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Génocide vendéens : les décrets d'extermination

Von: Anton Mirkine (antovic@serguei.gi) [Profil]
Datum: 03.06.2008 23:40
Message-ID: <4845ba34$0$904$ba4acef3@news.orange.fr>
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Le voile se déchire malgré le cynisme et l'habile fourberie des pères
du
nazisme et du marxisme: les promoteurs et les acteurs de la Révolution de
1789
« L'histoire, paraît-il, ne se renouvelle pas. J'aimerais le croire, mais
malheureusement, si les formes évoluent dans le temps, le fond reste
dramatiquement identique : mêmes pulsions animales comme si l'homme ne
pouvait s'échapper d'un tourbillon qui l'entraîne inexorablement dans une
valse effrénée et tristement répétitive. En 1793, la France
montagnarde
programmait officiellement l'extermination de la population de la Vendée
militaire, évaluée grosso modo à huit cent quinze mille membres, et
l'anéantissement
de ses biens. En 1941, l'Allemagne nationale-socialiste décidait de la même
politique vis-à-vis des Juifs résidants sur son propre territoire et sur
ceux occupés, soit environ douze millions de personnes.
"Deux histoires apparemment lointaines qui, selon certains, n'ont rien à
voir. Rien de plus faux, comme nous le démontrerons : les logiques sont les
mêmes, les systèmes qui les ont engendrées identiques, les moyens
employés
ou énoncés, similaires." Reynald SECHER

LOI DU 20 AVRIL 1793 :
« La Convention déclare qu'appuyée sur les vertus du peuple
français, elle
fera triompher la République démocratique et punira sans pitié ses
ennemis. »
LOIS DU PREMIER AOUT 1793 :
- Article VI : « Il sera envoyé par le ministère de la Guerre des
matières
combustibles de toute espèce pur incendier les bois, les taillis et les
genêts.
- Article VI : « les forêts seront abattues, les repaires des rebelles
seront détruits, les récoltes seront saccagées par les compagnies
d'ouvriers
pour être portées sur les derrières de l'armée et les bestiaux
seront
saisis.
- Article XIV : « Les biens des rebelles de la Vendée sont
déclarés
appartenir à la République : il en sera distrait une portion pour indemniser
les citoyens qui sont demeurés fidèles, à la partie des pertes qu'ils
auraient soufferts.
DECRETS DU PREMIER OCTOBRE 1793 :
- « La Convention nationale compte sur le courage de l'Armée de l'Ouest et
des généraux qui la commandent pour terminer d'ici le 20 octobre
l'exécrable
guerre de la Vendée. La reconnaissance nationale attend l'époque du 1er
novembre pour décerner des honneurs et des récompenses aux armées et
aux
généraux qui, dans cette campagne, auront exterminé les brigands.
»
- « Soldats de la Liberté, il faut que tous les brigands de la Vendée
soient
exterminés avant la fin du mois d'octobre. Le salut de la patrie l'exige,
l'impatience
du peuple français le commande, son courage doit l'accomplir ; la
reconnaissance nationale attend à cette époque tous ceux dont la valeur et
le patriotisme auront affermi sans retour la liberté et la république.
»
- « Nous ne laisserons aucun corps hétérogène dans la
république. » GARNIER
DE SAINTES
- « Il convient de faire de la Vendée un grand cimetière national,
afin de
purger entièrement le sol de la liberté de cette race maudite. »
Général
TURREAU
- « Je n'ai point fait de prisonniers. Les soldats de la liberté
étaient
trop indignés par l'audace de cette horde d'esclaves qui ont osé les
déranger de leur dîner. » Général MIESKOWSKI
-« Le comité a pris des mesures qui tendent à exterminer cette race
rebelle
des vendéens. » BARERE
- « Le département qui a trop longtemps porté l'effroyable et perfide
nom de
Vendée, n'est en ce moment qu'un monceau de cendres et un vaste désert.
»
BARERE le 5 novembre 1793
- « Il n'y a plus de Vendée ! Citoyens républicains, elle est morte
sous
notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer
dans les marais de Savenay, suivant les ordres que vous m'avez donnés. J'ai
écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes
qui au
moins pour celles là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un
prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé. Les routes sont
semées de
cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points, ils font des pyramides. »
Général François WESTERMANN
Par décret du 2 août 1793, la Convention a ordonné la destruction
systématique et l'incendie de tout le pays, récoltes comprises, en
même
temps que la mise à mort des rebelles. (Liberté, Egalité,
Fraternité, Droits
de l'Homme .)
Décret du 1er novembre 1793, sur rapport de Barère : « Toute ville qui
recevra dans son sein des brigands ou qui ne les aura pas repoussés avec
tous les moyens dont elle est capable, sera punie comme une ville rebelle,
et en conséquence elle sera rasée. »
Rapport de l'adjudant général Rouyer : « Nous fusillons tout ce qui
tombe
sous notre main, prisonniers, blessés, malades aux hôpitaux.»
Consignes du général Turreau qui commande les « colonnes infernales :
« Tous
les brigands qui seront trouvés les armes à la main seront passés au
fil de
la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui
seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas
épargnées. Tous les villages, métairies, bois, genêts et
généralement tout
ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes. Je le
répète, je regarde
comme indispensable de brûler villes, villages et métairies ; avec leurs
habitants, s'il se peut. »

