nntp2http.com
Posting
Suche
Optionen
Hilfe & Kontakt

Re: [FAQ] Avortement (...)

X-FaceVon: Le Chanoine de ces lieux (robert.etienne@wanadoo.fr) [Profil]
Datum: 04.11.2009 07:15
Message-ID: <4af11bee$0$13881$426a74cc@news.free.fr>
Followup-to: fr.soc.religion
Newsgroup: fr.sci.psychanalyse fr.soc.feminisme fr.soc.politique fr.soc.religion
"Cette FAQ représente l'opinion d'un sacré paquet de
monde" (Stéphane
Cateau)

50 Questions & Réponses …que tout Français
devrait connaître contre
L’Avortement

[Remerciements à l’association *Droit de Naître*]

Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquième
commandement ïý« Tu ne tueras pas ïý» est radicalement
injuste ”. (Cette
mise en garde proclamée par les évêques catholiques
d'Espagne lors de
la légalisation de l'avortement a indéniablement la force de la
vérité.)

Avortement : ses conséquences

Q1 :     Qu'est-ce qu'un avortement?

R1 :     L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le développement du bébé à
naître dans l'utérus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est défini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stérilisation, “Avortement signifie l'expulsion
d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon”.

Bien que la mort involontaire d'un bébé
prématuré soit définie, en
termes médicaux, comme un “avortement spontané”,
ces tragédies,
appelées avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant à naître est tué in
utero, c'est un
véritable meurtre. Cependant quand le bébé est
né vivant, et tué après,
il s'agit d'un infanticide.

Q2 :     Quelles sont les méthodes employées pour tuer l'enfant
à
naître pendant ses trois premiers mois de vie utérine ?

R2 :     Les méthodes pour avorter les enfants à
naître avant la date
limite légale, c'est-à-dire jusqu'à la
dixième semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: “ RU-486”, l'évacuation par
aspiration, les
dilatation et curetage.

Q3 :     Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?

R3 :     Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bébé à naître, provoquera sa mort. Dans
cette catégorie sont compris
les pilules du lendemain, le stérilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, décrite ci-après.

Q4 :     La pilule RU-486 est-elle une réponse facile à la
controverse
sur l'avortement ?

R4 :      En France et en Grande Bretagne, un puissant stéroïde
de
synthèse a été utilisé pour provoquer
l'avortement chez des mères
enceintes de cinq à sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du
Contrôle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraître une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit
cédée,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matériel de
réanimation d'urgence soit présent lors du traitement.

“La RU-486 n'est pas d'emploi facile ”, concédait l'ancien
P.D.G. de
Roussel Uclaf, ïþ‰douard Saking. “Une femme voulant mettre fin
à sa
grossesse par cette méthode doit “ vivre ” avec son
avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une épouvantable épreuve
psychologique”.

Q5 :     Comment sont pratiqués les avortements par évacuation
et
aspiration ?

R5 :     L'orifice externe du col utérin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermédiaire de “ bougies” de
diamètre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite à
l'intérieur de l'utérus, afin d'extraire l'enfant à
naître vers
l'extérieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur ménager, mais 23 fois plus puissant.

La mort est provoquée par le démembrement des bras et des
jambes. Le
débris foetal est transformé en une purée
sanguinolente. C'est la
routine, la méthode la plus fréquemment employée
par l'avorteur.

Q6 :     Pouvez-vous décrire la méthode de dilatation et
curetage comme
méthode d'avortement ?

R6 :      Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrémité forme une étroite
cuillère (curette) est
introduit dans l'utérus pour en évacuer le contenu en raclant
les
parois utérines. La méthode de dilatation et curetage, suivis ou
non
par l'aspiration, est une méthode utilisée pour soigner
chirurgicalement les hémorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcément des
avortements.

Q7 :     Quelles méthodes sont employées pour tuer les
bébés du
troisième au neuvième mois de vie prénatale, dans
certains pays où cela
est autorisé ?

