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Wikipidia une encyclopédie ensongère qui présente Soufisme comme "gentil islam" -

Von: jerrykan (jerrykan@volcanomail.com) [Profil]
Datum: 04.07.2009 21:11
Message-ID: <4f4c0a72-9bd9-4c74-9032-e41860fafc0d@b9g2000yqm.googlegroups.com>
Newsgroup: fr.soc.politique
Le texte ci-dessous vient mettre en doute les fameux messages d' amour
des soufistes, autre dispositif de la désinformation musulmane....


Les Capitulations de Umar
(al-shurût al-‘umariyya)
présentées par le maître du soufisme, Ibn ‘Arabî


extrait de : SCATTOLIN Giuseppe,

Soufisme et Loi dans l’Islam :

un texte de Ibn ‘Arabî sur les sujets protégés (ahl al-dhimma)
in COLL., L’Orient chrétien dans l’empire musulman. Hommage au
professeur Gérard Troupeau, coll. Studia Arabica n° 3, Versailles, éd
.
de Paris, 2005



— Au nom de Dieu, le maître du soufisme, Ibn ‘Arabî, reproche à
Kaykâ’ûs I, prince de Konya en Anatolie (1211 – 1220), de relâche
r
l’oppression des chrétiens  —


“Ô toi [le prince], Dieu t’a donné ses bienfaits et Il t’a plac
é comme
son lieutenant : tu es en fait lieutenant (nâ’ib) de Dieu devant ses
créatures, tu es sa vaste ombre (zill) sur sa terre. Fais donc justice
en faveur de ceux qui subissent l’injustice, et contre ceux qui
agissent injustement. Ne te laisse pas tromper par le fait que Dieu
t’a donné le pouvoir et qu’Il a placé le pays sous ta domination, s
i,
depuis, tu continues à agir contre Lui, en commettant l’injustice et
en transgressant ses prohibitions (hudûd).
La tolérance qu’Il montre à ton égard, en te gardant à ta
place [
de
pouvoir], n’est qu’un renvoi [de son jugement], et ce n’est pas un
signe de négligence [de la part de Dieu]. En effet, entre toi et [le
moment où] tu connaîtras [le résultat de] tes actions, il ne reste
[qu’un pas] : que tu franchis au moment fixé [de ta mort], lorsque tu
descends aux demeures où tes pères sont allés avant toi. Ne sois pas,
donc, d’entre ceux qui regretteront [leurs actions] à ce moment-là :
parce que le fait d’avoir des regrets, alors, n’aura pas d’utilité.
Ô toi [le prince], sache que d’entre les faits les plus graves et les
plus honteux qui sont arrivés à l’Islam et aux musulmans [dans ces
temps] – même s’il a peu de gens qui s’en inquiètent ! – il y a
:
l’élévation [du son] des cloches [des églises], les manifestations
publiques de la mécréance (kufr), les privilèges donnés
à
l’associationnisme (shirk, désigne aussi les chrétiens) dans ton pays
,
et l’abolition des capitulations (shurût) établies par le prince des
croyants ‘Umar b. al-Khattâb – que Dieu soit satisfait de lui ! – e
n
ce qui concerne les ‘gens protégés’ (ahl al-dhimma).

