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Re: DANGER : Un Dictateur en France :

Von: giloudreux (pirelouette@ifrance.com) [Profil]
Datum: 04.11.2009 10:26
Message-ID: <4af14bd2$0$6911$426a74cc@news.free.fr>
Newsgroup: fr.soc.politique
ils t'ont relaché quand de l'asile de fous?toujours ta paranoia
maniacodepressive?


"Malatesta" <frederic.sodar@wanadoo.fr> a écrit dans le message de
news:
9f8dfdba-7a14-4fba-a1f0-f0b303b361ac@z41g2000yqz.googlegroups.com...
Sarkozy, danger majeur

http://www.syti.net/SarkozyDanger.html



Rappel historique - "l'homme providentiel"

En 1933, à la suite d'une élection démocratique, Hitler
accédait au
pouvoir dans une Allemagne rongée par la crise économique, où les
citoyens ordinaires avaient subi un appauvrissement sans précédent à
cause d'un chômage massif et d'une inflation galopante, créant dans
l'opinion un sentiment d'amertume et le désir d'un changement fort
pour remettre l'Allemagne sur la bonne voie.

Hitler était alors perçu comme "l'homme providentiel", le seul
ayant
l'autorité et la détermination nécessaires. Il
bénéficiait du soutien
du patronat et des classes aisées, en même temps que d'une partie des
classes populaires victimes de la crise. Le danger représenté par
Hitler était alors complètement sous-estimé ou ignoré par les
médias
et par la majorité de "l'intelligentsia".

A l'issue de la seconde guerre mondiale, les Allemands ont durablement
pris conscience des dangers du fascisme. Mais cette prise de
conscience n'a pas eu lieu en France, où le régime fasciste de Vichy
pouvait être considéré comme imposé par la défaite et
l'occupation, et
non véritablement choisi par les Français, alors qu'en
réalité, les
fascistes représentaient une force politique importante en France
pendant les années 30, et le régime de Vichy bénéficiait d'un
large
soutien populaire. Mais les Français se sont dispensés de faire leur
examen de conscience, et la "bête immonde" n'a pas été
éradiquée dans
les esprits comme en Allemagne. D'où la montée en puissance du Front
National et l'actuelle dérive du principal parti de droite (l'UMP)
vers l'extrême-droite.


Nous sommes aujourd'hui au 21è siècle, et le fascisme est de retour
avec un nouveau visage. Il a évolué vers une forme "moderne",
débarrassé de l'anti-sémitisme, mais en conservant les mêmes
principes
et les mêmes méthodes: autoritarisme, culte de la répression,
mépris
de la démocratie, propagation de la haine, désignation de boucs-
émissaires, et absence de scrupules ("la fin justifie les moyens").

Ainsi, Nicolas Sarkozy n'est pas anti-sémite (au contraire), mais il
est violent, rempli de haine, et ne supporte pas les opinions
différentes de la sienne.

Autre caractéristique du fascisme, Nicolas Sarkozy ne cesse de
stigmatiser des catégories de personnes en les désignant à la
vindicte
publique et en les utilisant comme boucs-émissaires:

- les jeunes des banlieues (les "racailles", à nettoyer au
"karscher")
- les "assistés"
- "ceux qui se lèvent tard"
- les "soixante-huitards" et l'esprit de Mai 68 (cause de tous les
maux de la France selon Sarkozy)
- les syndicalistes ("ces braillards", comme il dit)
- les défenseurs des droits de l'homme, qu'il appelle avec mépris les
"droits-de-l'hommistes"

Ce n'est pas un hasard si l'édition italienne du livre de Sarkozy a
été préfacée par Gianfranco Fini, le leader de l'Alliance
Nationale,
précédemment dénommée MSI, le parti fasciste mussolinien dont
l'Alliance Nationale a conservé le logo, une flamme tricolore aux
couleurs de l'Italie (un logo repris et mis aux couleurs de la France
par le Front National).

Et ce n'est pas un hasard non plus si Nicolas Sarkozy est la deuxième
personnalité préférée des électeurs du Front National
après Jean-Marie
Le Pen.