R7 :     Les avorteurs emploient diverses méthodes pour tuer les
bébés
pendant les deuxième et troisième trimestres. Celles-ci
comprennent
dilatation et évacuation, injection d'une solution hypertonique
salée,
avortement par prise de prostaglandines, hystérotomie, et avortement
par naissance partielle.

Q8 :     Pouvez-vous décrire la méthode d'avortement dite par
Dilatation et ïþ‰vacuation par aspiration ?

R8 :     Dans le cas de Dilatation et ïþ‰vacuation (D&E), le cervix est
dilaté de force. L'ouverture doit être plus importante que pour
une
évacuation suivie par aspiration pratiquée durant le premier
trimestre
car la victime à démembrer est âgée de
13 à 24 semaines et, par
conséquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant
à
naître sont plus solides, des pinces sont employées pour les
séparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crâne du
bébé
est broyé, avant que la tête ne soit sortie
complètement par
aspiration. Les résidus foetaux peuvent être
éliminés avec un forceps
en anneau.

Aucune anesthésie de l'enfant à naître n'est
pratiquée pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans défense doit être
niée à tout prix.

Q9 :     Comment une solution hypertonique salée peut-elle être
utilisée pour provoquer un avortement ?

R9 :    L'avortement réside dans la piqûre d'une solution
hypertonique
salée (communément mais incorrectement appelée
saline).

Une aiguille de 8 centimètres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utérine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salée sont injectés dans la poche qui
enveloppe le bébé.

Accoutumé au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est
immergé,
l'enfant à naître fait l'expérience du
goût amer du “ venin fatal ”. Au
fur et à mesure, le sel caustique lui brûle la gorge et sa peau
délicate; il cherche en vain à fuir, se balançant
d'un côté et de
l'autre de l'utérus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.

Plusieurs heures passeront avant que l'enfant à naître ne soit
expulsé
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brûlures. Certains
avorteurs décrivent ce phénomène comme l'effet pomme
caramel.

Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?

R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent être injectées dans
l'enveloppe
amniotique ou administrées sous forme de comprimé vaginal. Par
la suite
la mère commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-né,
ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utérus. Alors le
bébé est
simplement laissé sans soins et meurt.

Q11 : Comment une hystérotomie est-elle un moyen d'avorter ?

R11 : Dans le cas d'une hystérotomie, comme pour un accouchement par
césarienne, l'abdomen et l'utérus de la mère sont
ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une césarienne est pratiquée pour
sauver la
vie du bébé, une hystérotomie est
pratiquée pour la terminer. Certains
médecins se servent du placenta pour étouffer le
bébé.

Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par “avortement par naissance partielle” ?

R12 : Cette méthode est décrite dans le journal American Medical
News.
L'avortement par naissance partielle comporte “l'extraction d'un foetus
intact dégagé par le col de l'utérus, les pieds en
premier, tout ayant
été délivré sauf la tête.
Le chirurgien enfonce des ciseaux à la base
du crâne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ”. Suite au témoignage d'une
infirmière ayant assisté à plusieurs avortements par
naissance
partielle, et déclarant que les législateurs devraient
être forcés
d'assister à un avortement en cours dans les salles d'opération,
la
Chambre des Députés aux Etats-Unis a voté une loi
imposant une peine de
prison et une amende, à tout avorteur qui accoucherait “
partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ”.

Il est à noter que cette technique n'est pas appliquée en
France...
mais pour combien de temps ?

Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sûr ?

R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement légal est un avortement sûr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la “liberté de reproduction” par l'avortement
peuvent
endommager ou perdre complètement leurs facultés reproductives de
manière permanente, par la stérilité à
vie. Même avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le métal des instruments sont portés en
contact
avec les tissus délicats de l'utérus, il peut s'en suivre une
lésion
des organes internes. Même sans lésion, l'avortement endommage
le
système immunitaire.

Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en péril
l'enfant à naître dans le ventre de sa mère ?

R14 : Non, l'enfant peut être la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nécessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
récupérer du tissu vivant est, parfois, appelée
à tort avortement.
Malgré cette appellation, le tissu n'est pas vraiment
prélevé sur un
foetus, puisqu'à ce moment précis il s'agit d'un enfant,
d'où le nom
d'infanticide ou d'euthanasie à des fins utiles.