En particulier :
“Ils [les chrétiens] ne bâtiront pas de nouvelle église, ni de
couvents ni de cellules ni d’ermitages dans leurs villes ou dans les
territoires avoisinants. Ils ne renouvelleront pas [ces lieux], de
sorte qu’il faut les laisser tomber en ruine ; il n’empêcheront pas
les musulmans [d’utiliser] leurs églises, de telle façon que ceux-ci
[les musulmans] puissent y séjourner pendant trois nuits et ils [les
chrétiens] leur fourniront la nourriture.
Ils [les chrétiens] ne donneront pas l’hospitalité à des espions, e
t
ils ne cacheront aux musulmans aucun genre de conspiration [qu’il y
ait] contre eux ; ils n’enseigneront pas le Coran à leurs fils ; ils
ne manifesteront pas leur associationnisme (shirk) ; ils n’empêcheront
pas leurs proches d’embrasser l’Islam, s’ils le désirent.
Ils montreront du respect aux musulmans, et ils se lèveront de leurs
sièges quand ceux-ci [les musulmans] voudront s’y asseoir ; ils ne se
feront semblables aux musulmans en rien de ce qui concerne le
vêtement, le chapeau, le turban, les sandales et la coiffure ; il ne
prendront ni les noms ni les titres des musulmans.
Ils [les chrétiens] ne chevaucheront pas sur la selle, ils ne
porteront pas d’épée à la ceinture, et ils ne posséderont pas
d
’autre
genre d’armes ; ils n’utiliseront pas les lettres arabes dans leurs
sceaux, et il ne vendront pas de boisson alcoolisées ; ils couperont
la partie antérieure de leur chevelure (sur le front), ils garderont
partout leur façon de s’habiller, et ils porteront aussi une ceinture
(zunnâr) autour de la taille.
Ils [les chrétiens] n’exhiberont ni leurs croix ni leur livres dans
les rues parcourues par les musulmans ; ils n’enterreront pas leurs
morts à coté des morts musulmans, ils ne feront sonner leurs cloches
que très doucement, ils n’élèveront pas la voix en lisant dans leur
s
églises, qui sont proches des musulmans.
Ils [les chrétiens] ne feront pas de tours [en procession], ils
n’élèveront pas la voix en accompagnant leurs morts [aux funéraille
s]
et ils n’allumeront pas de feu [des bougies] en faisant cela. Ils
n’achèteront pas les esclaves qui ont étés destinés aux
musulmans
.
Au cas où ils transgresseront une quelconque de ces capitulations
(shurût) qui leur sont imposées, ils [les chrétiens] n’auront plus
de
droit de protection (dhimma), et dans ce cas-là il sera licite aux
musulmans de les traiter comme des gens rebelles et séditieux”.
Ceci est le texte [des capitulations] écrit par ‘Umar b. al-Khattâb
–
que Dieu soit satisfait de lui !
En outre, il est aussi une tradition authentique de l’Envoyé de Dieu
–
que Dieu lui donne sa bénédiction et sa paix ! – selon laquelle il a
dit : ‘On ne bâtira pas d’église en Islam, et on ne renouvellera
aucune église qui tombe en ruine’. Réfléchis, donc, bien à mon
écrit,
et tu vas avoir  – avec la permission de Dieu – le juste guide pour te
comporter selon ce que les circonstances demandent. Et paix [avec
toi]”.


Ici se termine le texte de la recommandation d’Ibn ‘Arabî, qui est
suivi par un poème qu’il écrivit en l’honneur du prince seldjoukide
…
Le texte d’Ibn ‘Arabî est une version partiellement abrégée, et a
vec
des variantes mineures, d’un original arabe de ce qu’on appelle les
‘Capitulations de‘Umar’ (al-shurût al-‘umariyya)…

Il faut bien remarquer, dans tous cas, que ces capitulations, qu’on
appelle aussi le pacte de ‘Umar (mîthâq ‘Umar), indiquent une attit
ude
plus dure à l’égard des minorités non-musulmanes, que les
capitulations que le Prophète Muhammad lui-même stipula avec les non-
musulmans dans ce qu’on appelle la ‘Constitution médinoise’.

Beaucoup de chercheurs, toutefois, ont mis en doute l’authenticité des
‘Capitulations de ‘Umar’. Ce texte ne serait en effet qu’un apocryp
he
tardif, écrit peut-être dans la seconde moitié du règne
Omeyyade,
quand la politique envers les minorités non-musulmanes, et
spécialement chrétiennes, devint plus rigoureuse.