Une personnalité inquiétante

Son ambition dévorante, sa soif de pouvoir, le fait qu'il ne pense
qu'à son intérêt personnel, sa démagogie, son mépris de
la démocratie,
son intolérance et sa haine font de Nicolas Sarkozy un danger majeur
si il est élu. Sa soif de pouvoir est d'autant plus inquiétante qu'il
a déclaré vouloir modifier la constitution pour étendre les pouvoirs
présidentiels.



Les observateurs objectifs qui ont approché Sarkozy disent qu'il émane
de lui de la violence. Anecdote révélatrice, lorsque Nicolas Sarkozy a
été mis en cause par une manipulation dans l'affaire Clearstream, il a
dit "je trouverai le salaud à l'origine de tout ça et je le pendrai
à
un croc de boucher".

Comme il l'a souvent montré à l'Assemblée Nationale ou à
Argenteuil,
Nicolas Sarkozy est un violent, et il gouvernera avec brutalité, "à la
cravache", il dressera les uns contre les autres, et le résultat sera
une guerre civile. Les 5 semaines d'émeutes qu'il a déjà
provoqué en
2005 ne sont qu'un avant-goût de ce qui arrivera si il s'empare du
pouvoir.

Il est alors probable qu'il utilisera le soulèvement populaire comme
prétexte pour prendre les pleins pouvoirs, comme l'article 16 de la
constitution le permet lorsque "l'indépendance de la Nation,
l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements
internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que
le
fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est
interrompu".



Ce qu'il a fait - Le bilan de Sarkozy






- Baisse en trompe l'oeil de la délinquance, qui masque une hausse
sans précédent des violences aux personnes. Cette hausse est de 20% en
moyenne nationale mais elle atteint 70% dans certains départements.

- Primes au rendement pour les policiers, les encourageant ainsi à une
répression hystérique, disproportionnée, avec gardes à vues
injustifiées, et tolérance zéro pour les automobilistes.

- Transformation des policiers en cow-boys agressifs qui se croient
tout permis; hausse sans précédant des bavures et des violences
policières.

- Généralisation du flashball et introduction du taser

- Recul sans précédent des droits de l'homme en France,
dénoncé par
Amnesty International et la Ligue des Droits de l'Homme.
Transformation de la France en un état policier oppressant.

- Remplissage des prisons sans se soucier un instant des conditions de
détention crées par la surpopulation carcérale (violence entre
détenus, viols, suicides, propagation du sida et de la tuberculose).
Par sa politique ultra-répressive, Sarkozy a créé une situation
catastrophique dans les prisons, une situation indigne d'un pays qui
prétend respecter les droits de l'homme et qui donne des leçons au
reste du monde à ce sujet.

- Propos irresponsables et haineux qui, combinées aux violences
policières et à la "tolérance zéro", ont
provoqué une insurrection des
banlieues pendant 5 semaines.

- Privatisation partielle d'EDF

- Fausse promesse que GDF ne serait jamais privatisé.











Ce qu'il fera - Le vrai programme de Sarkozy

- Baisse des impôts pour les riches et pour les entreprises. Cela sera
compensé en creusant encore plus le déficit public et l'endettement de
la France, ou bien en augmentant la TVA, l'impot le plus inégalitaire
car non dégressif pour les bas revenus.

- Démantèlement du droit du travail, CPE pour tout le monde,
précarité
généralisée, avec un licenciement possible pendant 2 ans, sans
justificatif ni recours.

- Retraite à 70 ans, et encouragement des retraites privées (fond de
pension) pour ceux qui souhaitent partir plus tôt à la retraite et
dans de meilleures conditions

- Semaine de 48 heures (alignement sur la norme européenne), et
autorisation des heures supplémentaires jusqu'à 70 heures par semaine
(opt-out, comme en Angleterre)

- Suppression des charges sociales sur les heures supplémentaires, ce
qui encouragera les entreprises à recourir aux heures supplémentaires
plutôt qu'embaucher

- Obligation d'effectuer un "travail d'utilité collective" (des
travaux forcés payés moins que le SMIC) pour les bénéficiaires
de
minima sociaux

- Adoption de la constitution européenne par le parlement, sans
consulter les Français par référendum

- Privatisation d'EDF, de la SNCF, de la Poste. ANPE remplacée par des
agences privées pour le placement des chômeurs.