Q15 : N'est-il pas plus risqué de porter une grossesse à terme
que
d'avorter ?

R15 : Non, ce n'est pas plus risqué. En effet, il a
été vérifié que la
grossesse naturelle est plus sûre, durant la première comme
durant la
deuxième moitié de la grossesse, que l'avortement. Les
statistiques
souvent citées pour appuyer le raisonnement contraire sont
décevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systématiquement le taux de
mortalité chez les mères, dans le cas d'un avortement
provoqué pendant
les 12 premières semaines de grossesse, avec le taux de mortalité
chez
les mères lors de toute la période de gestation, lors de
l'enfantement,
ainsi que dans la période qui suit l'accouchement. Et pour “ charger
encore la barque”, le taux de mortalité lors des accidents, ou suite
à
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la dernière statistique.

Comparer les risques de l'avortement pratiqué pendant le premier et le
deuxième mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement
après
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.

Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver à une
mère,
suite à un avortement?

R16 : Une femme qui se soumet - ainsi que son futur bébé -
à un
avortement peut développer, parmi d'autres, les pathologies suivantes :

Hémorragie :           A une époque où le sang peut
transmettre le
virus du SIDA, l'hémorragie utérine peut mettre en
péril la vie de la
mère : des femmes qui avortent peuvent, en effet, nécessiter des
transfusions de sang, suite à d'importantes hémorragies. Pour
cette
raison, la RU-486 nécessite une stricte surveillance, car le risque
d'hémorragie existe.

Infection :            S'il reste des débris foetaux dans
l'utérus ou
si les instruments ne sont pas stériles, la mère risque la
stérilité à
vie par infection des trompes utérines.

Lésions du cervix :    Les instruments utilisés pour dilater le
col
utérin peuvent l'endommager, pouvant provoquer, par sa béance,
des
fausses couches et des naissances prématurées. Par exemple des
avortements médicamenteux peuvent mener à des avortements
spontanés
lors des futures grossesses.

Utérus perforé :       Une curette peut perforer la paroi
utérine, en
provoquant une inflammation (péritonite); cela peut aboutir à
l'ablation de l'utérus tout entier, rendant la femme stérile
pour
toujours.

Intestins perforés :   Si, au cours d'une aspiration ou d'un curetage,
par fausse manoeuvre, l'instrument employé perfore l'utérus puis
le
côlon, il s'en suit une opération chirurgicale
(résection) pour enlever
la portion endommagée de l'intestin.

Q17 : Quelles sont, entre autres, les complications ultérieures
provoquées par un avortement ?

R17 : Qu'elle soit ou non affligée de complications immédiates,
la mère
qui avorte peut en subir des conséquences tardives, parmi lesquelles :

Bébés handicapés ou bébés
morts-nés : Les femmes dont le sang est de
rhésus négatif et qui ne reçoivent pas
d'anti-sérum (Rho(D)
immunoglobuline) peuvent réagir au sang de rhésus positif du
père,
faisant courir aux futurs bébés le risque d'une destruction
excessive
de leurs globules rouges  (maladies émolytiques), pouvant mener aux
complications mentionnées précédemment.

Maladie inflammatoire pelvienne :          La maladie Inflammatoire
Pelvienne “est une maladie grave, conséquence courante de
l'avortement.
Elle a été signalée pour 30% des cas. Cette maladie
peut conduire aux
fausses couches, à la stérilité et aux douleurs
pelviennes chroniques.

Fausses couches :      Les femmes ayant avorté sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus élevé de 35% par rapport aux
femmes
n'ayant jamais avorté.

Accouchement difficile : Les femmes qui ont avorté sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.

Naissances prématurées : Les accouchements de
bébés prématurés sont 2 à
3 fois supérieurs chez les femmes qui ont avorté plus d'une fois
que
chez celles qui n'ont jamais avorté.

