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Qui l'Amérique combat-elle, les djihadistes ?

Von: Alonzino (alonzino@ino.es) [Profil]
Datum: 29.04.2008 19:26
Message-ID: <48175a3a$0$850$ba4acef3@news.orange.fr>
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Nous connaissons maintenant officiellement la réponse à cette question. En
se fondant sur de nouvelles directives qui enjoignent aux agences fédérales
de ne pas employer le mot "djihadiste", le gouvernment des Etats-Unis
confesse que ce n'est certainement pas les "djihadistes" qu'il combat.
Alors, qui l'Amérique combat-elle? C'est Robert Gates, Secrétaire de la
Défense, qui nous
fournit la réponse: "l'ennemi, c'est l'extrémisme."

A. Une note du Centre National anti-Terrorisme (NCTC) et un rapport du
Ministère de la sécurité interieur (Department of Homeland Security)
sur la
terminologie à employer.

L'agence de presse Associated Press (AP) rapportait aujourd'hui qu'un
bureau du Centre National anti-Terrorisme (NCTC)  préparait en mars 2008 un
mémorandum intitulé "Les mots qui marchent, les mots qui ne marchent
pas: un
guide de communication antiterroriste."
Ce mémorandum, dont le Ministère des Affaires Etrangères a
approuvé la
distribution aujourd'hui, établit les directives générales à
suivre par les
agences fédérales pour décrire les terroristes et leurs
organisations. Le
rapport de l' Associated Press suggère que le mémorandum du NCTC est aussi
étayé par un rapport produit en janvier 2008 avec l'intitulé
"Terminologie
pour définir les terroristes: recommandations des musulmans
américains."
Selon le rapport de l'AP, le mémorandum du NCTC demande aux agences
fédérales de ne pas employer les mots
"djihadiste","djihadi", "moudjahidin."

Il dit précisément ceci:
Dans la conversation n'appelez jamais les terroristes"djihadistes" ou
"moudjahidines". Appeler nos ennemis "djihadis" et leur movement un
"djihad"
global, c'est légitimiser leurs actions sans le vouloir."
Ce mémorandum conseille aussi: "Nous faisons de la communication avec nos
interlocuteurs,
pas de la confrontation. Ne les insultez pas, ne les déroutez pas avec des
mots comme "islamo-fascisme" que beaucoup de musulmans considèrent comme
insultants."
Selon un autre rapport de l'AP le mémorandum du NCTC conseille ceci:
"Ne dites pas "califat" quand vous expliquez les objectifs d'al-Qaida; le
mot a des connotations positives."
"Evitez "salafi", "wahhabiste", "soufi",
"oummah" et les autres termes de
la théologie islamique si vous n'en connaissez pas bien les différents sens
et n'êtes pas capable d'en discuter. En particulier, évitez d'appeler le
monde musulman "oummah" car c'est un terme de théologie."
Toujours selon l'AP le rapport du Ministère de la Sécurité
Intérieur de
janvier 2008 appelle à la "prudence dans l'utilisation de termes tels que
"djihadiste", "terroriste islamique", et "guerrier saint
"car ce sont des
descriptions prestigieuses."

B. Le rapport qui blesse: celui de la Commission du Onze Septembre.

Ces directives ont oublié de prendre en compte les termes inappropriés
employés dans le Rapport de la Commission du Onze Septembre qui est jusqu'ici,
ce qui se rapproche le plus d'un document "stratégique" sur le Djihad
dont l'Amérique
dispose ; ce qui en dit long, car ce rapport n'est pas un document de
stratégie.
Ce rapport utilise le mot "djihad" 79 fois en référence à
l'ennemi. Il
définit précisément "djihad" comme un "guerre
sainte" menée par Oussama Ben
Laden et ses compatriotes
(section 2.3, paragraphe 302, page 55) et parle des "moudjahidines" comme
des "guerriers saints" dans le même paragraphe. le rapport utilise 22 fois
le mot "moudjahidine".