Rapport du commandant de la deuxième colonne au général Turreau :
« Je
continue de brûler et de tuer toux ceux qui ont portés les armes contre
nous. Cela va bien, nous en tuons plus de cent par jour, enfin tous ceux que
nous croyons nos ennemis. »
Lettre du représentant Francastel au Comité de Salut Public : « Le fer
et la
flamme n'ont pas encore été assez employés dans ce maudit pays.
»
Lettre du représentant Garnier au Comité de Salut Public : « On
m'assure que
l'armée de Brest leur a tué trois mille femmes. Elles jetaient leurs enfants
dans la rivière du Pont-aux-baux, et tout le pays dans les environs est
jonché de morts. Cependant on les trouve encore partout comme des nuées de
sauterelles, et on serait presque tenté de croire qu'elles ressuscitent, si
leurs cadavres empestiférés ne justifiaient le contraire. »



Lettre du commandant Périguaud à Turreau : « Pères,
mères, enfants, tout a
été détruit. »
Ordre de Grignon à ses troupes : « Je sais qu'il peut y avoir quelques
patriotes dans ce pays, mais c'est égal, nous devons tout sacrifier. »
Rapport de Duquesnoy : « J'ai brûlé et incendié toutes les
maisons et égorgé
tous les habitants que j'y ai trouvés. »
Rapport de Cordelier : « J'ai fait passer derrière la haie (pour
exécution à
coups de baïonnette) environ six cents particuliers des deux sexes. »



Au Mans, en décembre 1793, on fusille par feux de peloton, on écrase les
enfants, on viole les femmes. Dans un délire de sadisme, on introduit dans
le corps des victimes des cartouches auxquelles on met le feu. On embroche
avec des fourches des femmes encore vivantes. Westermann, le lendemain,
organise une battue pour sabrer les rescapés.
A Nantes, où ont été entassés les prisonniers faits à
Savenay, le
conventionnel Jean-Baptiste Carrier commence par fusiller par groupes de
cent ou deux cents. Cette méthode lui semble trop peu expéditive, et
l'entassement
des cadavres propagent des épidémies. Pourquoi ne pas charger la Loire du
soin de débarrasser la République de ceux qui refusent ses bienfaits ? Il
fait couler dans le fleuve une gabarre sur laquelle quatre-vingt-dix prêtres
ont été entassés. Ce n'est qu'un premier essai. La technique des
noyades est
mise au point : chaque nuit, dans les prisons, on prélève cent ou deux cents
détenus, on les jette dans les bateaux à fond de cale, et sabords et ponts
dûment cloués, on fait couler bas les embarcations. Carrier appelle ces
baignades des « déportations verticales ». Si des hommes et des femmes
périssent de la sorte ligotés ensemble, il en fait des « mariages
républicains ». Après ces exploits, la Loire, promue au rang de
« baignoire
nationale », charrie des corps dont se repaissent les poissons et les
corbeaux : le chargé de mission de la Convention peut se targuer d'avoir
noyé quatre ou cinq mille hommes, femmes et enfants. Mais il se vante et il
en rajoute : en six noyades, des calculs plus modérés portent sur 1 800
victimes, dont peut-être 800 pour la baignade la plus réussie. Et il se peut
que les « mariages républicains » relèvent de la propagande
révolutionnaire.
Rapport des représentants Hentz et Francastel : « Vous pouvez être
assurés
que la Vendée est un désert et qu'elle ne contient pas 12 000 personnes
vivantes. »
« Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la
régénérer à
notre façon. » CARRIER
On retiendra un nombre médian de l'ordre de 400 000 morts pour les guerres
de Vendée. .
« Refaisons l'addition des pertes dues à la Révolution, et à
l'Empire : 400
000 morts pour les guerres jusqu'en 1800 ; un million pour les guerres
napoléoniennes ; 600 000 pour les guerres intestines ; et l'échafaud pour
mémoire. Voilà nos deux millions de morts. » René SEDILLOT
« Ce qui constitue une république, c'est la destruction totale de tout ce
qui lui est opposé. » SAINT JUST