Cancer du sein :        Il y a de fortes présomptions pour que
l'avortement puisse accroître le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bébé qui a
été avorté.

Miriam Cain relate que “ des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent à terme leur grossesse ”.

Grossesse extra-utérine : Lors d'une grossesse extra-utérine, le
bébé
se développe dans les trompes de Fallope, plutôt que dans
l'utérus,
mettant par conséquentla mère en danger de mort par risque
d'éclatement
d'une trompe.

Un taux de croissance non négligeable de grossesses
extra-utérines est
constaté chez les mères qui ont avorté. Des
études nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utérine double après un premier
avortement
et peut quadrupler après un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utérines,
créant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mère n'est
plus enceinte.

Q18 : Est-ce qu'un avortement entraîne des problèmes d'ordre
émotif,
psychologique et psychiatrique ?

R18 :   Oui. L'avortement peut produire de graves problèmes d'ordre
émotif:

Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constaté de
profonds sentiments de regret et même d'amour pour l'enfant “ qui
aurait dû naître ”.

Anxiété et dépression : Par rapport aux femmes
adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenées à souffrir des
séquelles
psychologiques à court terme. Même si la première
réaction d'une femme
avortée est celle du soulagement, les sentiments
d'anxiété, de regrets
et de dépression s'en suivent rapidement.

Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes réagissent au
traumatisme de l'avortement de manière similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptômes se manifestent plusieurs années
après
l'avortement, lorsque la femme commence à accuser des problèmes
qui ne
s'étaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, émotions engourdies, difficultés de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre américain qui
étudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptômes
ultérieurs : “ dépression, inclinations au suicide,
relations sociales
brisées, usage de drogue, abus d'alcool, problèmes sexuels,
phobies,
grossesses nerveuses, stérilité, anorexie, etc. Plus la femme
nie que
l'avortement a tué son enfant, plus ses réactions sont
dramatiques.

Q19 : Est-ce que la mère d'un foetus avorté est la seule
à souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite à un avortement ?

R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
géniteur éprouve souvent de graves réactions
négatives , quand il se
rend compte que son futur bébé a été
tué. Un père dans cette situation
a exprimé son bouleversement émotif par ces mots :

Vous avez probablement déjà lu bien des choses au sujet des
sentiments
de culpabilité non résolus et des émotions
réprimées, éprouvées par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle “Troubles de Stress Post
Traumatique ”. En somme il s'agit du résultat de l'effort
déployé à
effacer ou à supprimer l'intense réaction à la mort
et à la violence
qui les a entourés. Cette réaction est de même
nature que la mienne
suite à l'avortement pratiqué sur ma femme. Pour moi, ce
n'était pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique après l'avortement.

Le stress infligé au père est encore plus important lorsque la
loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protéger
la vie de son bébé à naître.

Q20 :   A quel moment débute la vie ?

R20 : A moins qu'on ne définisse les termes employés,
voilà une
question piège. Plus généralement, la vie ne
commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuité de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui détermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spécifique : quand débute la vie humaine - voire, quand
débute la
vie d'un être humain ?

Q21 :   A quel moment débute la vie d'un être humain ?

R21:     La biologie prouve que la vie d'un nouvel être humain
débute
lors de la fécondation, au moment de la fusion du spermatozoïde
du mâle
et de l'ovule de la femelle (gamètes). L'union de 23 chromosomes du
gamète masculin avec 23 chromosomes du gamète féminin
crée une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. “On se réfère à
la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code génétique, donnant un
individu
différent du père et de la mère, et de toute autre
personne dans le
monde”.

Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un être humain ?

R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, déclare d'ailleurs : “
Chacun de nous a débuté sa vie en un seul zygote mono-cellulaire
9.

Comme l'affirme le manuel d'obstétrique cité dans la note
précédente,
le bébé à peine conçu a son bagage
génétique qui lui est propre et qui
est distinct des gamètes du père et de la mère. Bien
sûr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un être impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mâle soit
femelle. Il ou elle est un être humain nouveau, unique et complet.