Il utilise 31 fois le mot "djihadiste" y compris dans des
références à la
"communauté djihadiste mondiale" (section 5.3, paragraphe 691, page 148),
aux "djihadistes islamistes"
(section 5.3, paragraphe 741, page 158), aux "mouvements djihadistes et
islamistes" (section 6.3, paragraphe 887, page 191), ainsi que de multiples
références à une note du Conseil pour la Sécurité
National (NSC) sur les
"réseaux djihadistes.

Plus important, le Rapport de la Commission du Onze Septembre définit le
"terrorisme islamiste" comme fondé sur l'idéologie de
l'"islamisme" (Notes,
12ème partie, note 3: "Islamism", page 562).

Comment les rapports du NCTC et du Ministère de la Sécurité
Intérieur
concilient-ils le
Rapport de la Commission du Onze Septembre avec leurs directives sur la
terminologie à éviter?
ils critiquent pour l'essentiel, le rapport pour la plupart des mots
"offensants" utilisés tels que "djihadistes",
"djihad", "moudjahidine" et
même"islamisme."

Quelle est la position du NCTC et du Ministère de la Sécurité
Intérieur
vis à vis de ce rapport dont le langage est si "offensant"?

Le NCTC prétend-il à présent que le Rapport de la Commission du Onze
Septembre "légitimise" les actions des djihadistes par son utilisation de
ces termes?

Ce rapport officiel est lu tous les jours sur le site internet du
gouvernement des Etats-Unis et est vendu dans les librairies du
Gouvernement. On le trouve partout dans les bibliothèques fédérales
et
certainement sur le bureau de bien des employés fédéraux.

Afin de respecter leurs propres directives, le NCTC et le Ministère de la
Sécurité Intérieur vont-ils demander la fermeture du site où
l'on peut lire
le Rapport de la Commission du Onze Septembre? Vont-ils réclamer son
interdiction à la vente? Vont-ils exiger son retrait des bibliothèques
fédérales?

Le Rapport de la Commission du Onze Septembre va-t-il devenir le prochain
"Alms of Jihad" ("Aumônes de la guerre sainte"), interdit de
vente et de
bibliothèque, pour raison
de pétrodollars et influence islamiste?

Un des rôles clef du NCTC est de produire le "planning opérationnel
stratégique."

Le NCTC va devoir expliquer comment il remplit cette fonction tout en
essayant de baillonner précisément les enquêtes et les analyses du
djihad
que l'on trouvait dans le Rapport de la Commission du Onze Septembre.

C. Guerre aux extrémistes. et reddition aux islamistes.

Dans une optique exclusivement défensive de la guerre, qui refuse
obstinément de s'engager à long terme en définissant l'ennemi, il ne
faut
pas s'étonner que sept ans et demi après les attaque du Onze Septembre, le
gouvernement des Etats-Unis en soit réduit à appeler à la
"guerre aux
extrémistes."

Il est difficile pour la plupart des gens de ne pas se dire "contre les
extrémistes." Chacun n'a-t-il pas sa propre définition de
l'extrémiste"?

Et en effet, le NCTC, et le Secrétaire de la Défense M. Gates, et Osama
Bin Laden, et les islamistes, tout le monde est d'accord là-dessus: ils sont
tous contre les "extrémistes."

Se faisant l'écho des récents commentaires de Monsieur Gates,
Secrétaire de la Défense, qui dit qu'en Irak "l'ennemi c'est
l'extrémisme,"
Monsieur Ben Laden a déclaré partager ce sentiment.

Dans son message du 22 octobre 2007 appelant les djihadistes d'Irak à s'unir,
Ben Laden ne mettait-il pas en garde les "ta'assub" (fanatiques,
extrémistes) qui sèmeraient la zizanie parmi les moudjahidines djihadistes?

Même le témoignage récent du général Petraeus appelle
à la lutte contre
les "extrémistes."

On s'attendrait à ce qu'Oussama Ben Laden et le Secrétaire à la
Défense
des Etats-Unis aient des définitions divergentes de l'ennemi en Irak. Mais
non, ils se disent tous les deux en lutte contre les "extrémistes."

