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250 coucous ; Les "c'est nous"....

Von: azza (belshazzar@altern.org) [Profil]
Datum: 23.10.2009 10:30
Message-ID: <4ae16987$0$22959$426a74cc@news.free.fr>
Followup-to: fr.soc.alternatives
Newsgroup: fr.soc.complots fr.soc.alternatives
Salut a tous.

On passe de 300 à 250 le nombres d'anarcho-autonomes et, nous étions, tous,
à Poitiers pour se défouler relativement gentiment et rendre, pour l'occase,
la moitié du quart d'une miette de la violence que le système aveugle, et il
n'y a pire aveugle, dispense constitutionnellement aux milliards de ses
victimes... C'est vrai, c'est un peu gratuit,mais ça soulage...
Un tag au patrimoine, Banques et Bouygues attaqué, le message est clair
comme les symboles : vous nous faites chier ! (pour être poli)
Et on est pas patient mais on fait avec....Parceque la "société
civile" et
nous, c'est pas tout a fait le même tempo.
On se drogue (ou pas), on écoute du kepon , de la tec, et de la drumm, on a
des loks et des capuches, on chome et trime, et on a des avis sur tout et
pendant ce temps là la "société civile" mets des cravates
et costard a
l'assemblée, s'organise ses mondanités, ferme les yeux sur l'essentiel...
diriez vous le contraire ? charterss, ventess d'armess, privilégess,
guerress, faimss, exclusionss, prisonss tout au double plurielss et j'en
manque la plupart tant  il y a de vices cachés dans la matrix...on y
travaille ...mais que font les gens ? y vote Sarko ? ? ?

Rassemblement festif anti-prison....
Pourquoi l'état a t'il voulu (j'suis parano) ne pas voir qu'a cette occasion
il était normal que ça frite ?
"Tant qu'il y aura des prisons les kids se battrons" comme dit la chanson
(des "béru" pour les "a l'ouest")
Quelque part, comme a nous, ça doit lui faire plaisir de voir des jeunes qui
ont des convictions passer a la télé...
Une "pulsion de mort" certainement...
Mais bon , faut relativiser, si on est con on est pas fou, faut pas jeter le
bébé avec l"eau du bain. Oui, nous aussi on va au hardmarket pour
acheter la
dobe qui nous sert de bouffe, on s'emmerde a l'usine pour pouvoir toucher le
chomdu en fin d'intérim, on mate le télé et on a des comptes à
la banque,
certain on même, au cas ou, une carte d'électeur... Bref, marginalisé
pour
le pouvoir, mais force vive pour le politique, on est dans le paysage...Vous
nous aviez pas vu ?
Dérive terroriste  ? Ca veut dire tuer des gens ou montrer son cul au
drapeaux ?
Parceque pour l'un j'en connaît plein qui sont toujours partant mais pour
l'autre c'est plutôt le contraire...la dérive me parait très
très peu
d'actualités mais peu être en haut a ton besoin d'amalgamer...
Je transmet sur fr.soc.complots ils auront certainement leur avis...

Certains s'interrogent sur ce qui se passerait si nous prenions le
pouvoir...

Rassurez vous, nous n'en voulons pas, ou du moins, dans cette autre société
que nous attendons, ce pouvoir a disparu.
Si nous pouvons prendre le pouvoir c'est donc pour le perdre.
Alors que ceux qui l'ont maintenant, ne le veulent que pour le conserver,
coûte que coûte...

Choisi ton camps camarade

Belshazzar //:)(
JCR
Cagot !