Unique parce qu'il n'a jamais existé auparavant d'être humain
identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, “la conception confère la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre”.

Complet parce que le code génétique (génotype) du
zygote contient
l'information sur toutes les caractéristiques d'un nouvel être
humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
“Le génotype -les caractéristiques
héritées d'un être humain unique -
est établi lors du processus de conception”, écrivent
Shuttles et
Rorvik, “ et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
”.

Q23 : Le zygote ou l'ovule fécondé n'est-il pas simplement un
être
humain potentiel ?

R23 : Non. Le zygote n'est pas un être humain potentiel, il est un
être
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un être humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un véritable
être
humain.

Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?

R24 : Cette analogie répandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriqué en papier cartonné, et ne se transformera
jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont réservés. D'autre part, avec le temps, le
bébé à naître
évoluera en un être humain adulte. Donc, détruire
une maquette n'est
pas la même chose que démolir un bâtiment.
Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un être humain
déjà existant.

Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?

R25 : Après la fécondation, qui a lieu dans les trompes de
Fallope de
la mère entre douze et vingt-quatre heures après l'ovulation, le
zygote
continue son cheminement vers l'utérus. Approximativement six jours
après la fécondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamé, et l'embryon (désormais appelé
blastocyste) commence
à se nicher dans les couches nutritives de l'utérus
(endomètre). “A
partir du septième jour commence un véritable rapport
mère-bébé plus
rapproché”, écrit le Dr E.Blecheshmidt. “ La
progression vers la
muqueuse utérine est une première performance de l'ovule
(fécondé)12.
La nidation arrive à son terme autour du douzième jour
après la
fécondation.

Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mère ?

R26 : Non. En accord avec la biologie et la génétique, c'est
l'embryon
qui entreprend, dans une véritable explosion de vitalité, sa
propre
“construction ” dans les entrailles de sa mère. Le Dr Bart
Heffernan
décrit cette période dynamique de développement :
“Dès la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, à la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fécondé se
développera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-né au
cours
des neuf mois ”.

Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?

R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilité est un
terme ambigu. Si par “viabilité” l'on comprend la
capacité du
nouveau-né de se développer hors de l'utérus de
manière indépendante,
par bon sens on conclurait que même les bébés
nés au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santé et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mère ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bébé ne survivrait
pas et
mourrait aussitôt. Au siècle dernier, des
bébés prématurés, nés
avant
le septième mois de grossesse, mouraient car les techniques de
'époque
manquaient des moyens adéquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
à même de sauver un bébé
né au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons âgés de dix semaines. La
viabilité
mesure simplement le stade de développement du support de la vie, et
non l'humanité ou l'inviolabilité de la vie. Cela s'applique
à des
êtres humains à tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilégiées de
l'euthanasie.

Q28 : A quel moment commence à battre le coeur du
bébé ?

R28 : Au terme des trois semaines après la fécondation, le coeur
du
bébé à naître commence à
battre, faisant circuler du sang qui peut être
d'un autre groupe sanguin que celui de la mère.

Q29 : A quel moment peut-on détecter et visualiser les ondes
cérébrales
du bébé ?

R29 : Avant le terme des six semaines après la fécondation,
l'électro-encéphalogramme (EEG) enregistre les ondes
cérébrales du bébé
à naître.

Q30 : A quel moment le corps du bébé est-il
complètement formé ?

R30 : Le Dr Heffernan écrit “après la
huitième semaine, aucune ébauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formée ; tout est
là
et on le retrouvera dans le bébé à terme.

Q31 : Pouvez-vous décrire la vie utérine du
bébé à naître ?

R31 : La vie intra-utérine a été bien
décrite par le Dr William Liley,
le “ Père de la foetologie”. Le jeune individu,
maître de son
environnement et de sa destinée dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mère. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon développe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...

On sait qu'il se déplace avec une aisance et une grâce
magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal détermine sa position foetale. Il
est sensible à la douleur, au toucher, au froid, au son et à la
lumière. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goût
désagréable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux répétitifs mais on peut lui apprendre à
répondre à un premier
signal, puis à un deuxième différent. Et finalement,
il détermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le début des
contractions d'accouchement est une décision unilatérale du
foetus.

