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écologie - et si on suivait des chrétiens qui s'y sont engagés?

Von: McLeod (kekpart@surterre.com) [Profil]
Datum: 23.10.2009 19:16
Message-ID: <mn.bc847d9a7b91b92e.89759@surterre.com>
Newsgroup: fido.belg.fra.religion fr.soc.religion
étonnant, ce "patriarche vert"

********************

http://www.la-croix.com/Le-monde-orthodoxe-pionnier-de-la--conscience-verte-/article/23982
03/55550
19/10/2009 19:31
Le monde orthodoxe, pionnier de la « conscience verte »


Sous l’impulsion du Patriarcat de Constantinople, le monde orthodoxe
s’est imposé depuis vingt ans comme un modèle
d’engagement écologique,
conciliant réflexion et action

Battue par les vents côtiers, arrimée au roc comme
à un ponton, une
silhouette majestueuse se dresse face à la
Méditerranée. Ce bâtiment
aux airs de temple grec futuriste, inauguré en 1968 dans l’ouest de
l’île de Crète, s’harmonise parfaitement avec le
site d’exception qui
lui sert d’écrin. Jusque dans son architecture,
l’Académie orthodoxe de
Crète confirme ainsi sa réputation de pôle
d’avant-garde en matière de
réflexion écologique.

« Notre institut de théologie et écologie a
été fondé dès 1991, en
réponse à l’appel de Bartholomeos Ier, patriarche de
Constantinople, à
contribuer à la lutte contre la crise environnementale »,
raconte
Kenanidis Konstantinos, directeur de cette structure ouverte aux
échanges interdisciplinaires et à
l’œcuménisme.

Le monastère de Solan, exemple d'agro-écologie
Tout est ici mis en œuvre pour promouvoir la « conscience verte
» :
conférences, publications, et même un «
musée de la flore crétoise »,
lancé il y a un an grâce aux collections du botaniste
français Jacques
Zaffran. 9 000 essences de plantes y sont exposées, dont de nombreuses
espèces menacées. « Nous mettons l’accent
sur l’accueil des scolaires
car trop d’enfants n’ont plus de contact avec la nature »,
constate
Georgios Vlantis, salarié de l’académie. Un jardin
pédagogique et des
ateliers sont en cours d’aménagement, pour sensibiliser
à la
biodiversité, aux comportements responsables…

En France aussi, les sœurs orthodoxes ont la main verte. En héritant,
en 1991, du monastère de Solan, près de La
Bastide-d’Engras (Gard),
elles ont souhaité valoriser leurs terres, tout en respectant
l’environnement. Pierre Rabhi, agrobiologiste originaire
d’Algérie, se
souvient de sa rencontre avec les religieuses : « Je leur ai
proposé de
faire de Solan une sorte d’écosite expérimental
d’intérêt général.
L’impact est désormais visible : des monastères
orthodoxes roumains
m’ont demandé conseil pour suivre la même
démarche. Solan va devenir un
exemple d’agro-écologie. » Composé de 40
hectares de forêt et de 20
hectares de terres cultivables, ce domaine est entièrement voué
à la
polyculture biologique.

L’écologie est « le fondement même de la
vie »
De plus, chaque année, à la fin de
l’été, une journée de prière
est
organisée à Solan, en écho à celle que
propose le Patriarcat de
Constantinople depuis 1989. « Toute atteinte à
l’environnement nuit à
l’amour du prochain. Il y a un lien profond entre l’homme et la
Création », résume le P. Placide Deseille,
fondateur de la communauté,
pour qui cette attitude est liée à une démarche
spirituelle. Pierre
Rabhi – qui a créé, il y a quatorze ans,
l’association des Amis de
Solan – affirme pourtant n’appartenir à « aucune
religion ». Mais il
juge « que c’est dans le monde orthodoxe que l’engagement
écologique
est le plus affirmé ». L’écologie,
ajoute-t-il, est « le fondement même
de la vie. Si la biosphère est détruite, quelle vie pourrait-on
encore
y entretenir ? »

L’association fédère plus de 200 passionnés
et déborde le cercle des
fidèles du monastère. « Nous voyons passer des gens
de tous horizons
professionnels et spirituels : orthodoxes, catholiques, mais aussi
bouddhistes », s’enthousiasme le P. Deseille. Gestion participative
de
la propriété, échange des savoirs, partage
d’expériences : l’engagement
se veut concret. « Ce que j’apprécie, dans les
journées de Solan, c’est
le témoignage personnel des intervenants. Ce n’est pas juste une
démarche intellectuelle, nous sommes très centrés
sur l’humain »,
illustre Hélène Banos, 53 ans, dont 15 passés dans
le secteur de la
distribution bio.

Sensibiliser les communautés locales
Elle tient cependant à nuancer la vision d’une «
orthodoxie verte »
uniforme : « Dans les paroisses orthodoxes françaises, il est
plutôt
rare qu’on parle d’écologie, les fidèles se
sentent peu concernés par
ces questions », regrette-t-elle. « Sans doute parce que
beaucoup sont
installés en ville », avance le P. Deseille. Mais les choses
évoluent :
le Patriarcat œcuménique vient ainsi de lancer sur son site Web un
outil baptisé « Greening Your Parish » (Pour une
paroisse verte),
document destiné à sensibiliser les communautés
locales au « respect de
la Création ».

Il s’agit au fond d’apprendre à voir « le monde
matériel dans le cadre
de sa relation à Dieu », résumait le P. Jivko
Panev, professeur à
l’Institut Saint-Serge (Paris), lors d’un débat au Parlement
européen
de Strasbourg, en 2008. Pour lui, cette prise de conscience passe par
une redécouverte de la vie chrétienne : l’eucharistie,
bien sûr («
événement cosmique impliquant l’ensemble de la
Création »), mais aussi
le jeûne, l’aumône ou
l’hospitalité, qui incitent à « ne pas
considérer
le monde comme une ressource illimitée pour satisfaire le plaisir
individuel ». Si les gens renouent avec ces valeurs, concluait-il, ils
seront à même de « résoudre le
problème écologique ».

François-Xavier MAIGRE (à Kolympari, Crète)

Pour le reste du dossier sur l'environnemen

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