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La CIA et le laboratoire iranien

Von: poLop (lpolop@gmail.com) [Profil]
Datum: 04.07.2009 19:52
Message-ID: <170d9330-2606-4e17-810e-9160ccc9d427@t21g2000yqi.googlegroups.com>
Newsgroup: fr.soc.politique
De Mossadegh à Ahmadinejad
par Thierry Meyssan*

La nouvelle d’une possible fraude électorale s’est r
épandue à Téhéran
comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue
les part
isans de
l’ayatollah Rafsanjani contre ceux de l’ayatollah Khamenei.
Ce chaos
est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en ino
ndant
les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate
cette expérience de guerre psychologique.

En mars 2000, la secrétaire d’Etat Madeleine Albright a admis
que
l’administration Eisenhower avait organisé un changement de r
égime, en
1953, en Iran et que cet événement historique explique
l’
hostilité
actuelle des Iraniens face aux Etats-Unis. La semaine dernière, lors
de son discours du Caire adressé aux musulmans, le président
Obam
a a
officiellement reconnu qu’«en pleine Guerre froide, les Etats-
Unis ont
joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement
irani
en
démocratiquement élu».1
A l’époque, l’Iran est contrôlée
par une mon
archie d’opérette dirigée
par le Shah Mohammad Reza Pahlavi. Il avait été
placé sur le
trône par
les Britanniques, qui avaient forcé son père, l’officier
cosaque pro-
nazi Reza Pahlavi, à démissionner. Cependant, le Shah doit
compos
er
avec un Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh. Celui-ci,
avec l’aide de l’ayatollah Abou al-Qassem Kachani, national
ise les
ressources pétrolières.2 Furieux, les Britanniques convainquent l
es
Etats-uniens qu’il faut stopper la dérive iranienne avant que
le pays
ne sombre dans le communisme. La CIA met alors en place l’Opér
ation
Ajax visant à renverser Mossadegh avec l’aide du Shah, et Ã
  le
remplacer par le général nazi Fazlollah Zahedi, jusque
là d
étenu par
les Britanniques. Il installera le régime de terreur le plus cruel de
l’époque, tandis que le chah servira de couverture à ses
exactions en
posant pour les magazines people occidentaux.
L’opération Ajax – un modèle de subversion

L’opération Ajax fut dirigée par
l’archéoÂ
­logue Donald Wilber,
l’historien Kermit Roosevelt (le petit-fils du président Theod
ore
Roosevelt) et le général Norman Schwartzkopf Sr. (dont le fils
homonyme a commandé l’opération Tempête du
dése
rt). Elle reste un
modèle de subversion. La CIA imagine un scénario qui donne
l’impression d’un soulèvement populaire alors quâ€
™il s’agit d’une
opération secrète. Le clou du spectacle étant une
manifestat
ion à
Téhéran avec 8000 figurants payés par
l’Agence pour
fournir des photos
convaincantes à la presse occidentale.3
L’Histoire se répéterait-elle? Washington a
renoncé
à attaquer
militairement l’Iran et a dissuadé Israël de prendre
une
telle
initiative. Pour parvenir à «changer le
régime», lâ
€™administration
Obama préfère jouer la carte – moins dangereuse, mais plu
s aléatoire –
de l’action secrète. A l’issue de l’élect
ion présidentielle iranienne,
de vastes manifestations opposent dans les rues de Téhéran les
partisans du président Mahmoud Ahmadinejad et du guide Ali Khamenei
d’un côté, aux partisans du candidat malheureux
Mir-Hosse
in Mousavi et
de l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani de l’autre.
Elles
traduisent un profond clivage dans la société iranienne entre un
prolétariat nationaliste et une bourgeoisie qui déplore
dâ€
™Ãªtre tenue à
l’écart de la globalisation écono­mique.4
Agissant e
n sous-main,
Washington tente de peser sur les événements pour renverser le
président réélu.
Une arme nouvelle: la maîtrise des téléphones
portables