- Autorisation des OGM. (Nicolas Sarkozy est le seul candidat à la
présidentielle à ne pas s'être engagé à un moratoire sur
les cutures
d'OGM).

- Discrimination positive et encouragement du communautarisme

- Immigration choisie, c'est à dire appel à l'immigration quand le
rapport entre l'offre et la demande sur le marché du travail est
défavorable aux entreprises, risquant ainsi de les obliger à augmenter
les salaires

- Suppression de la séparation des églises et de l'état, pour
permettre aux lieux de culte d'être financées par l'argent du
contribuable

- Réduction du nombre d'enseignants, réduction du budget de
l'éducation nationale, l'argent restant devant être partagé avec les
écoles privées (suppression de la loi Falloux)

- Augmentation du budget militaire pour renforcer les capacités de la
France à participer aux guerres des Etats-Unis, au grand bénéfice des
multinationales de l'armement, notamment Dassault (dont le PGD Serge
Dassault est député UMP et sarkozyste convaincu), et Lagardère (dont
le PDG Arnaud Lagardère est le parrain d'un fils de Sarkozy).

- Extension des pouvoirs présidentiels, au détriment du premier
ministre et du parlement

- Généralisation des machines à voter, afin de pouvoir truquer les
futures élections

- Modification probable du jeu électoral en autorisant à nouveau les
entreprises à financer les partis politiques, et en légalisant les
publicités politiques à la télévision (comme aux USA), afin de
donner
l'avantage au parti le plus riche, c'est à dire le plus favorable aux
intérêts des multinationales afin de bénéficier de leur
"générosité"

- Généralisation de la vidéosurveillance "intelligente",
avec
détection automatique des comportements interdits ou jugés suspects y
compris pour les infractions anodines, comme allumer une cigarette
dans un lieu public. La vidéosurveillance "intelligente" aura pour
effet de multiplier les bavures policières (comme l'assassinat d'un
jeune brésilien par la police à Londres après les attentats)

- Fichage des enfants dès la maternelle, pour repérer les "futurs
délinquants".
(En tant que ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy avait prévu de
faire adopter cette mesure début 2007, mais il l'a finalement retirée
à cause de la polémique qu'elle pouvait susciter avant l'élection
présidentielle)

- Création de prisons privées, comme dans le film "Fortress". Aux
Etats-Unis, un tiers des prisons sont déjà privées, et l'un des buts
de la répression est désormais de gonfler les profits des
sociétés qui
gèrent ces prisons et qui sont rémunérées en fonction du
nombre de
prisonniers.

Et à plus long-terme:

- Arrestations préventives, comme dans "Minority Report", avec
emprisonnement des personnes en raison des crimes qu'elles "pourraient
commettre" en fonction de probabilités établies par la police
grâce au
recoupement des fichiers informatiques publics et privés. Ces fichiers
enregistrent de multiples données qui permettent de presque tout
savoir sur chaque individu (consommation, déplacements,
fréquentations, situation professionelle, financière, familiale,
santé, horaires et habitudes de vie, lectures et sites internet
consultés, caméras de surveillance, etc)

- Utilisation du terrorisme comme prétexte pour rendre obligatoire le
marquage de chaque citoyen avec une puce électronique insérée sous la
peau et lisible par un scanner ou par satellite. (voir l'article sur
les implants)

Avec Nicolas Sarkozy, vivre en France deviendra un cauchemar digne des
visions les plus sombres de la science-fiction, comme "1984" de George
Orwell ou "un bonheur insoutenable" d'Ira Levin. Une minorité de
privilégiés vivront dans l'opulence et à l'abri de la
répression,
tandis que le reste de la population vivra dans la misère et dans la
peur (peur de la répression, peur des délinquants, peur des violences
policières, peur des attentats, peur de perdre son misérable emploi ou
son logement).



