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Un mur à abattre

Von: E. Lebreton (rclbrtn7@gmail.com) [Profil]
Datum: 04.11.2009 21:06
Message-ID: <2b80fec3-1620-42bb-9907-497262d58d45@f16g2000yqm.googlegroups.com>
Newsgroup: fr.soc.politique
La liberté de la presse en Israël

La « seule démocratie au Moyen-Orient » plonge à la 150e place
dans
le
classement de Reporters sans frontières et accuse l’organisation
d’être financée par le terrorisme.

Daniel Seaman est le cauchemar des correspondants de la presse
internationale en Israël. II est le directeur du Bureau gouvernemental
de la presse (GPO) à Jérusalem et, en tant que tel, décide à
qui
donner une carte de journaliste accrédité, à qui interdire l’entr
ée à
une conférence de presse ou dans une zone de conflits. Ses choix sont
toujours politiques et sa politique est de droite., pour ne pas dire
d’extrême-droite. Bref, Daniel Seaman est le censeur en chef des
media, à un moment où la censure militaire – la seule ayant des
prérogatives officielles – se fait discrète et relativement
permissive.

La semaine dernière, ledit Daniel s’est lâché sur les ondes.
Interviewé à propos du dernier rapport de Reporters sans frontières
sur la liberté de la presse à travers le monde, il a d’abord accusé
RSF d’être une agence soutenue et financée par le terrorisme
international (sic) et de défendre des terroristes déguisés en
journalistes. Interrogé sur sa responsabilité dans la décision
d’interdire l’accès à Gaza l’hiver dernier, ce qui donnait le mon
opole
de l’information aux chaînes arabes sur place, il a répondu que
l’armée n’avait pas à s’embarrasser de journalistes quand elle
était «
en guerre » et que, de toute façon, les Américains avaient fait de
même en Irak. A propos de l’accusation de RSF concernant l’assassinat
de 3 journalistes à Gaza au cours de l’opération Plomb durci, Seaman
a
répété qu’il s’agissait de terroristes.

Le pire, dans cette interview, c’est le peu de cas qu’il fait de la
presse, alors qu’il est payé pour aider les journalistes à faire leur
travail. Le monde idéal, pour le directeur du GPO, c’est un monde où
il n’y aurait pas de journalistes mais uniquement un porte-parole du
gouvernement.

En lisant plus en détail le rapport de RSF, on peut comprendre que les
autorités israéliennes soient mal à l’aise. Celle qui aime se
qualifier de « seule démocratie au Moyen-Orient » a été,
suite
à
l’offensive à Gaza, dégradée de la 47e position à la 93e
derriè
re la
Guinée Bissau, la Mongolie et l’Ukraine. En réalité, la situation e
st
pire encore quand les enquêteurs de RSF prennent en compte l’Israël
«
réel », à savoir Israël ET les territoires occupés. Le
pays se
retrouve alors en queue de peloton, à la 150e place, derrière la
République du Congo, le Soudan et … l’Irak.

Certes, Israël a d’honnêtes et courageux journalistes comme Akiva
Eldar, Amira Hass et Gideon Levy, mais ce que nous rappelle Reporters
sans frontières, c’est qu’ils sont aujourd’hui l’exception dans u
n
paysage médiatique de plus en plous muselé.

Michel Warschawski

publié par Siné hebdo

http://www.sinehebdo.eu

http://www.france-palestine.org/article13072.html

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