Une nouvelle fois, l’Iran est un champ d’expérimentati
on de méthodes
innovantes de subversion. La CIA s’appuie en 2009 sur une arme
nouvelle: la maîtrise des téléphones portables.
Depuis la généralisation des
téléphones portables, les
services
secrets anglo-saxons ont multiplié leurs capacités
d’inte
rception.
Alors que l’écoute des téléphones filaires
néce
ssite la pose de
bretelles de dérivation, donc des agents sur place,
l’éco
ute des
portables peut se faire à distance grâce au réseau
Echelon.
Toutefois,
ce système ne permet pas d’interception des communications t
élé­
phoniques via Skype, d’où le succès des
télépho
nes Skype dans les
zones de conflit.5 La National Security Agency (NSA) vient donc de
démarcher les fournisseurs d’accès internet du monde enti
er pour
obtenir leur concours. Ceux qui ont accepté ont été
grasseme
nt
rétribués.6
Dans les pays qu’ils occupent – Irak, Afghanistan et Pakist
an –, les
Anglo-Saxons interceptent la totalité des conversations
télé
phoniques
qu’elles soient émises par des portables ou qu’elles s
oient filaires.
Le but n’est pas de disposer de retranscription de telle ou telle
conversation, mais d’identifier les «réseaux
sociauxÂ
». En d’autres
termes, les téléphones sont des mouchards qui
per­mettent de
savoir
avec qui une personne donnée est en relation. Partant de là, on
p
eut
espérer identifier les réseaux de résistance. Dans
un second
temps,
les téléphones permettent de localiser les cibles
identifiée
s, et de
les «neutraliser».
C’est pourquoi, en février 2008, les insurgés afghans
ont
ordonné aux
divers opérateurs de stopper leur activité chaque jour de 17h
Ã
  03h,
de manière à empêcher les Anglo-Saxons de suivre
leurs dÃ
©placements.
Les antennes-relais de ceux qui ont contrevenu à cet ordre ont
ét
é
détruites.7
A l’inverse, – hormis une centrale téléphonique
t
ouchée par erreur –,
les forces israéliennes se sont bien gardées de bombarder les
rel
ais
téléphoniques à Gaza, lors de
l’opération Plomb
durci, en décembre
2008 – janvier 2009. Il s’agit là d’un changem
ent complet de stratégie
chez les Occidentaux. Depuis la guerre du Golfe prévalait la «th
éorie
des cinq cercles» du colonel John A. Warden: le bombardement des
infrastructures de téléphonie était
considéré comm
e un objectif
stratégique à la fois pour plonger la population dans la
confusio
n et
pour couper les communications entre les centres de commandement et
les combattants. Désormais, c’est le contraire, il faut prot
éger les
infrastructures de télécommunications. Durant les bombardements
d
e
Gaza, l’opérateur Jawwal8 a offert du crédit
à ses a
bonnés,
officiellement pour leur venir en aide, de facto dans l’intér
êt des
Israéliens.
Franchissant un pas, les services secrets anglo-saxons et israéliens
ont développé des méthodes de guerre psychologique
basé
es sur l’usage
extensif des portables. En juillet 2008, après l’échange
de
prisonniers et dépouilles entre Israël et le Hezbollah, des
robot
s ont
lancé des dizaines de milliers d’appels vers des portables lib
anais.
Une voix en arabe mettait en garde contre toute participation à la
Résistance et dénigrait le Hezbollah. Le ministre libanais des
télécoms, Jibran Bassil,9 avait déposé
une plainte Ã
  l’ONU contre
cette flagrante violation de la souveraineté du pays.10
Sur le même modèle des dizaines de milliers de Libanais et de Syr
iens
ont reçu un appel automatique en octobre 2008 leur proposant 10
millions de dollars contre toute information qui permettrait de
localiser et de délivrer des soldats israéliens prisonniers. Les
personnes intéressées pour collaborer étaient
invitées
à joindre un
numéro au Royaume-Uni.11
Intoxiquer la population pour canaliser le mécontentement

