By the rivers of Babylon ...............................
Von: P@lp@tine02 (padawanebr1@hotmail.com) [Profil]
Datum: 09.07.2009 19:13
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Les " Kulturtragern " de Youtre-Atlantique à l'oeuvre ! Des "dégâts considérables" infligés à Babylone par les troupes américaines, selon l'UNESCO Des "dégâts considérables" ont été infligés au site de Babylone par les troupes américaines et leurs sous-traitants, selon le rapport final d'évaluation présenté jeudi à Paris par l'UNESCO, l'agence culturelle de l'ONU, qui compte faire inscrire d'ici deux ans la cité antique au Patrimoine mondial de l'humanité. Entre 2003 et 2004, au début de l'intervention américaine en Irak, les forces de la coalition avaient installé leur base sur le site archéologique situé à 90km au sud de la capitale, Bagdad. La capitale de Nabuchodonosor, qui y avait fait construire les fameux jardins suspendus, l'une des "sept merveilles du monde" dans l'Antiquité, était devenue le "camp Alpha". Autant établir un "camp militaire autour de la Grande pyramide en Egypte", avait déjà dénoncé en 2005 un rapport du British Museum, rappelle l'UNESCO, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. Les troupes américaines et les entreprises privées travaillant avec le Pentagone, en particulier KBR, alors filiale de Halliburton, ont creusé des tranchées de plusieurs centaines de mètres au milieu des vestiges, utilisé des bulldozers et fait rouler des chars pesants sur les fragiles pavés du chemin de procession, autrefois sacré. Le rapport final, élaboré par le sous-comité sur Babylone du Comité international de coordination pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l'Irak de l'UNESCO (ICC-Irak), "établit une description des dégâts qui fait l'objet d'un accord international". Il constate que "la ville archéologique a subi d'importants dégâts dus à des travaux de creusement, percement, arasement et nivelage", selon l'UNESCO. Parmi les principales structures endommagées "figurent la porte d'Ishtar et le chemin de procession". L'archéologue John Curtis du British Museum a inspecté le site en 2004 juste avant que les soldats américains ne le restituent au Conseil des antiquités et du patrimoine irakien (SBAH) face à l'indignation internationale. D'après lui, neuf des dragons sculptés dans la porte d'Ishtar, vieille de 2.600 ans, ont été vandalisés par des pillards quand le site était sous contrôle des Américains. Site archéologique depuis 1935, la capitale des rois Hammourabi et Nabuchodonosor, cité vieille de 4.000 ans, a subi nombre d'outrages à travers le temps. Au XIXe siècle, les archéologues européens avaient arraché des murs nombre des plus célèbres oeuvres, encore visibles aujourd'hui dans des musées du Vieux continent. Entre 1978 et 1987 de grands projets de restauration avaient été entrepris, des équipements modernes étant introduits. A son "grand détriment", le site avait ensuite subi des "travaux d'aménagement majeurs" pour la construction d'un nouveau palais du président Saddam Hussein. Enfin, le site a été pillé lors de la guerre en 2003 et a servi de base aux soldats américains. Depuis sa restitution aux Irakiens, le site a encore été victime de pillages et du marché noir. Mais le Dr Curtis a jugé "encourageant" de constater qu'il n'existe aucun signe de dégâts causés de manière intentionnelle ou accidentelle au site" depuis décembre 2004. A l'heure actuelle, les problèmes majeurs sont ainsi liés "à la négligence et au manque d'entretien", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. "Tous les édifices restaurés de Babylone sont e n mauvais état, en particulier les temples de Ninmah, de Nabû sa hare et d'Ishtar, les maisons babyloniennes et le palais sud de Nabuchodonosor", sur lesquels il faut "intervenir d'urgence". D'après les auteurs du rapport, l'étendue des dommages est telle qu'il est encore trop tôt pour évaluer la somme nécessaire pour restaurer e t pleinement protéger le site, selon le Dr Curtis et les experts. Aujourd'hui, l'UNESCO conduit les efforts pour renforcer les règles du protocole additionnel des Conventions de La Haye de 1954 sur les conflits armés, qui interdit tout acte d'hostilité contre les monuments historiques, oeuvres d'art ou lieux cultes constituant le patrimoine culturel ou spirituel des peuples. Le texte proscrit aussi leur utilisation "à l'appui de l'effort militaire". "On espère mettre en place une protection efficace" pour "que ce qui s'est passé à Babylone ne puisse plus se reproduire", a expliqué la sous-directrice générale pour la Culture de l'UNESCO Françoise Rivière. Le rapport se conclut sur plusieurs recommandations pour la protection et la restauration du site en vue d'une inscription de Babylone au Patrimoine mondial de l'humanité "d'ici deux ans peut-être bien", espère Françoise Rivière. AP Voici ce