250 coucous ; Les "c'est nous"....
Von: azza (belshazzar@altern.org) [Profil]
Datum: 23.10.2009 10:30
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Salut a tous. On passe de 300 à 250 le nombres d'anarcho-autonomes et, nous étions, tous, à Poitiers pour se défouler relativement gentiment et rendre, pour l'occase, la moitié du quart d'une miette de la violence que le système aveugle, et il n'y a pire aveugle, dispense constitutionnellement aux milliards de ses victimes... C'est vrai, c'est un peu gratuit,mais ça soulage... Un tag au patrimoine, Banques et Bouygues attaqué, le message est clair comme les symboles : vous nous faites chier ! (pour être poli) Et on est pas patient mais on fait avec....Parceque la "société civile" et nous, c'est pas tout a fait le même tempo. On se drogue (ou pas), on écoute du kepon , de la tec, et de la drumm, on a des loks et des capuches, on chome et trime, et on a des avis sur tout et pendant ce temps là la "société civile" mets des cravates et costard a l'assemblée, s'organise ses mondanités, ferme les yeux sur l'essentiel... diriez vous le contraire ? charterss, ventess d'armess, privilégess, guerress, faimss, exclusionss, prisonss tout au double plurielss et j'en manque la plupart tant il y a de vices cachés dans la matrix...on y travaille ...mais que font les gens ? y vote Sarko ? ? ? Rassemblement festif anti-prison.... Pourquoi l'état a t'il voulu (j'suis parano) ne pas voir qu'a cette occasion il était normal que ça frite ? "Tant qu'il y aura des prisons les kids se battrons" comme dit la chanson (des "béru" pour les "a l'ouest") Quelque part, comme a nous, ça doit lui faire plaisir de voir des jeunes qui ont des convictions passer a la télé... Une "pulsion de mort" certainement... Mais bon , faut relativiser, si on est con on est pas fou, faut pas jeter le bébé avec l"eau du bain. Oui, nous aussi on va au hardmarket pour acheter la dobe qui nous sert de bouffe, on s'emmerde a l'usine pour pouvoir toucher le chomdu en fin d'intérim, on mate le télé et on a des comptes à la banque, certain on même, au cas ou, une carte d'électeur... Bref, marginalisé pour le pouvoir, mais force vive pour le politique, on est dans le paysage...Vous nous aviez pas vu ? Dérive terroriste ? Ca veut dire tuer des gens ou montrer son cul au drapeaux ? Parceque pour l'un j'en connaît plein qui sont toujours partant mais pour l'autre c'est plutôt le contraire...la dérive me parait très très peu d'actualités mais peu être en haut a ton besoin d'amalgamer... Je transmet sur fr.soc.complots ils auront certainement leur avis... Certains s'interrogent sur ce qui se passerait si nous prenions le pouvoir... Rassurez vous, nous n'en voulons pas, ou du moins, dans cette autre société que nous attendons, ce pouvoir a disparu. Si nous pouvons prendre le pouvoir c'est donc pour le perdre. Alors que ceux qui l'ont maintenant, ne le veulent que pour le conserver, coûte que coûte... Choisi ton camps camarade Belshazzar //:)( JCR Cagot ! Voila pour mémoire usenet la réponse des coucous au journal le monde COUCOU C'EST NOUS Poitiers, 10 octobre 2009. Y a d'la casse. Un institut de beauté, une agence de voyage, une librairie catho, une bijouterie, départ de feu à la Direction du Travail, une banque, un Bouygues-qui-construit-des-ballons, un France Telecom dont on ne peut décemment demander la démission du PDG, mais seulement le suicide, deux banques, un journal local, ... Bon, nous sommes passés par ces rues. Le plus vieux baptistère de France a été baptisé. Les traces que nous laissons. À même le patrimoine. Il faut avouer qu'on s'en fout, du patrimoine. Toute trace des incandescences passées est monumentalement neutralisée. Alors, faut ranimer un peu. Mettre de la couleur. Se souvenir de l'oubli des puissances. « OMNIA SUNT COMMUNIA ». Nous allons, nous manifestons à la rencontre de tout ce qui, dans le passé, nous attend. Nous sommes passés par ces rues. Sur les images, il y a des pleurs d'enfants. ON voudrait que les enfants pleurent à