Re: Les sionistes s attaquent a la Turquie
Von: P@lp@tine02 (padawanebr1@hotmail.com) [Profil]
Datum: 04.11.2009 20:20
Message-ID: <0bee992d-94dc-4946-8113-15fd3d011fd7@w19g2000yqk.googlegroups.com>
Newsgroup: fr.soc.politique
Datum: 04.11.2009 20:20
Message-ID: <0bee992d-94dc-4946-8113-15fd3d011fd7@w19g2000yqk.googlegroups.com>
Newsgroup: fr.soc.politique
On 4 nov, 18:21, Pagno <danisa...@tiscali.it> wrote: > En février dernier, dans le n° 7 du bimestriel Flash, j’évoquais la > situation de la Turquie, qui se sentant repoussée par les Européens e t > traitée en subalterne par la puissance militaire américaine, > retrouvait ses réflexes ottomans, s'autonomisait et lorgnait vers > Moscou. > > Il n’est pas inutile de relire ce que j’écrivais alors : > > « L'aigreur, vis-à-vis de l'Union européenne, qui rechigne à > l’adhésion d’Ankara, est perceptible dans toutes les couches de la > société turque. De même les élites militaires d'Istanbul ne cache nt > pas leur mauvaise humeur, depuis que George Bush, pour les besoins de > la guerre en Irak, a permis la création d’un quasi-État kurde dans le > nord de ce pays. Ainsi se développe un courant d’idées qui, peu à peu, > rassemble des cadres musulmans de l'AKP, des membres de l’appareil > militaire, des représentants de l’élite laïque et tout un peuple > travaillé par des pulsions nationalistes. A défaut d’entrer dans > l’Europe, nombreux sont ceux qui pensent que la Turquie peut jouer un > rôle important dans la politique internationale, en s’appuyant sur la > Fédération de Russie : comme le relève Thierry Portes, envoyé sp écial > du Figaro à Istanbul « au sud, la Syrie et l'Irak justifient des > missions de bons offices avec Israël, la paix au Proche-Orient et les > tensions avec Washington obligent à entretenir le dialogue avec > l'Iran ; plus loin, regardant vers des profondeurs stratégiques > pendant des décennies oubliées, la Turquie tente de rapprocher > Afghanistan et Pakistan. Avec l'Arménie et la Géorgie, c'est la paix > dans le Caucase qui est en jeu, la sûreté en mer Noire, et le dialogu e > avec la Russie. Enfin à l'Ouest, vers l'Europe, voilà les Balkans o ù > la diplomatie turque aime à rappeler que les Russes ont des devoirs > pour mieux rappeler ses anciennes prérogatives ottomanes. » > > Au ministère des Affaires étrangères turc, on parle maintenant de l a > Russie comme d’une alliée, on soutient nombre de ses positions comme > celles sur l'indépendance du Kosovo ou sur le refus de l’intégratio n > de l'Ukraine dans l'Otan, et on l’invite à participer au projet > Nabucco, cette route énergétique partant d'Iran dont les Européens > entendaient l’exclure… Dans le même temps, la Turquie a sérieusem ent > ralenti le rythme des réformes qui étaient exigées d’elle comme > préalable à son intégration dans l’Europe, montrant concrètemen t son > moindre intérêt. » > > Ces dernières semaines, cette évolution de la politique étrangère de > la Turquie a été telle que le néo-con yankee, Daniel Pipes, a publi é, > dans le Jerusalem Post du 28 octobre 2009, un billet au titre sans > ambiguïté : La Turquie, ce n'est plus un allié. > > Et notre homme d’y mettre en avant quelques événements signifiants > récents. Pour lui, trois événements survenus tout au long du mois > d’octobre révèlent l'ampleur de ce changement. > > Le premier s'est produit le 11 octobre avec la nouvelle que l'armée > turque- bastion de longue date de la laïcité et défenseur de la > coopération avec Israël- avait brusquement demandé aux forces > israéliennes de ne pas participer à l'exercice annuel de la Force > aérienne turque. Erdogan a mentionné des « sensibilités diplomati ques > » pour justifier l'annulation et le ministre des Affaires étrangère s, > Ahmet Davutoglu, a parlé de « sensibilité à propos de Gaza, Jér usalem- > Est et la mosquée d'Al-Aqsa ». > > Le deuxième événement a eu lieu deux jours plus tard, le 13 octobre , > lorsque le ministre des Affaires étrangères de Syrie, Walid al- > Moallem, a annoncé que les Forces turques et syriennes venaient juste > « d'effectuer des manœuvres près d'Ankara ». > > Le troisième événement a été la rencontre de dix ministres turc s, > dirigés par Davutoglu, de leurs homologues syriens , le même jour, > pour des pourparlers sous l'égide du nouveau « Haut Conseil de > Coopération stratégique Turquie-Syrie ». Les ministres ont annonc é > qu'ils avaient signé près de quarante accords, à mettre en œuvre dans > les dix jours ; que seraient réalisés des exercices militaires > terrestres conjoints, plus complets et plus approfondis et que les > dirigeants des deux pays allaient signer un accord stratégique en > novembre. En conclusion le Conseil a publié une déclaration conjointe > annonçant la formation d'un « partenariat stratégique durable » « > entre les deux parties ». > > Mais, comme le remarque Daniel Pipes l'amélioration des relations avec > Damas n’est qu'une partie d'un effort beaucoup plus important d'Ankara > pour renforcer les relations avec les Etats régionaux et musulmans, > une stratégie énoncée par Davutoglu dans son livre paru en 2000 « > Profondeur stratégique : la position internationale de la Turquie ». > L’actuel ministre des Affaires étrangères y prévoit de réduire les > conflits avec les voisins , la Turquie émergeant alors comme une > puissance régionale. Dans cette stratégie est implicite la > distanciation de la Turquie, de l'Occident en général et d'Israël e n > particulier. > > Daniel Pipes, n’est pas le seul à s’inquiéter. A Tel Aviv, l’an alyste > Barry Rubin a déjà tranché : « le gouvernement turc est plus proc he > politiquement de l'Iran et de la Syrie que des Etats-Unis et d'Israël > » et Caroline Glick, éditorialiste du Jerusalem Post, le confirme : « > Ankara a déjà quitté l'alliance occidentale et est devenue un membr e à > part entière de l'axe iranien. » > > Or ce changement capital dans les choix géopolitiques de la Turquie > est lourd d’implications dont la principale à nos yeux est sans doute > la mise tacite sous le boisseau de l’entrée de la Turquie dans l’Un ion > européenne. > > L’avenir nous dira si les rapports de force à Ankara et les manœuvr es > des grandes puissances font que cette nouvelle orientation > géostratégique de la Turquie est maintenue. > > En attendant, il se pourrait bien qu’un autre pays frappe à la porte > d’entrée de l’Europe : Israël, au sujet duquel, le porte-parole d e la > diplomatie européenne, Javier Solana, a déclaré, le 21 octobre dern ier > « Israël est plus proche de l'Union européenne que ne l'est la Croa tie > (...) Israël, permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union > européenne sans être membre de ses institutions ». > > Si cette volonté d’intégration de l’entité sioniste dans l’Un ion > européenne se concrétisait, gageons que les hommes politiques qui s ’y > opposeraient seraient bien moins nombreux que ceux qui ont lutté > contre l’éventuelle adhésion de la Turquie. > > Source: voxnr.com +1 ![ Auf dieses Posting antworten ]