Cette méthode vient d’être employée en Iran
pour int
oxiquer la
population en répandant des nouvelles choquantes, et pour canaliser le
mécontentement qu’elles suscitent.
En premier lieu, il s’est agit de répandre par SMS durant la n
uit du
dépouillement la nouvelle selon laquelle le Conseil des gardiens de la
Constitution (équivalent de la Cour constitutionnelle) avaient inform
é
Mir-Hossein Mousavi de sa victoire. Dès lors, l’annonce, plusi
eurs
heures plus tard des résultats officiels – la
réélec
tion de Mahmoud
Ahmadinejad avec 64% des suffrages exprimés – paraissait un
gigantesque trucage. Pourtant, trois jours plus tôt, M. Mousavi et ses
amis considéraient la victoire massive de M. Ahmadinejad comme
certaine et s’efforçaient de l’expliquer par des dÃ
©séquilibres dans la
campagne électorale. Ainsi l’ex-président Akbar Hashemi
R
afsanjani
détaillait ses griefs dans une lettre ouverte. Les instituts de
sondage US en Iran pronostiquaient une avance de M. Ahmadinejad de 20
points sur M. Mousavi.12 A aucun moment, la victoire de M. Mousavi nâ€
™a
paru possible, même s’il est probable que des trucages ont acc
entué la
marge entre les deux candidats.
Dans un second temps, des citoyens ont été
sélectionnés
ou se sont
fait connaître sur internet pour converser sur Facebook ou s’a
bonner à
des fils de dépêche Twitter. Ils ont alors reçu,
toujours pa
r SMS, des
informations – vraies ou fausses – sur l’évolu
tion de la crise
politique et les manifestations en cours. Ce sont ces dépêches
anonymes qui ont répandu les nouvelles de fusillades et de morts
nombreux; nouvelles à ce jour non confirmées. Par un
malencontreu
x
hasard de calendrier, la société Twitter devait suspendre son
ser
vice
durant une nuit, le temps nécessaire à la maintenance de ses
installations. Mais le département d’Etat des Etats-Unis est i
ntervenu
pour lui demander de surseoir à cette opération.13 Selon le
Â
«New York
Times», ces opérations contribuent à semer la
défiance
dans la
population.14
Simultanément, dans un effort nouveau la CIA mobilise les militants
anti-iraniens aux USA et au Royaume-Uni pour ajouter au désordre. Un
Guide pratique de la révolution en Iran leur a été
distribu
é, il
comprend plusieurs conseils pratiques, dont:
–    régler les comptes Twitter sur le fuseau horaire de TÃ
©héran;
–    centraliser les messages sur les comptes Twitter@stopAhmadi,
#iranelection et #gr88;
–    ne pas attaquer les sites internet officiels de l’Etat
iranien.
«Laissez faire l’armée» US pour cela (sic).
Mis en application, ces conseils empêchent toute authentification des
messages Twitter. On ne peut plus savoir s’ils sont envoyés pa
r des
témoins des manifestations à Téhéran
ou par des agents
de la CIA à
Langley, et l’on ne peut plus distinguer le vrai du faux. Le but es
t
de créer toujours plus de confusion et de pousser les Iraniens à
se
battre entre eux.
Les états-majors, partout dans le monde, suivent avec attention les
événements à Téhéran.
Chacun tente d’Ã
©valuer l’efficacité de cette
nouvelle méthode de subversion dans le laboratoire iranien. A
l’évidence, le processus de déstabilisation a fonctionn
é. Mais il
n’est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pou
r qu’ils
fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à
faire et q
u’ils
n’ont aucune envie de faire: changer le régime, clore la rÃ
©volution
islamique.    •

Source: www.voltairenet.org, 17/6/09

* Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage
paru: L’Effroyable imposture 2. Le remodelage du Proche-Orient et l
a
guerre israélienne contre le Liban.


1    «Discours à l’université du
Caire», par Ba
rack Obama, Réseau
Voltaire, 4/6/09.
2    «BP/Amoco, coalition pétrolière
anglo-saxonne», pa
r Arthur Lepic,
Réseau Voltaire, 10/6/04.
3    Sur le coup de 1953, l’ouvrage de référence est
Â
«All the Shah’s
Men: An American Coup and the Roots of Middle East Terror», par
Stephen Kinzer, John Wiley & Sons éd (2003), 272 pp.
Pour les lecteurs francophones, signalons le dernier chapitre du
récent livre de Gilles Munier, «Les espions de l’or noir
», Koutoubia
éd (2009), 318 pp.
4    «La société iranienne
paralysée», par Thierry
Meyssan, Réseau
Voltaire, 5/2/04.
5    «Taliban using Skype phones to dodge MI6», par Glen Owen,
Ma
il
Online, 13/9/08.
6     «NSA offering ‹billions› for Skype eavesdrop
sol
ution», par
Lewis Page, The Register, 12/2/09.
7    «Taliban Threatens Cell Towers», par Noah Shachtman, Wired,
25/2/08.
8    Jawwal est la marque de PalTel, la société du milliardaire
palestinien Munib Al-Masri.
9    Jibran Bassil est un des principaux leaders du
Courant patriotique libre, le parti nationaliste
de Michel Aoun.
10    «Freed Lebanese say they will keep fighting
Israel», Associated Press, 17/7/08.
11    L’auteur de cet article a été témoin
de ces ap
pels. On pourra
aussi consulter «Strange Israeli phone calls alarm Syrians. Israeli
intelligence services
accused of making phone calls to Syrians in bid to recruit agents»,
Syria News Briefing, 4/12/08.
12    Cité dans «Ahmadinejad won. Get over it», par
Flynt Le
verett et
Hillary Mann Leverett, Politico, 15/6/09.
13    «U.S. State Department speaks to Twitter over Iran»,
Reuter
s,
16/6/09.
14    «Social Networks Spread Defiance Online», par Brad Stone
et
Noam
Cohen, The New York Times, 15/6/09.
Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens?
par Thierry Meyssan

hd. De nombreux lecteurs de l’article que nous reproduisons ci-dess
us,
publié le 17 juin sur www.voltairenet.org, y ont réagi avec col
ère.
L’auteur y a répondu sur son site en date du 21 juin.