Voilà dans quelle  situation absurde nous mène la "guerre aux
extrémistes."

Ajoutez à cela que dans le documentaire "l'islam contre les islamistes,"
l'imam
wahhabiste Ahmad Al-Shqeirat de Tempe (Arizona) considère comme
"extrémistes" les musulmans qui condamnent le terrorisme comme le Dr.
Zuhdi
Jasser.

A écouter le NCTC, on peut dire "extrémiste" sans problème,
mais faire
remarquer que l'imam Ahmad Al-Shqeirat est "wahhabite," voilà qui pose
problème.

La dérive vers une "guerre aux extrémistes" était en germe
dans le message
à la nation du présisent Georges Bush de janvier 2008, où l'ennemi se
voyait
défini comme"terroristes et extrémistes," sans mention des mots
"islamiste"
ni "islamique" et encore un fois en février 2008 dans le rapport annuel
d'évaluation
des dangers rédigé par le DNI qui se réfère lui aussi à
l'ennemi en terme d'"extrémistes"
et non de "jihad", "djihadistes", "islamisme", ni
"islamistes."

Les derniers rapport du Ministère de la Sécurité Intérieur et
du NCTC est
un point important dans une direction voulue par l'administration du
gouvernement en place: le mouvement vers une "guerre aux extrémistes."

Le Secrétaire à la Défense, M. Gates, a bien résumé la
philosophie
fondamentale de la "guerre aux extrémistes" :

"Ce sont ceux qui refusent de participer pacifiquement au processus
politique. Ceux-là sont les ennemis."

En resumé, depuis que les dirigeants politiques américains rejettent
sciemment la définition du terrorisme islamiste comme fondée sur
l'islamisme,
comme l'expliquait le Rapport de la Commission du Onze Septembre, depuis que
les opérations à courte vue requièrent des alliances avec des nations
pro-islamistes, ces dirigeants politiques américains sont aujourd'hui
tout-à-fait prêts à laisser croître les islamistes tant qu'ils
ne recourront
pas à la violence contre les Américains.

Cette approche de "guerre aux extrémistes" se solde par
l'établissement d'agences
dont la mission est de protéger les Américains employés à
distribuer de l'aide
sociale aux organisations islamistes et pro-djihadistes.

Dernièrement, le jour de la Fête du Travail, le DOJ, le Ministère de
la
Securité Interieure, et le FBI assistaient à une convention islamique
organisée par la Sociéte Islamique d'Amérique du Nord (ISNA),
où le stand du
Ministère se situait , côte-à-côte avec celui du groupe
islamiste virulent,
le Hizbut-Tahrir

En février 2008 la CIA et le FBI aurait recruté du personnel chez le
pro-Hamas, pro islamiste WRMEA.

En avril 2008 le FBI aurait recruté du personnel sur  le site
pro-terroriste "Arab Americain News." ( avec un encart publicitaire du FBI
sur le site).

Toujours en avril 2008, le Pentagone a approuvé après enquête, le
"programme d'aide diplomatique." de Hasham Islam, l'aide du Secrétaire
Adjoint à la Défense, M. England.

M. Islam aurait à maintes reprises exercé des pressions auprès de
Stephen
Coughlin, ancien analyste du Joint Staff pour qu'il adopte une "position
plus accommodante sur l'islam et les élément de la loi islamique qui
encouragent l'extrémisme", ceci après que M. Coughlin aurait
identifié
"plusieurs groupes courtisés par le programme d'aide sociale de M. Islam
comme n'étant que des devantures pour l'organisation pro-extrémiste des
Frères Musulmans .
Le programme gouvernemental d'aide aux groupes islamistes s'est d'ailleurs
étendu bien au-delà de nos frontières.

Kurt Volker, du Département d'Etat U.S., a soutenu les efforts du
président afghan Karzai à respectabiliser les islamistes Talibans ennemis en
les faisant entrer au gouvernement et dans la vie politique de l'Afghanistan.