Dévotion envers les Etats-Unis

Nicolas Sarkozy veut tuer l'âme de la France, un pays qu'il n'aime pas
et qu'il veut rendre semblable au pays qui est son modèle: les Etats-
Unis. Nicolas Sarkozy l'a dit à de nombreuses reprises: il veut en
finir avec le modèle social français, lui préférant un
modèle
américain, caractérisé par une société
inégalitaire, violente, et
ultra-repressive.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy alignera la politique de la France sur
celle des Etats-Unis et engagera la France dans les futures guerres
américaines au Proche-Orient. A cause de la politique étrangère de
Sarkozy, la France subira des attentats sanglants comme ceux de Madrid
ou de Londres. Et ces attentats lui fourniront le prétexte pour
réduire encore les libertés et parachever ce qu'il a commencé au
ministère de l'intérieur: l'instauration d'un état policier fasciste.

Enfin, par son soutien inconditionnel aux Etats-Unis de Bush, Sarkozy
se fait le complice des crimes de guerre américains, des tortures (à
Guantanamo, en Afghanistan, en Irak, et dans les prisons secrètes),
des assassinats de journalistes par l'armée américaine en Irak, ou de
l'emploi de bombes au phosphore contre des civils irakiens. Complice
aussi de l'utilisation d'obus et de missiles à uranium appauvri, de
l'absence d'interdiction des mines anti-personnelles et des bombes à
fragmentation, et du refus américain de ratifier le protocole de Kyoto
sur les émissions de CO2.



La garde rapprochée de Sarkozy qui attend dans l'ombre

La "garde rapprochée" de Sarkozy est constituée par Brice
Hortefeux et
Christian Estrosi, ses fidèles depuis toujours. Il les a nommé à ses
cotés au ministère de l'Intérieur, et ils seront
récompensés par des
postes-clé si Sarkozy arrive au pouvoir.

Tous les deux se situent franchement à l'extrême-droite, encore plus
que leur mentor. Sorte de Dick Cheney français, Brice Hortefeux
n'aurait pas déparé au gouvernement de Vichy. Quant à Christian
Estrosi, c'est un clone de Sarkozy avec l'intelligence en moins et les
"connexions niçoises" en plus. (il est président du conseil
général
des Alpes Maritimes, un poste précédemment occupé par Jacques
Médecin)

Brice Hortefeux sera probablement nommé ministre de l'intérieur, ce
qui laisse présager le pire.

Pour faire plus ample connaissance, voici quelques photos des
"lieutenants" de Sarkozy...


Brice Hortefeux


Christian Estrosi



Un ticket sans retour

Si Nicolas Sarkozy est élu, il généralisera les machines à
voter, ce
qui lui permettra de truquer les prochaines élections, comme Bush aux
Etats Unis.

Les machines à voter sont une grave menace pour la démocratie, car
elles sont facilement piratables par des virus informatiques destinés
à modifier le comptage des votes, ou par le remplacement de composants
par des versions truquées. De plus, les machines à voter signifient la
fin de l'anonymat du vote, car l'électeur doit s'identifier par une
carte magnétique qu'il doit insérer dans la machine pour valider son
vote. Techniquement, rien n'empêche que les machines gardent en
mémoire qui a voté quoi.

Nicolas Sarkozy s'est déjà déclaré favorable aux machines
à voter. Les
élections de 2007 risquent donc bien d'être les dernières
élections
démocratiques en France.






Vidéos





Edwy Plenel avertit du danger que représente Sarkozy

Edwy Plenel, journaliste et directeur de la rédaction du journal Le
Monde, explique pourquoi Nicolas Sarkozy agraverait toutes les crises
dont souffre la France, et pourquoi il serait un danger pour la
démocratie.




Portrait de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy fait actuellement beaucoup d'efforts pour faire
oublier qui il est vraiment. Voici donc un clip-mémo des ses
principales actions et déclarations (cliquer sur le bouton play pour
démarrer la vidéo)









Livres






"L'année du sang - un dictateur en France" de Christophe Ferré

Au début du XXIè siècle, une dictature s'installe en France...

Deuxième tour de l'élection présidentielle: un candidat populiste,
qui
a joué sur la peur dans les médias, est face à son adversaire,
symbole
du politiquement correct. Des attentats viennent d'ensanglanter la
France. Une aubaine pour celui qui a fait de l'insécurité le thème
majeur de sa campagne. Dans sa tête, sans jamais le dire, le candidat
populiste n'a qu'un seul désir: instaurer une dictature d'un genre
nouveau.

