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Rationaliser l'archéologie fantastique (réclame ;-)

Von: Christian Navis (christian.navis@orange.fr) [Profil]
Datum: 06.11.2009 11:11
Message-ID: <4af3f671$0$937$ba4acef3@news.orange.fr>
Newsgroup: fr.soc.histoire fr.sci.zetetique
En archéologie comme en histoire, il y a des sujets qui fâchent :
objets anachroniques, monuments insolites et témoignages
surprenants qui devraient attiser la curiosité des chercheurs.
Au lieu de cela, quiconque essaie de les étudier est vite
assimilé aux charlatans, poètes de l'impossible et imposteurs
du surnaturel, qui en ont fait leurs choux gras.

La rotondité de la terre et le calcul du degré de latitude, la
possibilité
de mesurer de façon précise l'écoulement du temps, les vaccins et la
trépanation, la navigation au long cours, le cristal poli pour faire loupe,
la pierre reconstituée, ne sont pas des inventions apparaissant entre
la Renaissance et notre époque.

Sur tous les continents, de façon empirique, fortuite ou raisonnée,
avec les matériaux simples et les technologies limitées dont ils
disposaient, de grands esprits ont effectué des calculs remarquables
et des hommes astucieux ont réalisé des machines qui ne l'étaient
pas moins.
Ils nous en ont laissé des descriptions, des représentations iconographiques
et, parfois même, des artéfacts sont parvenus jusqu'à nous.

Des preuves existent, nombreuses, infirmant la vision  conventionnelle
de la pré et de la protohistoire ! Elles sont visibles dans les musées
ou sur des sites archéologiques connus.
Quelques endroits sont difficiles d'accès parce qu'au milieu de jungles,
de déserts ou sous la surface des eaux. Mais la plupart ont été
visités,
décrits, répertoriés, photographiés, filmés,
authentifiés.

Même s'ils pratiquent le tri sélectif, les historiens traditionalistes
ne peuvent en nier l'existence.
Notre désaccord porte sur les conclusions qu'on peut tirer de
la présence de ces pièces là où, en théorie, elles ne
devraient
pas être...

Quoiqu'il en soit, trop d'éléments troublants imposent une relecture
de l'histoire de l'humanité. Et si Chronos le dieu du temps souffre
d'amnésie, la science est là pour lui rafraîchir la mémoire !

Pour ce faire, je propose une réexamen systématique des zones
d'ombre du passé.
Une analyse raisonnée de ce qui peut paraître inhabituel, inattendu,
irrationnel, pour tout dire insensé au regard des théories conformistes.
En appelant à la rescousse la physique classiquemais aussi
les accélérateurs de particules et les mesures de dégradation
isotopique. En invitant au débat la paléontologie, la biologie,
la génétique, l'archéoastronomie et la paléobotanique.
Sans oublier la linguistique, l'ethnologie, la médecine légale
et même l'architecture navale et la mécanique des fluides.

Les réponses que ces disciplines nous apportent bousculent
parfois les certitudes des érudits.
Certains accepteront cet apport comme un enrichissement
et un défi à leur sagacité. Une saine émulation.
D'autres percevront cela comme une menace contre leur autorité,
leur réputation, leur pouvoir ou leur prestige.
Ceux-là, je les fustige sans ménagement dans mes diatribes.

Comme je suis affreusement matérialiste, je préfère raisonner sur du
concret. Mais lorsqu'il s'amenuise, l'examen critique d'autres sources
n'est pas à rejeter d'emblée. Même s'il vaut mieux se méfier
des légendes,
des traductions de symboles, des rapprochements sémantiques approximatifs,
ou des interprétations d'un passé recomposé à l'aune des
référents
culturels de notre époque, on ne peut ignorer tout à fait ces
éléments
car ils peuvent contenir des indices importants, révélateurs
d'une culture oubliée.

Dans ma démarche, je privilégie les artéfacts tangibles et les
écritures
lisibles au premier degré, sans qu'il soit besoin d'extrapoler pour leur
trouver un sens. Quand un objet est douteux, sans qu'on puisse
le refuser a priori, je ne le cache pas.
Quand un texte n'est pas assez précis, je l'écarte en disant pourquoi.
Quand j'avance des spéculations, j'indique qu'il s'agit de pistes fragiles.
Meilleur moyen à mon avis de convaincre les sceptiques et de confondre
les dénigreurs de mauvaise foi.

Grâce à de nombreux recoupements, j'ai éliminé tout ce qui
pouvait
ressortir de l'imposture, de la poésie, du fantastique ou du religieux.
A part l'imposture, ces approches-là ne sont pas méprisables.
Mais elles permettent trop facilement aux historiens traditionalistes
de s'en tirer par un commode haussement d'épaules.
Voilà le schéma directeur de mon dernier livre :
"Eurasie-Pacifique : Archéologies interdites"
Qui vient de paraître aux éditions "L'Harmattan"
http://www.harmattan.fr/index.asp?navigÊtalogue&obj=livre&no)857
http://navis.archeologies.site.voila.fr/

--
http://christian.navis.free.fr/







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