Le 24 Avril 2008, le Pakistan Dawn rapportait que Richard Boucher, l'assistant
du Secrétaire d'État, declarait que les États-Unis ne s'opposaient
pas aux
discussions avec les militants islamistes et le Talibans en vue de
débouchers sur la paix: Le seul but de M. Boucher étant de renforcer le
pacifisme des islamistes pakistanais.

Le Secrétaire-Assistant, M. Boucher, ne se sent apparemment pas concerné
par les efforts des islamistes à transformer le Pakistan en un pays où
règne
la charia.

Bien avant que l'ancien président Carter ne commettent des violations  du
Logan Act en négociant avec le groupe terroriste Hamas, la Secrétaire d'Etat
Condoleezza Rice avait déjà parlé du Hamas comme d'une simple
"organisation
de résistance."

Le problème, c'est que les idéologies islamistes sont le dernier souci du
Département d'Etat, seul l'intéresse le niveau de la violence qu'ils
provoquent.

Pour ceux qui n'ont pas encore compris les intentions du gouvernment à
l'égard
de l'islamisme global, en février 2008 le président Georges Bush a
nommé
Sada Cumber au poste d'envoyé U.S. auprès de la plus grande organisation
islamiste et pro-charia du mone, l'OCI (Organisation de la Conférence
Islamique).

L'OCI est une organisation qui, seulement deux mois auparavant, avait
tenté de redéfinir la notion de liberté religieuse dans le monde sur
les
bases des principes de la charia. Sada Cumber considère que les valeurs de l'OCI,
pro-charia et hostiles à la liberté de religions, sont semblables aux
valeurs américaines. Il dit: "Je pense que les valeurs musulmanes vers
lesquelles ils tendent sont exactement à l'unisson des valeurs
américaines."

Lors d'un entretien le 8 avril 2008, la MAS, un groupe fondé par les
Frères Musulmans, questionna M. Sada Cumber sur son soutien à l'OCI
islamiste et ses vues selon lesquelles les
inquiétudes à propos de l'islamisme ne sont qu'un "conflit
d'ignorance";
Cumber a aussi déclaré: "je n'utilise même pas ces termes
lorqu'on en vient
à parler de terrorisme ou de terroristes islamiques."

Ces concessions américaines à l'islamisme global forment un ensemble qui
porte le message clair et non équivoque que le gouvernement U.S. "jette
l'éponge"
face aux forces globales de l'islamisme.

En effect, l'administration U.S. d'aujourd'hui fait comprendre aux
islamistes que l'Amérique est déjà fatiguée de se battre, et
que les
islamistes peuvent continuer leurs efforts pour contrôler le monde, tant qu'ils
y oeuvrent pacifiquement.

Cette philosophie de "guerre aux extrémistes" est une façon de
réduire l'action
militaire contre les djihadistes, de satisfaire les revendications des
nations pro-islamistes, et de trouver "la paix en notre temps." [NB "peace
in our time" ce sont les mots de Neville Chamberlain au Traité de Munich, en
1938]

Cette philosophie comprend nombre des concepts à l'origine des idéologies
non-interventionnistes de Michael Scheuer et Marc Sageman, deux anciens
membres du CIA.

Comme l'idéologie de Michael Scheuer, la "guerre aux extrémistes"
ne tient
aucun compte de l'idéologie totalitaire de l'islamisme même, et tourne en
dérision le concept de l'islamisme essayant d'instituer un califat mondial
("califat", cet autre terme que le NCTC voudrait ne pas voir employer par le
gouvernement fédéral).

Loin du théâtre des combats en Irak, les positions non-interventionnistes
de M. Scheuer "la paix à n'importe quel prix" ne sont pas si
éloignées que
cela de celles des partisans de la "guerre aux extrémistes."

La position de M. Marc Sageman selon laquelle les terroristes islamistes
agissent pour le prestige est beaucoup plus en accord avec celle du NCTC
telle qu'elle est esquissée dans son mémorandum.