« Il faut sauver les valeurs de la République. » Jacques CHIRAC
élections
présidentielles 2002
« La Monarchie ne visait au pire, qu'à interdire certaines façons de
penser,
attitude déplorablement autoritaire, on en convient. La Révolution, elle,
s'efforça
d'imposer certaines façons de penser : les siennes, ce qui est une attitude
totalitaire. Elle était seule à détenir la vérité :
elle avait donc tous les
droits. Il faut ici lui rendre hommage pour avoir pratiqué une cohérence
absolue. Puisqu'elle était dans le vrai, elle devait, elle se devait, elle
devait à la France de lui imposer ce vrai et elle allait prendre tous les
moyens nécessaires pour le faire, entre autres truquer l'Histoire, ce qui
est particulièrement patent dans le traitement infligé à la
Vendée. Ce
trucage, on ne devait s'en apercevoir que deux siècles plus tard à la faveur
du bicentenaire, notamment grâce aux travaux de Pierre Chaunu, de Xavier
Martin, de Reynald Sécher, de Jean de Viguerie, qui se sont attachés, chacun
à sa façon, à dénoncer le « génocide
franco-français » de la Vendée qui a
coûté plus d'un demi-million de vies à la France et que pendant deux
cents
ans les historiens ont réussi à escamoter. » VLADIMIR VOLKOFF
« Cette guerre de brigands, de paysans, sur laquelle on a jeté tant de
ridicule, que l'on dédaignait, que l'on affectait de regarder comme si
méprisable, m'a toujours paru pour la République comme la plus grande
partie, et il me semble maintenant qu'avec nos autres ennemis nous ne ferons
que peloter » Général BEAUPUY
« Vous avez dans les lois, tout ce qu'il faut pour exterminer légalement nos
ennemis ». ROBESPIERRE
« Cette piste qui s'ouvre devant nous est notamment susceptible de rendre
compte de l'extermination des vendéens, après leur défaite. Dans une
guerre
classique, les objectifs sont politiques et militaires, et à relativement
court terme la défaite de l'un arrête le bras de l'autre. Mais lorsque
l'idéologie
est au pouvoir, la victoire ne constitue pas une fin, mais un moyen, celui
de supprimer la preuve du mensonge de l'idéologie. Il n'y a plus face à face
que des bourreaux et des victimes. Et quand celles-ci ont péri, les tueurs
n'arrêtent
pas pour autant leur besogne. Témoins les uns les autres de leur
construction mensongère, ils se suspectent et cherchent réciproquement leur
élimination. Et au bout du compte, il ne reste plus qu'un système, un jour
ou l'autre forcé de s'arrêter faute de chair humaine. Pour pouvoir, en toute
bonne conscience, massacrer le peuple réel, il faut être bardé de la
certitude d'aimer le Peuple, d'ouvrer pour le bonheur futur d'un peuple
fictif. L'idéologie permet la Terreur. Et en retour la Terreur protège
l'idéologie
contre les démentis du réel » Alain GERARD