MAIS CE QUI EST LE PLUS IMPORTANT dans le contexte présent, c’est le
fait que la tradition musulmane accepta ces ‘Capitulations’ comme
authentiques, et ainsi elles devinrent une référence majeure pour la
législation islamique postérieure.

Par conséquent, tout gouverneur musulman qui voulait traiter les
‘sujets protégés’ (ahl al-dhimma) en accord avec la loi islamique,
faisait automatiquement référence à ce texte…
Il faut aussi rappeler que, dans le siècle suivant, une autre figure
éminente, le penseur musulman Taqyî al-Dîn Ibn Taymiyya (m. 728/1238)
– dont la rigueur dans l’interprétation de la loi islamique était
célèbre – fera référence, lui aussi, aux ‘Capitulations de ‘U
mar’ (al-
shurût al-‘umariyya) comme à un texte juridique fondamental pour la
direction de la politique musulmane envers les ‘sujets protégés’ (a
hl
al-dhimma).

Même de nos jours, ces ‘Capitulations’ demeurent une référence ma
jeure
pour les gouvernements de plusieurs pays qui se proclament
‘islamiques’, tels que l’Arabie Saoudite, le Soudan, le Pakistan,
Yemen, Algérie, Maroc, Soudan, Nigeria etc.

En outre, beaucoup de mouvements islamistes contemporains, que l’on
peut qualifier d’‘intégristes’ ou de ‘radicaux’, à cause de l
eurs
projets de restauration intégrale de la loi islamique (sharî‘a),
demandent que tout gouvernement qui se veut ‘vraiment musulman’,
applique à la lettre, toutes ces ‘Capitulations’ dans ses relations
avec les non-musulmans ; il s’agit, en effet, de la même demande
qu’Ibn ‘Arabî faisait à son ami, le prince de Konya.

Quand on pense que l' "œuvre" d' Ibn Arabi est le sommet du soufisme,
on découvre tout le maquillage flatteur et trompeur des textes sur Ibn
Arabi dans WIkipedia/

L' islam est une idéologie totalitaire confirmée.



Il est donc évident, que ces ‘Capitulations de ‘Umar’ ont joué, e
t
continuent toujours à jouer un rôle majeur dans l’histoire juridique
et politique de l’Islam, au niveau des théories aussi bien que des
pratiques. Il ne faudrait pas oublier, en effet, que l’Islam n’est pas
une ‘religion’ au sens ‘occidental’ du terme, c’est à dire un f
ait
privé, mais il est aussi et toujours un système juridique et
politique. Toutes ces dimensions (religieuse, juridique et politique)
sont contenues dans le mot sharî‘a, ‘loi divine’ : une loi qui
concerne tous les aspects de la vie des musulmans, tant par rapport à
leur foi que par rapport à leur façon d’agir. L’Islam, en fait, s
’est
toujours présenté comme ‘religion et politique’ (dîn wa-dawla) en
même
temps : c’est-à-dire, comme une ‘religion globale et intégrale’,
qui
veut embrasser et régler tous les aspects de la vie humaine…

En tout cas, quand on parle de la soi-disant ‘tolérance islamique’
à
l’égard des non-musulmans, il ne faudrait jamais oublier que cette
tolérance était entendue et pratiquée dans le cadre de ces
‘Capitulations’ qui, comme on vient de le voir, et nous le rappllle
avec complaisance le prince du soufisme, étaient assez peu
‘tolérantes’, et qui comportaient, au contraire, beaucoup de
discriminations haineuses dirigées vers les non-musulmans.

En outre, les modalités concrètes d’actualisation de ces ‘shurût
’
changeaient beaucoup, selon les circonstances historiques, et parfois
selon …les humeurs et les intérêts de chaque gouverneur.

Il faut reconnaître que les ‘Capitulations de ‘Umar’ ont toujours
représenté une référence majeure : elles représentaient
le ‘mod
èle
idéal’ duquel tout gouverneur qui voulait être, ou quand même
paraître, ‘vraiment musulman’, devait inspirer sa conduite.

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