qu'en disait RIA NOVOSTI en ...........mai 2003 "Bombarder l'Irak revient à bombarder l'histoire de la Terre", estime Mikhaïl Piotrovski, directeur du musée de l'Ermitage et brillant orientaliste. Il a fait cette déclaration à RIA-Novosti jeudi. L'Irak dispose de richesses historiques d'une valeur exceptionnelle. "Dans cette guerre, de nombreux monuments archéologiques souffriront, c'est sûr, même Babylone, la plus vieille ville de la Terre, sera menacée de destruction", dit Piotrovski. Bombarder ce pays revient, selon lui, "à bombarder bien sûr des valeurs culturelles mais aussi sa propre histoire". "Dans la civilisation ancienne d'Irak prend source la civilisation à laquelle appartient une très large partie de la population de Russie et des Etats-Unis, la civilisation chrétienne", dit le chercheur. L'Irak, poursuit Piotrovski, "serait l'unique pays du Proche-Orient où coexistent les musulmans et les chrétiens, et où ces derniers occupent des postes élevés au gouvernement". Quand on parle du "mauvais régime" en Irak, il ne faut pas oublier que le pays est gouverné par le Parti de la renaissance socialiste arabe, qui proclame des idées de nationalisme et non pas celles de religion, dit le scientifique. Dans le monde arabe, souligne Mikhaïl Piotrovski, les tendances nationalistes ont toujours été une force qui s'oppose au fondamentalisme, alors qu'en leur absence ce dernier a toujours levé la tête. Dans le même temps, "en Occident, les fondamentalistes chrétiens, qui ne sont en rien meilleurs que les fondamentalistes musulmans, marquent des points ces derniers temps", affirme le chercheur. "Les actions psychologiques ou militaires imprudentes, à l'instar de celles qui ont eu lieu aujourd'hui en Irak, peuvent donc conduire à une fracture entre le christianisme et l'islam, ce dont la division de l'humanité, encore plus terrible que celle en camps socialiste et capitaliste, peut devenir le résultat", souligne-t-il. Il n'y avait aucune urgence dans cette ingérence dans les affaires intérieures irakiennes, et d'autant moins aucune urgence dans l'ingérence militaire qui s'accompagne de victimes humaines et de destructions, note Mikhaïl Piotrovski, ajoutant que "l'ordre politique international issu de la Seconde guerre mondiale et fondé sur la souveraineté des Etats est mis en cause et peut être détruit définitivement". "La guerre en Irak sera décrite par les futurs historiens comme une guerre coloniale typique du XIXème siècle, lorsqu'un fort, conscient de son impunité, imposait à un faible sa volonté", estime le chercheur russe. MOSCOU, 31 mars /RIA-Novosti/. Le ministre russe de la Culture Mikhaïl Chvydkoï, rencontrant lundi l'ambassadeur des Etats-Unis Alexander Vershbow, a soulevé la question relative à la prévention de la destruction, par les forces de la coalition, de l'héritage archéologique et de monuments de la culture en Irak. Le ministre a remis à la parie américaine les listes des monuments culturels et les schémas d'ouvrages archéologiques en Irak, a-t-on indiqué au service de presse du ministère de la Culture.A la veille de cette rencontre, Mikhaïl Chvydkoï avait souligné dans une interview à RIA-Novosti que de telles mesures étaient nécessaires vu le contexte actuel. Au nombre de plusieurs dizaines de monuments portés sur la liste, on trouve les palais de Sumer et d'Assyrie, dont beaucoup ont été déterrées par les archéologues ces dernières dizaines d'années. Ce pays avait une des sept merveilles du monde antique, les jardins de Sémiramis. Les chercheurs trouvent que Bagdad est un chef d'oeuvre de l'architecture. Fondée en 762 par le khalife Al-Mansour, Bagdad fut, au Proche-Orient, la première ville ronde construite d'après un plan régulier. La capitale irakienne est entourée de villes historiques de Babylone et de Ctésiphon; dans le sud, ce sont Ur, Uruk, Lagash, Nippur, Vassit, Larsa et Kish. Près de Nassirya, où se sont déroulés des combats de chars, on trouve 16 sépultures royales et les ruines d'une très ancienne pyramide. L'Irak abonde en lieux sacrés de la religion musulmane, notamment, la grande mosquée à Samarra. Le gendre et le neveu du prophète Mohammed, l'imam Ali et son fils Hussein, sont enterrés à Najaf et à Kerbela. Deux musées nationaux d'Irak, à Bagdad et à Basra, sont portés sur la liste. La semaine dernière, le ministre russe de la Culture adressait une lettre au directeur général de l'UNESCO, exprimant l'espoir que l'organisation internationale ferait tout pour sauvegarder en Irak des monuments d'importance universelle tels que les constructions de Babylone et les oeuvres d'art de Mésopotamie. Le ministre de la Culture avait proposé au directeur général de l'UNESCO de créer un Conseil d'observation pour la préservation des monuments culturels en Irak. Des experts internationaux en vue pourraient en faire partie.[ Auf dieses Posting antworten ]