« Il faut que la Vendée soit anéantie parce qu'elle a osé
douter des
bienfaits de la Liberté » Décembre 1793 - lettre des
représentants en
mission au général Haxo
« C'est par principe d'humanité que je purge la terre de la Liberté de
ces
monstres » CARRIER
« Ecrasez totalement cette horrible Vendée » DEMBARRIERE
« Il faut exterminer tous les hommes qui ont pris les armes et frapper avec
eux leurs pères, leurs femmes, leurs sours et leurs enfants » TURREAU
« Le comité a pris des mesures qui tendent à exterminer cette race
rebelle
des vendéens. C'est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé,
que la médecine
politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes. »
BARERE

« Saint-Just fait en effet le constat que la France manque de matières
premières pour habiller les soldats et les officiers. Il a donc l'idée de
prendre la matière première là où elle est. On va ainsi monter
en Vendée des
ateliers militaires de tanneries de peaux humaines. Il y en a une qui a sévi
aux Ponts-de-Cé et qui a été parfaitement décrite par des
contemporains dans
un rapport que j'ai retrouvé. Je peux donc vous dire comment on dépiautait
les vendéens, comment on les scalpait, comment on coupait les sexes des
hommes pour les arborer comme médailles afin de montrer le nombre de gens
que l'on avait tués dans la journée. Ce sont de véritables litanies
de l'horreur.
» Reynald SECHER
« L'idée d'exterminer la Vendée revient, sans aucun doute, à
Barrère. Il l'a
énoncée synthétiquement dans un mot lancé au hasard d'un
discours au mois d'avril
1793 : « Exterminons les Vendéens »



La Convention vote trois Lois.
La première, qui date du 1er août 1793 est la loi d'anéantissement :
elle
prévoit la destruction systématique de l'habitat, des bois, des
forêts, des
entreprises vendéennes.

La deuxième Loi, du premier octobre 1793, décide l'extermination des «
brigands vendéens » (.) de toute la population résidant en
Vendée militaire,
bleus et blancs confondus, y compris les femmes « sillons reproducteurs » et
les enfants, « futurs brigands » qui, s'ils survivaient, pourraient être
animés du « juste désir de revanche ».

La troisième Loi décide de débaptiser solennellement la Vendée
pour l'appeler
département Vengé.
Le problème est que les vendéens sont de tellement mauvais
révolutionnaires
qu'ils refusent de se laisser tuer, et pire, qu'ils se défendent ! De plus,
on n'a pas les moyens de la solution définitive, finale. Alors, on va
recourir à différends moyens.

La première phase est la phase chimique. On décide d'abord de gazer la
population vendéenne (.) Mais l'expérience est décevante : « Ni
les moutons
sur lesquels l'expérience a été faite, ni les conventionnels
présentes -
note le rapport - n'ont été incommodés » !


Devant ces échecs, une deuxième idée, émise par le
général Santerre, celui
qui a fait battre les tambours lors de l'exécution de Louis XVI : il s'agirait
de miner systématiquement le territoire vendéen. Mais le grand
problème est
que l'on n'a pas réussi à créer la mine sélective, et les
mines explosent
aussi bien sous les soldats bleus que sous les vendéens. On arrête donc
l'expérience.
La troisième idée est due à Carrier : c'est l'empoisonnement de
l'eau, du
pain et de l'alcool avec de l'arsenic. Y a-t-il eu un début d'exécution ? Je
l'ignore. Mais Savin, lieutenant de Charrette, saisira un certain nombre de
fourgons bourrés d'arsenic et se posera la question de leur utilité.