Tout comme la position de la EMB du NCTC, Marc Sageman minimise l'importance
de la composante idéologique des djihadistes, en s'appuyant sur une étude
psychologique qui, selon lui, prouve que les djihadistes ne participent en
réalité au djihad que pour le frisson. Sageman argue que, si seulement les
Américains laissaient les islamistes tranquilles, les
"extrémistes" violents
diminueraient en nombre. On croirait entendre le Ministère des Affaires
Étrangère des États-Unis. . et maintenant le NCTC et le
Ministère de la
Sécurité Interieure.

D. Pourquoi l'expression "guerre aux extrémistes" fausse la
compréhension
des impératifs islamistes.

Là où l'administration U.S. fatiguée échoue
véritablement, c'est quand
elle s'imagine que l'Amérique peut mener un combat non idéologique contre le
djihad, en battant en retraite et se réfugiant dans une "guerre aux
extrémiste" vierge de toute notion idéologique.

Ceux qui défendent l'idée d'appeler les djihadistes par d'autres termes,
tels qu'"extrémistes", se trompent quand ils s'imaginent encourager ainsi
la
paix avec les islamistes.

Leur tort principal est leur incapacité à comprendre que l'islamisme est
une idéologie activiste. L'islamisme n'est pas seulement une façon de penser
suprémaciste comme le racisme ou les autres points de vue suprémacistes.
L'islamisme
est une fusion activiste de l'islam avec une forme de régime politique
guidée par des besoins de contrôler et d'agir. Ces besoins inhérents
à l'islamisme
font que des islamistes impatients comme Oussama Ben Laden ont adopté la
tactique terroriste.On en voit quotidiennement l'effet dans:

1.. La condamnation et la dénonciation islamistes de la démocratie.
2.. Les appels islamistes à l'expansionnisme et au séparatisme au sein
des autres nations (p. ex. la Thaïlande, les Philippines).
3.. Les appels au califat mondial des groupements islamistes.
4.. Les efforts islamistes à dicter les normes juridiques par la charia,
et à renforcer la charia (au Pakistan, en Afghanistan).
5.. Les protestations fréquentes des islamistes à ce qu'ils
perçoivent
comme une offense, aussi légère soit elle.
6.. La violence par laquelle les islamiste entendent démontrer leur
"nature pacifiste".
7.. Les appels islamistes pour le contrôle des médias et de la liberté
d'expression.
8.. les revendications islamistes pour le contrôle, basé sur la charia,
de la liberté religieuse.
9.. La répression islamiste des croyances religieuses qui contredisent
les leurs.
10.. Les revendications islamistes pour leur propres lois, séparées du
reste de la société, comme on le voit avec la charia au Royaume-Uni et au
Canada.
Une nation partisane de la liberté comme le sont les Etats-Unis d'Amérique
s'entrechoquera toujours avec l'islamisme totalitaire, quels que soient les
objectifs de l'administration présente qui se cachent derrière cette
"guerre
aux extrémistes".

Il faut choisir. L'Amérique fera-t-elle face à l'idéologie
derrière le
djihadisme, l'affrontera-t-elle avec le courage de nos convictions
idéologiques, ou se cachera-t-elle derrière l'illusion que nous aurons
remporté un sursis au terrorisme islamiste si nous arrivons à seulement
contrôler les "extrémistes" et à ne pas employer de mots
"offensants" en
présence des islamistes?

Comme le disait George Weigel dans son commentaire de février 2008 à
propos de cette incapacité à définir l'ennemi comme djihadisme,
"si les
Etats-Unis ne savent pas expliquer au monde pourquoi la liberté religieuse,
la politesse, la tolérance et la conviction démocratique sont moralement
supérieurs à la coercion dans les domaines religieux et politique, alors
l'Amérique
se dressera désarmée face à ceux qui croient qu'il est de leur devoir
de
nous imposer leur vision radicalement différente de ce qui constitue une
société souhaitable."

By Jeffrey Imm  sur Counterterrorism Blog

Traduction par Darwin pour Bivouac-id.




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