Voila pour mémoire usenet la réponse des coucous au journal le monde

COUCOU C'EST NOUS
Poitiers, 10 octobre 2009. Y a d'la casse. Un institut de beauté, une agence
de voyage,
une librairie catho, une bijouterie, départ de feu à la Direction du
Travail, une banque,
un Bouygues-qui-construit-des-ballons, un France Telecom dont on ne peut
décemment demander la démission du PDG, mais seulement le suicide, deux
banques, un journal local, ...
Bon, nous sommes passés par ces rues. Le plus vieux baptistère de France a
été
baptisé. Les traces que nous laissons. À même le patrimoine. Il faut
avouer
qu'on s'en
fout, du patrimoine. Toute trace des incandescences passées est
monumentalement
neutralisée. Alors, faut ranimer un peu. Mettre de la couleur. Se souvenir
de l'oubli
des puissances. « OMNIA SUNT COMMUNIA ». Nous allons, nous manifestons
à la
rencontre de tout ce qui, dans le passé, nous attend.
Nous sommes passés par ces rues. Sur les images, il y a des pleurs
d'enfants. ON
voudrait que les enfants pleurent à cause de nous. Mais ils pleurent avec
nous. Ce
sont les mêmes larmes que nous avons versées, celles de la Séparation,
des
larmes
contre ce monde. La destruction, elle, est source de joie. Tout enfant le
sait, et nous
l'apprend.
A propos du 10 octobre à Poitiers, des spécialistes ont parlé de la
«
stratégie du
coucou » (cf. Le Monde du 13 octobre). Les manifestants se seraient fait
passer pour
des festivaliers. Depuis le nid culturel squatté, ils auraient pris leur
envol à grand
fracas.
La réalité est que la manifestation festive contre la prison de Vivonne
avait été
appelée par voie d'affiches, et que la préfecture avait jugé
négligeable de
prendre des
dispositions particulières.
La réalité, c'est d'abord un rassemblement masqué donc illégal
: rien que
des coucous.
Limite de la loi anticagoule, on n'interdit pas le carnaval. Embarras des
forces de
l'Ordre. Difficile de dire, en effet, où commence la fête.
On n'interdit pas le carnaval. Il y a donc masques et masques. Ceux qui au
fond ne
recouvrent plus rien, et les autres, les nôtres, ceux des coucous. Ce qui
est visé par la
loi, c'est une certaine façon de se masquer; se masquer en ayant de bonnes
raisons de
le faire, se masquer parce qu'on a quelque chose à cacher, ou plutôt,
quelqu'un. ON A
TOUS QUELQU'UN A CACHER.
Ce jour-là, à bien y regarder, les coucous ne sont ni dans le festival, ni
dans la manif.
Ce qu'ils squattent, c'est la société. La condition de coucou, c'est,
simplement, une
existence révolutionnaire dans la société.
« Etre révolutionnaire », rien de plus problématique. Ceux pour
qui ça ne
fait pas
problème seront les premiers à se rendre, à faire de leur mode de vie
une
défaite.
Figés dans leur identité, et dans leur « fierté », et
raides.
Ce qui est lâche, ce n'est pas la duplicité, ni la dissimulation. Ce qui est
lâche, c'est
d'affirmer l'inaffirmable. De se revendiquer « anarcho-autonomes », par
exemple.
C'est de prétendre dire, dans la langue de l'ennemi, autre chose que des
mensonges. Il
n'y a pas des révolutionnaires, pas d'identité révolutionnaire, mais
des
devenirs, des
existences révolutionnaires.
Eh oui, nous autres coucous, il nous faut inventer, en même temps qu'une
réalité
tranchante, les moyens de tenir. Ou plutôt c'est la même chose, le même
processus.
La question est : qu'est-ce qui nous tient?
La génération des années 60 n'a pas su le faire, avec les
années 80 comme
excuse
historique, et couvercle de plomb. Nous autres, nous n'avons pas droit à
l'erreur.
Jamais la situation n'a été aussi mûre; et pourtant, le camp
révolutionnaire
est un
vaste chantier. Même parmi les ruines, il faut déblayer le terrain, la place
manque
toujours pour construire autrement. Jamais la situation n'a été aussi
mûre;
et pourtant,
tout ou presque reste à faire, et pourtant, nous avons le temps. Il nous
faut donc tenir,
tenir à ce qui nous tient. Tenir, tromper l'ennemi. Déjouer les logiques de
représentation, piéger la répression. NOUS SOMMES TOUS DES COUCOUS.
Nés dans le nid de la domination, il nous faut grossir, devenir trop-grands
pour son
espace et ses coquilles vides. C'est ainsi : l'époque a dans son ventre les
enfants qui
lui marcheront dessus. Elle les nourrit, leur donne un semblant de «
monde », elle n'a
pour les choyer que ses flux toxiques, elle n'a que ses poisons. S'ils en
réchappent, ils
la tueront. Ils la tueront de la plus noble, de la plus digne, de la plus
belle des façons,
enfin, comme on commet sans doute un MATRICIDE.
Quelques casseurs.
http://medias.lemonde.fr//mmpub/edt/doc/20091021/1256961_62af_coucou_1_.pdf