Les méthodes scientifiques et techniques ayant échoué, les troupes
chargées
de l'extermination se résignent à utiliser les moyens empiriques,
artisanaux. Elles en retiennent cinq : la guillotine, moyen mécanique ; les
sabrades : on met les vendéens en file indienne et on les tue à coup de
sabres et de baïonnettes ; l'éclatement des crânes à coups de
crosses ; les
fusillades ; les noyades (spécialité de Carrier à Nantes)
Mais tout ceci est très coûteux. (.) Bien sûr, on s'indemnise en
arrachant
les dents, en coupant les cheveux, en vendant les vêtements mais c'est
insuffisant par rapport au coût général des exécutions.
Trouver un plan d'extermination efficace, rapide et peu coûteux sera la
mission de Turreau, général en chef des armées de l'ouest. On lui
demande de
rédiger un plan général d'extermination. Turreau, qui est un bon
militaire,
ne se pose aucune question, rédige son plan et l'envoie en double exemplaire
aux autorités politiques et aux autorités militaires. Nous en avons
l'original.



Ce plan est tout à fait simple et se fonde sur trois structures :
Première structure, les colonnes infernales. Il s'agit de sillonner la
Vendée militaire avec des colonnes et de tuer, de détruire tout,
systématiquement.
Les conventionnels avaient voté une loi qui exigeait que chaque
général, de
manière quotidienne, envoie un double rapport au pouvoir politique et au
pouvoir militaire. On a détruit les rapports politiques mais on a oublié de
détruire les rapports militaires : on les a déposés aux archives
militaires,
c'est-à-dire au fort de Vincennes, où ils sont encore à l'heure
actuelle
pour leur majeure partie.

Deuxième structure, la flottille sur la Loire. (.) Elle va être
employée à l'extermination
de la population riveraine du fleuve. Nous avons également retrouvé les
rapports des commandants de bateaux.

Troisième structure, la commission de subsistance, dont la finalité est de
piller systématiquement la Vendée. Ce sera un moyen de secourir Paris
affamé
et aussi de remplir les poches de certains conventionnels parisiens !

En termes de bilan, on peut estimer que sur une population de 815 000
habitants, un minimum de 117 000 personnes a disparu. Un habitant sur sept.
Et peut-être beaucoup plus. Mais c'est un chiffre en dessous duquel on ne
peut aller. On a pu aussi vérifier que l'idée qui avait été
avancée par les
Conventionnels d'exterminer de préférence les femmes, « sillons
reproducteurs », et les enfants « futurs brigands », avait
été réalisée. En
effet, on a fait des sondages à La Chapelle Basse mer, à la
Remaudière, aux
Lucs-sur-Boulogne. Ils vont tous dans le même sens : 60,70, 80 % des tués
sont des femmes et des enfants. » » Reynald SECHER

« La Vendée, Babeuf l'explique très bien, n'était qu'un
laboratoire : on
vient de découvrir un document qui avait prévu l'extermination de la
Bretagne et des Bretons à partir de mai 1794. » Vladimir VOLKOFF

« Les réformateurs de Paris apparaissaient aux paysans de l'ouest comme les
destructeurs de tout un ordre traditionnel, sans lequel ils ne pouvaient
concevoir même leur vie quotidienne. Et si nous voulons bien nous souvenir
qu'au cours de l'Ancien Régime le patriotisme, pour les français, avait
été
plus vécu que défini, si nous voulons nous souvenir que ce patriotisme
était
formé essentiellement de l'obéissance fidèle à des traditions,
au lieu de s'exprimer
dans un concept abstrait, il nous faut bien conclure que le sursaut des
Vendéens était, à son origine, la révolte du patriotisme
instinctif, du
patriotisme réaliste, contre l'hypocrite construction théoricienne du
gouvernement parisien. » Marie-Madeleine MARTIN