cause de nous. Mais ils pleurent avec nous. Ce sont les mêmes larmes que nous avons versées, celles de la Séparation, des larmes contre ce monde. La destruction, elle, est source de joie. Tout enfant le sait, et nous l'apprend. A propos du 10 octobre à Poitiers, des spécialistes ont parlé de la « stratégie du coucou » (cf. Le Monde du 13 octobre). Les manifestants se seraient fait passer pour des festivaliers. Depuis le nid culturel squatté, ils auraient pris leur envol à grand fracas. La réalité est que la manifestation festive contre la prison de Vivonne avait été appelée par voie d'affiches, et que la préfecture avait jugé négligeable de prendre des dispositions particulières. La réalité, c'est d'abord un rassemblement masqué donc illégal : rien que des coucous. Limite de la loi anticagoule, on n'interdit pas le carnaval. Embarras des forces de l'Ordre. Difficile de dire, en effet, où commence la fête. On n'interdit pas le carnaval. Il y a donc masques et masques. Ceux qui au fond ne recouvrent plus rien, et les autres, les nôtres, ceux des coucous. Ce qui est visé par la loi, c'est une certaine façon de se masquer; se masquer en ayant de bonnes raisons de le faire, se masquer parce qu'on a quelque chose à cacher, ou plutôt, quelqu'un. ON A TOUS QUELQU'UN A CACHER. Ce jour-là, à bien y regarder, les coucous ne sont ni dans le festival, ni dans la manif. Ce qu'ils squattent, c'est la société. La condition de coucou, c'est, simplement, une existence révolutionnaire dans la société. « Etre révolutionnaire », rien de plus problématique. Ceux pour qui ça ne fait pas problème seront les premiers à se rendre, à faire de leur mode de vie une défaite. Figés dans leur identité, et dans leur « fierté », et raides. Ce qui est lâche, ce n'est pas la duplicité, ni la dissimulation. Ce qui est lâche, c'est d'affirmer l'inaffirmable. De se revendiquer « anarcho-autonomes », par exemple. C'est de prétendre dire, dans la langue de l'ennemi, autre chose que des mensonges. Il n'y a pas des révolutionnaires, pas d'identité révolutionnaire, mais des devenirs, des existences révolutionnaires. Eh oui, nous autres coucous, il nous faut inventer, en même temps qu'une réalité tranchante, les moyens de tenir. Ou plutôt c'est la même chose, le même processus. La question est : qu'est-ce qui nous tient? La génération des années 60 n'a pas su le faire, avec les années 80 comme excuse historique, et couvercle de plomb. Nous autres, nous n'avons pas droit à l'erreur. Jamais la situation n'a été aussi mûre; et pourtant, le camp révolutionnaire est un vaste chantier. Même parmi les ruines, il faut déblayer le terrain, la place manque toujours pour construire autrement. Jamais la situation n'a été aussi mûre; et pourtant, tout ou presque reste à faire, et pourtant, nous avons le temps. Il nous faut donc tenir, tenir à ce qui nous tient. Tenir, tromper l'ennemi. Déjouer les logiques de représentation, piéger la répression. NOUS SOMMES TOUS DES COUCOUS. Nés dans le nid de la domination, il nous faut grossir, devenir trop-grands pour son espace et ses coquilles vides. C'est ainsi : l'époque a dans son ventre les enfants qui lui marcheront dessus. Elle les nourrit, leur donne un semblant de « monde », elle n'a pour les choyer que ses flux toxiques, elle n'a que ses poisons. S'ils en réchappent, ils la tueront. Ils la tueront de la plus noble, de la plus digne, de la plus belle des façons, enfin, comme on commet sans doute un MATRICIDE. Quelques casseurs. http://medias.lemonde.fr//mmpub/edt/doc/20091021/1256961_62af_coucou_1_.pdf Qui répondai a cette a cet article du Monde De Poitiers à Paris, les méthodes et l'organisation des groupes autonomes Les "autonomes" refont parler d'eux. Samedi 10 octobre, à Poitiers, des manifestants cagoulés, masqués, disposant de matériels divers préalablement dissimulés sur leur itinéraire ont commis des actes de violence et de vandalisme dans le centre-ville. Ils s'étaient rassemblés à l'occasion d'un défilé de protestation contre l'ouverture de