Loppsi: Cyberflicage, le gouvernement ne se cache même plus
Von: fred (n.ws@fr.ee) [Profil]
Datum: 27.05.2009 18:42
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Après l'Hadopi, la Loppsi. Toujours dans une logique de contrôle de l'espace de liberté qu'est internet, le gouvernement prépare une nouvelle loi, la Loppsi, l'acronyme du projet de Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Il s'agit bien sur officiellement de lutter contre la délinquance et le terrorisme. On connaît la chanson.En réalité, chacun constate qu'il se met en place une législation autorisant l'espionnage électronique au profit des pouvoirs politiques. Ce projet de loi qui sera présenté par la ministre de l'Intérieur va permettre une surveillance policière permanente d'internet: il va notamment autoriser la police à capter à distance, à toute heure et en n'importe quel lieu les données informatiques telles qu'affichées sur l'écran d'un utilisateur. Concrètement, les pouvoirs publics auront droit d'utiliser un logiciel de type “cheval de Troie” - un programme proche qui permet d'introduire une porte dérobée sur un ordinateur -. Cela s'apparentera à la mise sur écoute d'un ordinateur ou à une installation de caméra de surveillance dans votre appartement. Une fois installé chez un utilisateur, gendarmes et policiers pourront accéder aux données, analyser les frappes, ou bien encore capter des conversations menées via le logiciel “Skype”. Il prévoit aussi d'imposer aux fournisseur d'accès le filtrage de sites non conformes. Le texte prévoit également la création d'un fichier informatique appelé Périclès. Ce système “d'analyse sérielle” permettra d'effectuer des rapprochements entre les différents fichiers judiciaires (Stic ou Judex) et de croiser tous les renseignements disponibles. En pratique,sous prétexte de traquer les activités pédocriminelles, le gouvernement entreprend de mailler le web tout entier pour contrôler toute l'activité des internautes. Le puzzle de la société de l'hypersurveillance se constitue. Mme Aliot Marie parle de “cyberperquisition”; il serait plus juste de parler de cyberflicage. Pour tous les observateur du net, la loi d'Alliot-Marie est une pièce que Sarközy rajoute dans son puzzle du filtrage du net. Comment ne pas penser que des militants parfaitement légalistes ne seront pas espionnés dans leur vie personnelle au nom de la lutte contre l'éternel et hypothétique complot d'extrême droite. D'ailleurs, on sait déjà que la liste des sites Ã â€śfiltrer” sera établie sous la seule autorité du ministère de l'Intérieur et ne sera pas rendue publique. Cette loi n'est que la mise en Å“uvre concrète de la société de l'hypersurveillance que le nouvel ordre mondial judéo-maçonnique veut mettre en place. Déjà l'univers internet se mobilise contre cette loi qui porte en elle les germes d'une société totalitaire. Le nombre d'articles et de commentaires laisse penser que l'opposition sera encore plus forte que pour la sinistre loi Hadopi.[ Auf dieses Posting antworten ]