Extrait:
"22 avril. Cormoran sourit timidement en apprenant les résultats du
premier tour de l'Élection. Il ne sait pas pourquoi il sourit. Il est
heureux, et en même temps, il a peur, terriblement peur. Le destin
frappe à sa porte. Tout ça est-il raisonnable?

Il pleut sur Paris, sur la France, sur les collines, les champs de
blés, les forêts, les montagnes, les vallées, la mer ourlée de
vagues.
Il pleut sur les dunes de Gascogne. Il pleut sur les étangs de la
Dombes. Il pleut sur Montélimar, sur Varennes, sur Sisteron, sur
Brienne-le-Château. Il pleut sur la baie de la Somme. Il pleut sur
Nice. Il pleut sur Chambord et les citadelles cathares. Il pleut sur
les ajoncs d'Armorique et les bruyères d'Ardèche. Il pleut sur les
jonquilles fraîches dans le printemps nouveau. Il pleut depuis une
semaine, ça ne s'arrête pas. La France se noie dans la pluie fine. On
dirait que le ciel a voulu s'y mettre lui aussi, il a voulu tout
gâcher, tout brouiller.

Cormoran est triste. Pourquoi? Il ne devrait pas. Il devrait fêter ça.
Se retrouver au second tour de l'Élection, c'était un rêve fou, depuis
des années. Depuis sa naissance? Devenir l'Élu suprême. Le pouvoir est
à portée de main."

Lire la critique



"La France d'après"  (collectif)

"La France d'après" est une fiction d'anticipation sur l'après mai
2007. 17 auteurs de littérature noire y ont contribué. Ce livre, qui
est leur sombre description d'une France qui serait dirigée par
Nicolas Sarkozy, est paru jeudi 8 mars aux éditions Privé.


Voir l'interview de l'initiatrice du projet




"Misère du Sarkozysme : Cette droite qui n'aime pas la France" de Paul
Ariès

Le sarkozysme n'est pas que Sarkozy, ni tout Sarkozy. Courant
politique largement importé, il est la version française de la contre-
révolution néo-conservatrice qui a déjà triomphé dans
de nombreux
pays. En rupture avec la tradition républicaine, il réalise une
synthèse entre la vieille droite orléaniste, ralliée à la
république
faute de mieux, et le néo-conservatisme, étranger à toutes les
traditions politiques et philosophiques libérales françaises: la
droite française ne serait jamais assez à droite car notre tradition
libérale serait un faux libéralisme. Sorte de revanche par procuration
de la France de l'Ancien Régime, le sarkozysme ne cesse de rêver que
la nation se brouille avec Marianne pour se jeter dans les bras de
Marie. Le jeu dangereux de Sarkozy envers un certain islam n'aurait-il
d'autre but que de remplir les églises, d'importer en France la thèse
du "choc des civilisations" et de revoir nos alliances stratégiques?
Sarko l'Américain et Sarko l'Israélien ont un seul but: s'en prendre
à
la "grandeur" de la France. Le sarkozysme n'est pas seulement une "
droite décomplexée ", mais une droite qui n'aime pas la France telle
qu'elle résulte de son histoire. Véritable machine de guerre contre
nos valeurs, il n'aurait de cesse, au pouvoir, de virtualiser encore
davantage la Liberté, l'Egalité et la Fraternité pour les remplacer
par sa propre devise: Travail, Respect, Patrie. Le sarkozysme
emportera tout sur son passage: notre modèle social, construit au
cours du XXe siècle, mais aussi la République née de 1789 et, avec
elle, l'histoire presque millénaire de notre Etat-nation. La droite
française doit se ressaisir pour que Nicolas Sarkozy perde dans son
camp. Il faut aussi que la gauche redevienne enfin capable de vivifier
ses propres valeurs pour lui opposer, avec une autre mémoire, un autre
futur.



"Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, ministre des libertés
policières :
Candidat à la Présidence de la République" de Jean-Jacques
Reboux

Ce livre est le cri d'alarme d'un citoyen, lancé au nom de toutes
celles et ceux qui ont été un jour victimes de violences policières,
ou qui pourraient le devenir (car cela peut arriver à n'importe qui),
à propos de quelques questions essentielles sur l'avenir des libertés
dans la République. Il comprend un glossaire intitulé : "De la police,
de ses coutumes, de son répertoire, et des différents moyens offerts
par la société au citoyen pour se protéger des abus de certains de
ses
membres dévoyés". Le 24 juillet 2006 dans le 17e arrondissement de
Paris, à la suite d'un banal contrôle routier, ayant contesté un PV
sanctionnant une infraction imaginaire, j'ai été violemment
interpellé
puis conduit au commissariat, menotté aux poignets et aux chevilles,
après m'être entendu dire par un des 12 policiers présents: "T'as
de
la chance qu'il soit pas président!" Cette menace, allusion directe au
ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection
présidentielle de 2007, fait froid dans le dos. C'est pourquoi j'ai
décidé d'écrire a ce ministre, qui ne rate pas une occasion,
lorsqu'il
est question d'insécurité et de délinquance, de jeter la pierre
à la
"racaille" aux "voyous", aux "juges laxistes", mais se
soucie bien peu
de la dignité des victimes quand la violence qui leur est faite relève
de la responsabilité de policiers en uniforme, citoyens au-dessus des
lois, protégés parles séquelles nauséabondes d'une raison
d'Etat
indigne de notre République.



"Le petit démagogue : Nicolas Sarkozy et les neuf règles de base de la
démagogie efficace" de Jean-Luc Porquet

Il a un bagout d'enfer. Avance à coup de scandales. Attise les peurs
et promet de la poigne. Reste insensible aux faits. Et se prend pour
le sauveur. Nicolas Sarkozy est notre nouveau démagogue.

Depuis toujours, les démagogues appliquent la même poignée de recettes
pour mener les peuples par le bout du nez. Des recettes que Sarkozy,
toujours à l'affût des dernières trouvailles en matière de
communication, ne cesse de perfectionner. Jean-Luc Porquet les expose
et les décortique ici. Et montre comment elles ont déjà beaucoup
servi, en dressant les portraits de neuf démagogues illustres, du Grec
Cléon au tonitruant Poujade, en passant par la passionaria Evita
Peron, le général Boulanger, le terrible moine florentin Savonarole.
Et bien sûr Jean-Marie Le Pen, dont Sarko affirme haut et fort vouloir
récupérer l'électorat... mais à qui il a déjà
emprunté des idées et
des postures.

En ces temps où le petit démagogue ne cesse de manipuler l'opinion
sous prétexte de "parler vrai", cet ouvrage incisif et décapant
invite, tout simplement, à lui rire au nez.



"Traité de démagogie appliquée : Sarkozy, la récidive et
nous" de
Serge Portelli

La démagogie, ce n'est pas flatter le peuple, c'est l'abaisser.
L'histoire est pleine de ces flagorneurs-là, prêts à tout pour asseoir
leur popularité et forcer leur succès. Le mal est ancien, c'est le
corollaire d'une démocratie qui dépérit. En décembre 2005, en
plein
couvre-feu, est votée une loi sur la récidive. La peur du crime a
toujours été l'un des terrains favoris des populistes. Fondé sur une
falsification de la réalité et de la pratique des tribunaux, sur une
méconnaissance totale de ce qu'est la récidive, ce texte ne sert qu'à
alimenter un discours électoraliste: celui du ministre de l'Intérieur
Nicolas Sarkozy. Ce livre décortique, à travers l'exemple de cette loi
inutile et bête, cas parfait de la démagogie en marche, la méthode
Sarkozy, médiatique et sournoise.