la nouvelle prison de Vivonne alors que se tenait en parallèle un festival d'arts de la rue. Quatre mois plus tôt, à Paris, le 21 juin, jour de la Fête de la musique, des petits groupes identiques avaient pris pour cible le siège de l'administration pénitentiaire et jalonné leur trajet de caches pour leurs projectiles. Dans les deux cas, la préparation et les méthodes employées sont les mêmes. A Poitiers comme à Paris, ces groupes d'autonomes ont joué la stratégie du "coucou" : ils se servent du cadre d'une manifestation, un jour d'événement festif. Un cadre qui permet d'utiliser masques et cagoules, parfois sur le mode carnavalesque. "Il y avait énormément de monde en ville, tout d'un coup, ils ont sortis leurs masques au milieu de la foule et sont partis en direction de la prison", raconte la directrice de cabinet du préfet de la Vienne, Anne Frackowiack. A Paris, des touristes japonaises s'y étaient laissées prendre, en puisant dans la "caisse aux déguisements" déposée sur le sol au départ de la manifestation. Deuxième point commun : les caches. A Poitiers, des fumigènes et des masses avaient été stockés sur le parcours. De la même façon, à Paris, les policiers avaient découvert, après coup, que l'église Saint-Merri (4e arrondissement) avait abrité un petit arsenal : boules de pétanque, carreaux de plâtre découpés et six mortiers de feux d'artifice. Enfin quand les groupes s'ébranlent, ils ont revêtu des vêtements noirs (sweats à capuche, bonnets.), qu'ils abandonnent sur place au moment de la dispersion. "ON N'A RIEN VU VENIR" Une quinzaine de personnes avaient été interpellées à Paris, après que le siège de l'administration pénitentiaire et un bout de la façade en verre du centre Georges-Pompidou avaient été endommagés. Dix-huit l'ont été à Poitiers où des vitrines de banques et de Bouygues Telecom - dont la maison mère est le constructeur de la nouvelle prison - ont été particulièrement visées. "On n'a rien vu venir, affirme un responsable policier. Poitiers a été organisé de façon clandestine." Plusieurs sites Internet avaient évoqué la manifestation organisée par le collectif contre la prison de Vivonne, située au sud de Poitiers. Sur l'un d'entre eux, familier aux autonomes, des internautes s'interrogeaient sur l'opportunité de prévoir une manifestation festive sur le thème de la situation carcérale. Un internaute s'était invité dans le débat, maniant le sous-entendu : "La fête, ça peut vouloir dire plein de trucs." Les incidents de Poitiers ont avivé un débat en cours depuis plusieurs mois au sein de la mouvance dite "ultra-gauche" sur la pertinence de telles actions. "Des groupes de militants, ceux que nous appelons hors-sol , ont, de fait, pris le contrôle de la manifestation qui regroupait environ 300 personnes, imprimant leurs décisions, leur rythme, leur manière d'agir et leurs fantasmes à l'ensemble", écrit l'Organisation communiste libertaire (OCL), acteur historique de l'autonomie dans les années 1970, dans un communiqué rédigé par ses militants poitevins. "A disparu alors, poursuit l'OCL, tout souci d'expliquer le pourquoi de cette manifestation - pas de tract clair, pas de slogan lancé, des banderoles vides de toutes inscriptions! Or, quand de tels messages sont absents, ils ne reste plus que celui des vitrines brisées comme but en soi (.). Ce n'est pas la première fois que cela se produit et il est urgent que les pendules soient remises à l'heure." En écho, sur le site alternatif Indymedia, un membre du collectif de Vivonne protestait : "La manif c'était de la connerie pure, les gens ne comprenaient même pas qui nous étions". Isabelle Mandraud et Caroline Monnot http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/12/de-poitiers-a-paris-les-methodes-et-l-org anisation-des-groupes-autonomes_1252599_3224.html[ Auf dieses Posting antworten ]
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- Roaringriton (24.10.2009 13:48)
- AZZA (24.10.2009 17:11)
- UBUjean-jacques viala (26.10.2009 15:07)
- AZZA (26.10.2009 17:20)