Mon récent article, «La CIA et le laboratoire
iranien», mâ
€™a valu un
abondant courriel, principalement injurieux. Il y avait bien longtemps
que je n’avais pas reçu tant de protestations outrancière
s. La plupart
de mes correspondants me reprochent d’être aveuglé par
un
«anti-
américanisme viscéral» au point de
défendre la «di
ctature des mollahs»
et d’ignorer la vague de jeunes Iraniens luttant à main nue
«pour la
liberté». A y regarder de plus près ces courriels
sont peu a
rgumentés,
mais empreints d’une passion irrationnelle; comme si on ne pouvait
parler de l’Iran sans être emporté par ses
émotions.
C’est que l’Iran n’est pas un Etat comme les autres
. A l’instar de la
France de 1789 et de l’URSS de 1917, l’Iran de 1979 a lanc
é un
processus révolutionnaire qui conteste des aspects fondamentaux du
modèle «occidental» triomphant; et il l’a
fait Ã
  partir d’une foi
religieuse. Trente ans plus tard, nous, «Occidentaux»,
continuons
à
ressentir la parole du Peuple iranien comme une condamnation morale de
notre mode de vie, c’est-à-dire de la
société de con
sommation et de
l’impérialisme. A contrario, nous ne parvenons à trouver
le repos
qu’en nous persuadant que la réalité n’est
quâ
۪un r̻ve et que nos r̻ves
sont la réalité. Les Iraniens aspireraient à vivre
comme nou
s et en
seraient empêchés par un affreux clergé
enturbanné.
Pour expliquer l’Iran moderne à ceux qui veulent la comprendre
, je ne
sais pas où commencer. Trente ans de propagande ont forgé tant
d’images fausses qu’il faut déconstruire une à
un
e. La tâche est
grande pour s’extraire du mensonge et le moment ne s’y pr
ête guère. Je
voudrais juste soulever quelques observations préalables.
La révolution islamique a accompli de grands progrès: les
chÃ
¢timents
corporels sont devenus exceptionnels, le droit à remplacé
l’arbitraire, les femmes sont de plus en plus éduquées,
l
es minorités
religieuses sont toutes protégées – à
l’exce
ption malheureusement des
Baha’is –, etc. Sur tous ces sujets, où nous trouvons
le régime actuel
exécrable, les Iraniens pensent, eux, qu’il est autrement plus
civilisé que la cruelle dictature du Shah imposée par Londres et
Washington.
La révolution islamique a encore beaucoup à accomplir et doit en
outre
maîtriser ce système politique si oriental qui, pour donner une p
lace
à chacun, multiplie les structures administratives et conduit à
l
a
paralysie institutionnelle.
Bien sûr, à l’époque du Shah, il y avait
aussi une b
ourgeoisie
occidentalisée qui trouvait la vie plus belle. Elle envoyait ses
enfants suivre des études en Europe et gaspillait sans compter aux
fêtes de Persépolis. La révolution islamique a
aboli ses pri
vilèges.
Ses petits-enfants sont aujourd’hui dans la rue. Avec le soutien de
s
Etats-Unis. Ils veulent reconquérir ce dont leurs familles ont
ét
é
privées et qui n’a rien à voir avec la
liberté.
En quelques années, l’Iran a retrouvé le prestige
quâ
€™elle avait perdu.
Son Peuple s’enorgueillit d’avoir prêté
assistanc
e aux Palestiniens et
aux Libanais auxquels il a offert la reconstruction de leurs maisons
détruites par Israël et des armes pour se défendre
et retrou
ver leur
dignité. Il a secouru les Afghans et les Irakiens, victimes de
ré
gimes
pro-occidentaux puis des Occidentaux eux-mêmes. Cette
solidarité,
les
Iraniens l’ont payée au prix fort avec la guerre, le terrorism
e et les
sanctions économiques.
Pour ma part, je suis démocrate. J’attache de l’import
ance à la
volonté populaire. Je n’avais pas compris pourquoi il fallait
proclamer la victoire de George W. Bush avant de dépouiller les votes
des citoyens états-uniens en Floride. Je n’avais pas non plus
compris
pourquoi, avec la bourgeoisie de Caracas, il fallait féliciter Pedro
Carmona d’avoir placé Hugo Chavez en prison, quand le Peuple
vénézuélien l’avait élu. Je ne
comprends pas po
urquoi il faut appeler
Mahmoud Abbas, «Monsieur le président», alors
qu’il
empêche l’élection
de son successeur en faisant séquestrer les représentants du
Peup
le
palestinien dans les geôles israéliennes. Je ne comprends pas
pou
rquoi
on prépare l’application du Traité constitutionnel europ
éen, sous une
autre dénomination, alors que les électeurs l’ont rejet
é. Et
aujourd’hui, je ne vois pas au nom de quels fantasmes, je devrais
encourager la population des quartiers nord de Téhéran
à pi
étiner le
suffrage universel, et à imposer Mousavi quand le Peuple a
majoritairement choisi Ahmadinejad.


Source: www.voltairenet.org, 21/6/09
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1654




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