« De fait, les gouvernements ne montrent pas tous ni beaucoup de hâte ni
d'application
à réduire à néant les legs des temps de tyrannie. Danton,
champion de l'audace
en chambre, occupe toujours la place de l'Odéon et la ville de Versailles
qui n'a pas gardé une seule effigie d'un roi de France dressé en un lieu
public, honore le général Hoche par une statue joliment située face
à l'église
Notre-Dame, entouré de beaux parterres de fleurs. Les édiles de l'an 1832,
initiateurs responsables de cette complaisance pour l'enfant du pays, l'ont
immortalisé par une suite d'inscriptions qui, sur les quatre côtés du
socle
disent ce que la patrie a perdu de voir mourir si jeune, à l'âge de vingt
six ans, ce pacificateur de la Vendée. On y lit que « s'il eu vécu, sa
gloire toujours croissante n'eût jamais rien coûté à la
liberté de sa
patrie » et que « héros citoyen, son nom est pur autant qu'immortel
». L'an
1868, pour le centenaire de sa naissance, la municipalité fit instaurer, en
l'honneur de son glorieux fils, une fête annuelle pour célébrer son
souvenir. Si bien que la fête de Versailles, qui se dit, pour attirer les
touristes, « ville royale », fait commémorer le génocide des
pauvres
croquants partisans du roi. « Pacificateur de la Vendée ! ». La place
manquait sans doute pour montrer Hoche allant, aux ordres de la Convention,
pacifier d'autres villes et provinces : terres ravagées, églises
brûlées,
femmes et enfants massacrés. » Jacques HEERS

« Il n'y aurait de moyen de ramener le calme dans ce pays qu'en en faisant
sortir tout ce qui n'était pas coupable et acharné, en en exterminant le
reste et en le repeuplant le plus tôt possible de républicains. (.) La
guerre ne sera complètement terminée que quand il n'y aura plus un habitant
dans la Vendée.» HENTZ et FRANCASTEL, commissaires de la République

« Il ne faut point faire de prisonniers. Dès qu'on trouve des hommes les
armes à la main ou en attroupements de guerre, quoique sans arme, il faut
les fusiller sans déplacer. » LEQUINO

« Les patriotes manquent de pain, il et juste que ces scélérats
périssent et
ne mangent pas le pain des patriotes. Les détenus sont des scélérats
qui ont
voulu détruire la République : il faut qu'ils périssent. »
ROBIN, bourreau

« Mon intention est de tout incendier. (.) ce qui reste de rebelles ainsi
cernés, je ne crois pas qu'il puisse en réchapper, c'est du moins le plus
sûr moyen de parvenir à leur parfait anéantissement (.) si mes
intentions
sont bien secondées, il n'existera plus dans la Vendée sous quinze jours ni
maisons, ni armes, ni subsistances, ni habitants que ceux qui, cachés dans
le fond de la forêt, auront échappé aux plus scrupuleuses
perquisitions. »
TURREAU

« Je ne vous donnerai pas le détail des horreurs gratuites commises dans la
Vendée, mais je ne ferai que vous rappeler les faits généraux. Douze
colonnes s'avancent le fer et la flamme à la main dans un pays où les
rebelles ont mis bas les armes. On pille, on brûle, on viole, on assassine ;
des vieillards sont trouvés reposant dans leur maison, on met le feu à leurs
lits, on les brûle tout vivants. Des cultivateurs paisibles sont rencontrés,
on les saisit, et avant de les massacrer, on creuse leur fosse sous leurs
yeux ; leurs femmes, leurs filles sont en proie aux outrages du soldat ;
cinquante, cent monstres assouvissent tour à tour leur infâme
brutalité ;
ils les massacrent après les avoir violées ; des enfants à la mamelle
sont
égorgés ; ils se les jettent l'un à l'autre sur les pointes de leurs
baïonnettes. Des habitants hospitaliers les accueillent, leur présentent des
rafraîchissements, ils les acceptent et fusillent ensuite ces malheureux l'un
après l'autre.

Ils fusillent les municipalités entières, des municipalités
patriotes, des
municipalités revêtues de l'écharpe de la liberté. Enfin, ils
brûlent les
chaumières des cultivateurs, il brûlent, même dans un temps où
nos armées et
Paris manquent de subsistances, ils brûlent les graines et les bestiaux. De
quel nom qualifier ces armées de brigandages et de crimes ? Et quels sont
les ennemis barbares de la patrie qui ont pu en concevoir le plan ? (.) Non,
ce n'est plus par la méchanceté humaine qu'il
faut expliquer ce brigandage et cet assassinat perpétuel ; c'est plutôt une
frénésie nouvelle qui passe les forces ordinaires du crime. Ah ! Il est des
gens nés comme le tigre avec la soif du sang qui s'y désaltèrent
parce que c'est
le besoin de leur instinct et qui sourient à l'aspect d'un homme comme à la
vue d'une proie. » Avocat TRONSON-DUCOUDRAY