"Nicolas Sarkozy, enquête sur un homme de pouvoir" de
Frédéric
Charpier

Sa vie, son action politique, ses idées. Tout semble limpide chez
Nicolas Sarkozy. L'homme ne cache rien, il est direct, spontané,
énergique... Ce portrait flatteur résulte avant tout du formidable
système médiatique que Nicolas Sarkozy a déployé autour de
lui. Jamais
les médias n'auront à ce point contribué à créer, en
France, un homme
politique, à tracer et à nourrir son destin, à fabriquer sa
légende et
sa popularité. Mais surexposition médiatique ne rime pas forcément
avec transparence. Qui est le véritable Nicolas Sarkozy? Un
authentique réformateur ou un manipulateur sectaire? Qui sont les
hommes qui l'entourent et qui l'inspirent? Enfin et surtout, quelles
sont réellement ses idées? Son bilan est-il bien celui qu'il met en
avant? Une enquête fouillée, un livre sans concessions, indispensable
en prévision des futures élections présidentielle.



"Nicolas Sarkozy, La fringale du pouvoir" de William Emmanuel

Dans une France déboussolée, Nicolas Sarkozy se présente comme un
homme de rupture, un homme nouveau qui promet de faire de la politique
autrement. Cette démarche paraît séduire l'électorat - qui le
place
très haut dans les sondages - et les médias qui semblent le découvrir
alors qu'il fréquente les allées du pouvoir depuis le milieu des
années 1970. Il est donc temps de se pencher sans a priori sur le
parcours d'un homme qui rêve de s'installer à l'Elysée. Qui est ce
gros travailleur et bon orateur, qui a longtemps bluffé Jacques Chirac
auquel il a voulu ressembler, avant de le délaisser pour rejoindre
Edouard Balladur et qui, depuis, se pose en adversaire? Par quoi est
animé cet élu pressé et obsédé par le pouvoir, cet
avocat de formation
qui n'hésite devant aucun effet, quitte à mettre en scène sa vie
privée, pour parvenir à ses fins? Quel est, en outre, le bilan du
ministre certainement le plus médiatisé de la Ve République?
Existe-t-
il un hiatus entre ses promesses et les faits? Comment juger son
parcours? Qui l'entoure? Privilégie-t-il la communication à l'action?
Autant de questions étudiées avec impartialité dans cette
enquête
biographique à la fois passionnante et fournie. Un livre ni opposé ni
partisan, qui délivre les clefs permettant de comprendre le véritable
Nicolas Sarkoz.



"Sarkozy, mode d'emploi" de Noël Mamère

C'est un séducteur professionnel. Cela se voit, cela se chuchote, cela
s'entend, cela se dit. [...] Son objectif, il le répète avec un aplomb
désarmant, est d'accéder à la fonction suprême. Son rêve
de toujours :
devenir président de la République. A vingt ans, il le confessait
déjà
à ses proches. La cinquantaine passée, il n'a jamais été aussi
près du
saint Graal. Pour s'en emparer tous les moyens sont bons. La
démagogie, la stigmatisation, l'esbroufe. Or l'homme a des idées, un
projet, une stratégie, du charme aussi. Ce en quoi il est dangereux.
Et, pour hypnotiser les Français en leur annonçant jour après jour
que
tout va changer grâce à lui, il n'a pas son pareil. Il manie le
langage et la société du spectacle avec une virtuosité
éprouvée, au
sujet de la lutte contre la délinquance, de la double peine, de la
justice, des discriminations, de la sécurité ou de la place des
religions dans la cité. Chantre d'une France propre qui nettoie les
banlieues au Kärcher, il annonce son intention d'assainir la Corse et
de remettre au pas les juges. Ainsi Sarkozy revisite-t-il le
populisme... Mais "l'effet Sarkozy", qui fonctionne si bien auprès de
nombreux Français, déçus par leurs représentants politiques et
sensibles à la peur instrumentalisée par le ministre de l'Intérieur,
n'est qu'une bulle. Non seulement les lois que Sarkozy a fait voter
par sa majorité sont liberticides, mais, sous le manteau des (fausses)
évidences, ses projets le sont encore plus. Tout simplement, Sarkozy
n'est que le tenant d'une droite dure, qui puise son inspiration dans
les méthodes des trois B, de Bush, Blair et Berlusconi. Il est temps
que des voix s'élèvent pour dénoncer cette imposture. Noël
Mamère
démonte ici, avec brio et conviction, les moyens et les objectifs d'un
" bluff d'Etat permanent ".






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