisfaits
les uns quâles autres ! Et dire que jâétais dans la
vérité ! En plus,
jâsavais que câétait la vérité !
Jâavais de vrais amis, jâavais la
conscience tranquille. Et maintenant voilà, jâai tout perdu !
Pendant quâil y en a qui apprennent la vérité et que
ça améliore leur
vie, moi jâsuis en train de gâcher la mienne ! Papa avait raison et
sur
toute la ligne : « Si tu tâéloignes de
lâorganisation de Jéhovah, tu
deviens une proie facile pour Satan ! Quelquâun qui ne connait pas
Jéhovah et qui ne lâaime pas, ne peut vraiment pas tâaimer !
Sâil te
plait fiston, rentre à la maison et reviens à
Jéhovah ! Nâhésite pas !
On tâattend ! Je tâaime mon fils ! Papa. »
à Jéhovah, sâil te plait, écoute-moi !
Pardonne-moi sâil te plait !
Jâétais si stupide ! Je tâen supplie ! Aide-moi ! Je veux
revenir à toi
à nâimporte quel prix ! Sâil te plait, donne-moi la force de
faire
câquâil faut ! Aide-moi à réparer tout le mal
que jâai fait ! »

MUSIQUE

ï· Le gendarme : Bon ! Tu nous as bien dit la
vérité et les filles ont
confirmé que câest ton ami, enfin entre guillemets, qui conduisait et
pas toi !  Donc on te laisse partir, mais tu nâiras pas loin avec sa
voiture, enfin ce quâil en reste ! Si tu veux passer un coup de fil, le
téléphone est là !

SAMUEL COMPOSE LE NUMERO
DE TELEPHONE DE CHEZ SES PARENTS

ï· Allo ? Jonathan câest moi !
ï· Quâest-ce qui tâarrive ?
ï· Jâsuis au poste de police !
ï· Tiens donc, ben jâsuis pas surpris !
ï· Jâai besoin dâaide ! Passe-moi papa sâil te plait
!
ï· Alors maintenant quâtâes dans le pétrin
jusquâau cou, tu veux quâpapa
vienne te tirer de là ?
ï· Câest pas ça ! Jâveux rentrer à
la maison, jâveux revenir à Jéhovah !
ï· Tu parles !
ï· Jonathan sâil te plait, jâveux faire le bien,
jâsuis sérieux ! Il
manque Jéhovah dans ma vie, je veux revenir à la
vérité ! Jâtâen prie
raccroche pas !
ï· OK ! Papa ! Câest Samuel, il est au poste de police !
ï· Samuel ?
ï· Papa !
ï· Jâsuis content de tâentendre fiston ! Tu vas bien ?
ï· Tâavais raison sur toute la ligne papa ! Si tu savais comme je
mâen
veux ! Jâai fait du tort à Jéhovah et aussi
à toi et à maman ! Jâferai
nâimporte quoi pour que vous me pardonniez ! Est-ce que je pourrais
revenir à la maison papa ?
ï· Bien sûr mon fils ! Tâas moyen de venir
jusquâici ? Ou je viens
tâchercher ?
ï· Les policiers ont dit quâils pouvaient me ramener.
ï· Alors viens vite ! Jâai tellement hâte de te voir.

MUSIQUE
ï· Marie !

MUSIQUE

ï· Sam : merci beaucoup ! Jâvous suis très reconnaissant
à toi et aux
autres anciens du comité de discipline religieuse ! Vous avez
été plein
de bonté ! Vous avez tous été si encourageants !
Dâaccord, on se voit à
la réunion ! Encore merci hein !
ï· La mère : Samuel, la famille Robin est arrivée
pour dîner. Ils sont
drôlement impatients de te revoir !
ï· Ah super ! Moi aussi jâai trop envie de les voir !
ï· Le père : Ah ! Les voilà Jonathan !
ï· Jonathan : Salut papa ! Câest la voiture de qui dehors ?
ï· Celle des Robin. Ils sont venus voir Samuel.
ï· Pff ! Mais tout le monde a oublié ce quâil a fait
à notre famille et à
la congrégation ou quoi ?
ï· Allez fiston ! Il a fait ce quâil faut ! Il est sorti de sa
mauvaise
passe !
ï· Il mâa fait du mal à moi aussi pendant tout ce temps
que jâai essayé
de lui donner le bon exemple, de lâaider à rester sur le droit chemin
!
Mais, il nâen avait rien à faire !
ï· Jo ! Même sâil ne lâa jamais dit, Samuel a
toujours eu de lâadmiration
pour toi ! Et câest encore le cas !
ï· Tu nâtrouves pas quâil pousse un peu ? Il quitte la
maison, dépense
tout lâargent que tu lui as donné, il mène une vie de
patachon et jâen
passe ! Puis Monsieur revient gentiment et il sâattend à
être traité
comme si de rien nâétait !
ï· Mais, il a changé !
ï· Et maman et toi, vous nâarrêtez pas dâinviter
du monde pour lui ! Moi,
jâvous ai jamais créé le moindre ennui ! Et tu peux
mâdire à quand
remonte la dernière fois que vous avez fait ça pour moi ?
ï· Jonathan, tu nous as toujours été
fidèle et obéissant envers moi et
surtout envers Jéhovah ! Samuel lui, il a presque tout perdu !
Jéhovah
lui offre la possibilité de revenir à lui et ton
frère lâa saisie ! Il
est sincèrement repentant. Et il a accepté la discipline. Il fait
tout
ce quâil peut pour retrouver de bonnes relations avec Jéhovah et avec
toi aussi ! Jonathan, ne laisse surtout pas ton ressentiment prendre le
dessus, sinon Satan va sâen servir contre toi ! On peut pas espérer
que
Jéhovah nous pardonne si on ne pardonne pas aux autres !
ï· Mais papa !
ï· Jonathan, ton frère était mort, il a repris vie !
Il était perdu, il
est retrouvé ! Jésus à dit que les anges se
réjouissent pour un seul
pécheur qui se repent et revient à Jéhovah. Et toi
mon fils ? Est-ce que
toi aussi tu vas te réjouir ?

MUSIQUE
Dans sa parabole, Jésus nâa pas précisé si
le fils aîné a écouté son
père et sâest joint à la fête.
Jésus voulait peut-être que chacun de
nous se demande ce quâil ferait dans une telle situation. Evidemment, il
serait de loin préférable que ce genre de tragédie
nâarrive jamais et
que personne ne quitte la vérité. Mais si quelquâun qui
sâest égaré se
repent et revient à Jéhovah, alors nous voulons certainement
tous nous
réjouir ! »

FIN

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