« Il y a un an que je crie contre toutes les horreurs desquelles j'ai
été le
malheureux témoin. (.) Je te déclare qu'il n'existe pas un officier
général
dans la Vendée qui puisse donner des éclaircissements plus sincères
et plus
détaillés que moi. (.) Je dirai et je prouverai quand on le voudra que j'ai
vu massacrer des vieillards dans leurs lits, égorger des enfants sur le sein
de leurs mères, guillotiner des femmes enceintes et une le lendemain de ses
couches (à Laval), que j'ai vu brûler des magasins immenses de grains et de
denrées de toute espèce, par quel ordre, à quelle heure et dans quel
lieu.
(.) Je prouverai qu'on ne s'est pas contenté de noyer à Nantes, mais que ce
genre de supplice avait lieu à trente lieues en remontant la Loire. Les
atrocités qui se sont commises sous mes yeux ont tellement affecté mon cour
que je ne regretterai jamais la vie.

Je démontrerai invinciblement que beaucoup de gens qui sont actuellement des
philanthropes étaient alors de grands scélérats. (.) je parlerai en
face aux
cannibales et je te somme au nom du Salut Public de faire part de ma lettre
à la Convention. » Général DANICAN

« CHAUX accuse le comité révolutionnaire, dont il a été
un des membres, d'avoir
fait noyer ou fusiller quatre cents à cinq cents enfants dont les plus
âgés
n'avaient peut-être pas quatorze ans. : « J'avais engagé plusieurs de
mes
amis à élever chez eux plusieurs de ces petits innocents et le lendemain,
allant à l'Entrepôt pur les prendre, ces malheureux n'existaient plus. Ils
avaient tous été noyés (.) ayant reçu l'ordre de la commission
militaire d'aller
constater la grossesse d'un grand nombre de femmes détenues à
l'Entrepôt, je
trouvai une grande quantité de cadavres épars ça et là ; je
vis des enfants
palpitants noyés dans des baquets pleins d 'excréments humains (.) Je
constate la grossesse de trente d'entre ces femmes ; plusieurs étaient
grosses de sept à huit mois. Quelques jours après, je reviens voir ces
femmes que leur état devait sauver, ces malheureuses avaient été
noyées. »

« Vous voyez ces femmes, ces mères malheureuses précipitées
dans les flots
avec leurs enfants. L'enfance, l'aimable enfance, dont le bonheur est de ne
trouver que des amis parmi les êtres sensibles, de n'inspirer que les plus
doux intérêts, d'attendrir par un seul de ses regards, devient l'objet de la
plus impitoyable rage. Un crime, que les fureurs de la guerre rendent à
peine croyable, est commis de sang froid dans Nantes armée pour la patrie.
Des enfants de dix, de cinq, de deux ans, des enfants à la mamelle sont
massacrés ou noyés. Je vois ces infortunés tendant vers leurs
bourreaux
leurs bras innocents, leur souriant sur le sein qui les porte et dont un
bras féroce les arrache. Je les vois se débattre aux cris de leurs
mères qui
les appellent encore. J'entends ces malheureuses s'écrier, l'une : «
Laissez-moi mon fils, barbares ! Je mourrai avec lui », et les monstres
précipitent et l'enfant et la mère ; l'autre recommander le sien aux
citoyens sensibles qui l'adoptent et leur dire : « Mon enfant et entre vos
mains, je meurs contente. » Je vois le fleuve rapporter sur ses bords une
femme tenant encore son enfant mort sur son sein, une fille les bras
entrelacés autour de sa mère. Quelles images ! (.)

Je passe sur la place où est l'instrument du supplice. Je vois un jeune
enfant de treize ans sur l'échafaud ; il dit à l'exécuteur ce mot
déchirant
: « Me feras-tu bien du mal ? » il est lié sur la planche fatale dont
les
proportions indiquent à ces barbares que la justice n'y attache par des
enfants. Son corps atteint à peine la ligne qui répond à la direction
du
couteau. Le coup tombe. Je vous épargne le reste de cet affreux tableau.

