nouvelle treligion
Von: UBUjean-jacques viala (jejviala@free.fr) [Profil]
Datum: 30.10.2009 19:14
Message-ID: <r84me5pd3c092j73lks6rdjpf8pjqsopb9@4ax.com>
Newsgroup: fr.soc.religion
Datum: 30.10.2009 19:14
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Newsgroup: fr.soc.religion
Une dépêche de l'AFP : Face au déclin des pratiques religieuses, les Français confrontés à la mort d'un proche ont de plus en plus recours aux cérémonies laïques et à leurs nouveaux rituels, réponse moderne à un besoin anthropologique fondamental. En 2009, le dernier hommage civil au défunt fait appel aux outils multimédia et audiovisuels dernier cri qui remplacent le rite de la croix et l'eau bénite des obsèques catholiques, encore majoritaires (64% des Français se déclarent catholiques). Ce besoin de rituel non religieux est fortement lié à la progression de la crémation (interdite par le judaïsme, l'islam et les orthodoxes), passée de 0,25% des obsèques il y a une trentaine d'années, à près de 30% pour l'ensemble de la France et même 50% dans les grandes villes, selon les spécialistes de la profession. Il s'explique, estime Michel Hanus, psychanalyste et président de la fédération européenne "Vivre son deuil", par le fait que les rites funéraires, en dehors de toute considération religieuse, "répondent à un besoin anthropologique fondamental, les vivants ayant toujours une dette vis-à-vis des morts. Ils aident à traverser la souffrance et à accepter progressivement la perte. Ils ressoudent le groupe social et renvoient à sa propre mort". Selon une récente enquête des pompes funèbres générales, numéro un français des services funéraires, si 75% des obsèques sont encore religieuses en 2009 et 25 % civiles, les cérémonies laïques accompagnent 47% des crémations en moyenne (64% en Ile-de-France) et 15% des inhumations (25% en Ile-de-France). "Elles ont toujours existé mais aujourd'hui on ose s'affranchir des principes rattachés culturellement à la religion, on fait entrer du profane dans le religieux ou l'inverse", explique Jean Ruellan, directeur des relations publiques des pompes funèbres générales. La création de salles spécifiques de recueillement dans les 150 crématoriums de France, comme la coupole du Père Lachaise à Paris ou l'Arche de Champigny-sur-Marne, a considérablement favorisé leur développement, là où seule l'église offrait auparavant un lieu de rassemblement, explique François Michaud Nerard, directeur général des services funéraires de la ville de Paris. Face à la perte de repères spirituels, souligne M. Nérard, "la société ne se saisissait pas du problème comme d'une étape essentielle de la vie au même titre qu'une naissance ou qu'un mariage. La mort scénarisée est banale à la télévision, sur les jeux vidéo mais la vraie mort reste tabou", ajoute-t-il, évoquant les conséquences dramatiques parfois, pour ceux qui restent, d'une crémation réduite à un acte technique. "Ces cérémonies donnent du sens", explique Jean-Paul Rocle, chargé de mission au service funéraire de la ville de Paris. Avec d'autres "maîtres de cérémonie", il accueille les familles, leur propose des textes, de la musique. Les objets personnels sont souvent présents : dessins, bassine à confiture de la grand-mère, chevalet du peintre, pipe, épée... même une moto, se souvient-il. L'évocation du défunt, la parole à ceux qui le souhaitent et le dernier geste d'adieu rythment l'hommage. Des écrans plasma et des installations audiovisuelles high-tech permettent de visionner, films, DVD, diaporamas et d'écouter les chants, sons, de son choix. Pierre Vidallet, président de la société des crématoriums de France, cite même le cas de cérémonies suivies grâce à une webcam sécurisée par des personnes très éloignées géographiquement ou dans l'impossibilité physique de se déplacer. -- UBU L'aventure coloniale est d'abord semailles de hautes techniques de travail. Jean Brune[ Auf dieses Posting antworten ]