Qui répondai a cette a cet article du Monde

De Poitiers à Paris, les méthodes et l'organisation des groupes autonomes

Les "autonomes" refont parler d'eux. Samedi 10 octobre, à Poitiers, des
manifestants cagoulés, masqués, disposant de matériels divers
préalablement
dissimulés sur leur itinéraire ont commis des actes de violence et de
vandalisme dans le centre-ville. Ils s'étaient rassemblés à
l'occasion d'un
défilé de protestation contre l'ouverture de la nouvelle prison de Vivonne
alors que se tenait en parallèle un festival d'arts de la rue. Quatre mois
plus tôt, à Paris, le 21 juin, jour de la Fête de la musique, des
petits
groupes identiques avaient pris pour cible le siège de l'administration
pénitentiaire et jalonné leur trajet de caches pour leurs projectiles.
Dans les deux cas, la préparation et les méthodes employées sont les
mêmes.
A Poitiers comme à Paris, ces groupes d'autonomes ont joué la
stratégie du
"coucou" : ils se servent du cadre d'une manifestation, un jour
d'événement
festif. Un cadre qui permet d'utiliser masques et cagoules, parfois sur le
mode carnavalesque.
"Il y avait énormément de monde en ville, tout d'un coup, ils ont
sortis
leurs masques au milieu de la foule et sont partis en direction de la
prison", raconte la directrice de cabinet du préfet de la Vienne, Anne
Frackowiack.
A Paris, des touristes japonaises s'y étaient laissées prendre, en puisant
dans la "caisse aux déguisements" déposée sur le sol au
départ de la
manifestation.
Deuxième point commun : les caches. A Poitiers, des fumigènes et des masses
avaient été stockés sur le parcours. De la même façon,
à Paris, les
policiers avaient découvert, après coup, que l'église Saint-Merri (4e
arrondissement) avait abrité un petit arsenal : boules de pétanque, carreaux
de plâtre découpés et six mortiers de feux d'artifice.
Enfin quand les groupes s'ébranlent, ils ont revêtu des vêtements noirs
(sweats à capuche, bonnets.), qu'ils abandonnent sur place au moment de la
dispersion.

"ON N'A RIEN VU VENIR"
Une quinzaine de personnes avaient été interpellées à Paris,
après que le
siège de l'administration pénitentiaire et un bout de la façade en
verre du
centre Georges-Pompidou avaient été endommagés. Dix-huit l'ont
été à
Poitiers où des vitrines de banques et de Bouygues Telecom - dont la maison
mère est le constructeur de la nouvelle prison - ont été
particulièrement
visées.

"On n'a rien vu venir, affirme un responsable policier. Poitiers a été
organisé de façon clandestine." Plusieurs sites Internet avaient
évoqué la
manifestation organisée par le collectif contre la prison de Vivonne, située
au sud de Poitiers. Sur l'un d'entre eux, familier aux autonomes, des
internautes s'interrogeaient sur l'opportunité de prévoir une manifestation
festive sur le thème de la situation carcérale. Un internaute s'était
invité
dans le débat, maniant le sous-entendu : "La fête, ça peut
vouloir dire
plein de trucs."
Les incidents de Poitiers ont avivé un débat en cours depuis plusieurs mois
au sein de la mouvance dite "ultra-gauche" sur la pertinence de telles
actions. "Des groupes de militants, ceux que nous appelons hors-sol , ont,
de fait, pris le contrôle de la manifestation qui regroupait environ 300
personnes, imprimant leurs décisions, leur rythme, leur manière d'agir et
leurs fantasmes à l'ensemble", écrit l'Organisation communiste
libertaire
(OCL), acteur historique de l'autonomie dans les années 1970, dans un
communiqué rédigé par ses militants poitevins.

"A disparu alors, poursuit l'OCL, tout souci d'expliquer le pourquoi de
cette manifestation - pas de tract clair, pas de slogan lancé, des
banderoles vides de toutes inscriptions! Or, quand de tels messages sont
absents, ils ne reste plus que celui des vitrines brisées comme but en soi
(.). Ce n'est pas la première fois que cela se produit et il est urgent que
les pendules soient remises à l'heure."
En écho, sur le site alternatif Indymedia, un membre du collectif de Vivonne
protestait : "La manif c'était de la connerie pure, les gens ne comprenaient
même pas qui nous étions".
Isabelle Mandraud et Caroline Monnot
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/12/de-poitiers-a-paris-les-methodes-et-l-org
anisation-des-groupes-autonomes_1252599_3224.html



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