Ailleurs, ce sont moins des supplices injustes que des scènes de carnage ;
ce sont des hommes, des femmes ou des enfants que l'on fusille ou que l'on
déchire à coups de sabres et de baïonnettes. Ce sont des prisonniers
qui se
sont rendus volontairement, qui sont venus offrir de ramener neuf ou dix
mille des leurs si on voulait leur pardonner et qui offraient en même temps
de rester pour otages ; ce sont des rebelles, ou plutôt des malheureux que l'on
qualifie ainsi sans avoir constaté l'identité des individus, et ce sont
encore des enfants !car ces infortunés sont partout voués à la mort.
»
TRONSON-DUCOUDRAY
« La postérité ne croira jamais que des hommes qui avaient sans cesse
à la
bouche les saints noms de liberté, d'égalité, de fraternité
aient pu se
livrer contre leurs frères à des atrocités semblables. »
Citoyen BENABEN
dans un rapport au commissaire du Maine-et-Loire, publié en 1795

« Il est impossible que la République puisse se maintenir si la Vendée
n'est
pas entièrement réduite sous le joug. Nous ne pourrons nous-mêmes
croire à
notre sûreté que lorsque les brigands qui infestent l'ouest depuis deux
années auront été mis dans l'impuissance de nous nuire et contrarier
nos
projets, c'est-à-dire lorsqu'ils auront été exterminés. C'est
déjà un
sacrifice trop honteux d'avoir été réduits à traiter de la
paix avec des
rebelles ou plutôt avec des scélérats dont la très grande
majorité a mérité
l'échafaud. Sois convaincu qu'ils nous détruiront si nous ne les
détruisons
pas. (.) Il faut, s'il est nécessaire, employer le fer et le feu, mais en
rendant les Vendéens coupables aux yeux de la nation du mal que nous leur
ferons. » courrier signé de sept conventionnels (Tallien, Treillard,
Sieyès,
Doulcet, Rabaut, Marec, Cambacérès) expédié au
représentant du peuple Guezno

« La Vendée est exténuée, sa population étonnamment
réduite, le fer et la
flamme ayant laissé de terribles signes de dévastation. » BERNADOTTE

« Le public, sur la Révolution, a son parti pris, son opinion est faite.
Cette opinion a commencé à se former en 1825 et 1830 après la
retraite ou la
mort des témoins oculaires : eux disparus, on a pu persuader le bon public
que les crocodiles étaient des philanthropes, que plusieurs d'entre eux
avaient eu du génie, qu'ils n'ont guère mangé que des coupables et
que si
parfois ils en ont trop mangé, c'est à leur insu, malgré eux ou par
dévouement, sacrifice d'eux-mêmes au bien commun. » TAINE

« La violence des révolutionnaires visait à l'extermination des
Vendéens,
tous sexes ou âges confondus, indépendamment des considérations
militaires.
Les destructions ne se sont pas bornées aux inévitables débordements
de
guerre, mais ont pris un caractère systématique. Il ne s'agissait pas de
rétablir l'ordre, mais de « nettoyer » la région. Et la
décision a été prise
au plus haut niveau. » Reynald SECHER

« En inventant les camps de concentration pour les prêtres réfractaires
(Rochefort), les camps d'extermination pour les Vendéens (Noirmoutier) et
les tanneries de peaux humaines (Ponts-de-Cé), c'est au nom de la Liberté,
de l'Egalité et de la Fraternité que la République française a
préfiguré la
Shoah par le génocide du peuple vendéen et la haine de l'autre. » Jean
Marc
YRONDE
« Dans l'histoire de l'Europe moderne, c'est la Révolution française
qui la
première fit passer dans la réalité l'idée d'exterminer une
classe ou un
groupe. » ERNST NOLTE, historien

« La dernière pierre que l'on arracha à la Bastille servit de
première
pierre aux chambres à gaz d'Auschwitz. »
Israël ELDAD Historien juif.



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