C'est ce même foetus que l'on soigne avant et après la naissance
qui,
avant la naissance, peut être malade et nécessiter un
diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.

Q32 : Est-ce que le bébé à naître
ressent la douleur ?

R32 : Oui. Notre capacité à sentir et à
répondre à la douleur ne
commence ni pendant, ni après la naissance. Au cours des deux
dernières
décennies, les progrès dans le domaine de l'ultrason en temps
réel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont démontré la
réceptivité remarquable du
bébé à naître,
réceptivité au son, au goût, au toucher,
à la douleur.

Comme l'a écrit le président Ronald Reagan :
“Nous devons nous instruire de la réalité des horreurs
qui ont
lieu. Les médecins aujourd'hui
savent qu'un bébé à naître peut sentir,
depuis les entrailles de sa
mère une caresse, de même qu'il peut réagir
à la douleur. Mais, combien
d'Américains, dans les 50 états, sont au courant des techniques
d'avortement qui brûlent la peau du bébé avec une
solution salée, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ”.

Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?

R33 :    Comme l'observe le Dr Jack Willke :
“ La naissance consiste en l'émergence du
bébé du ventre de
sa mère, la suppression du cordon ombilical et donc le début de
l'existence du bébé physiquement
détaché du coeur de sa mère. La seule
chose qui change réellement à la naissance, c'est la mutation du
système de support de la vie du bébé. L'enfant n'est
pas différent
avant ou après la naissance, excepté qu'il a changé
sa méthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygène étaient obtenus grâce à la
mère par le biais du cordon
ombilical du bébé. Après la naissance,
l'oxygène est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mûr pour être nourri ainsi ”.

Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privé d'une femme ?

R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
légalisant l'interruption volontaire de grossesse à la demande,
la Cour
Suprême des ïþ‰tats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit
à la
protection de la vie privée, qui aurait été
écrit et conservé dans les
ténèbres de la Constitution américaine.

Mais ce qui se passe dans l'intimité de l'utérus, c'est la
croissance
et le développement d'un être humain qui devrait avoir droit
à la
pleine protection de la loi. On interfère avec l'homicide du
bébé à
naître. L'intimité de l'utérus ne devrait pas
fournir une licence pour
tuer à l'intérieur de ses parois, de même que
l'intimité d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre à l'intérieur de ses murs.

En réalité, les pompiers et autres secours violents, en toute
légalité,
la propriété privée pour sauver les vies des
personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermées.

Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralité à la décision
personnelle des autres?

R35 : Une décision demeure personnelle dans la limite où elle se
rapporte aux intérêts et droits exclusifs de la personne qui
décide. A
partir du moment où cela concerne les intérêts et
droits exclusifs des
autres, une décision n'est plus personnelle mais
déléguée. Personne ne
peut déléguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement,
aucune
personne ne peut déléguer un droit à la vie. La vie
appartient
exclusivement à son Créateur - à Lui de la donner
ou de la reprendre.

De même qu'il serait absurde de tolérer l'abus sexuel des
enfants par
leurs parents sous prétexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de “ valider ” le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.

Car après tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.

Mettre fin à la vie de quelqu'un au nom de la vie privée, c'est
ébranler les fondements de la raison même de la vie
privée : la mise en
valeur de la dignité de l'homme créé à
l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bébés à naître
innocents, n'est pas un choix privé mais
un crime privé qui en appelle à Dieu et à l'homme
pour la justice.

Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternité obligatoire à
la
femme ?

R36 : Une femme qui est enceinte est déjà une mère.
Son enfant existe
déjà. Une fois que l'enfant est né, elle peut
proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'à empêcher
une
mère de tuer le bébé qui grandit dans ses
entrailles.

Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en développement devraient avoir
priorité sur les droits d'une femme adulte ?

R37 : Tous les droits ne sont pas égaux - moralement et
légalement. La
loi ne permet pas à une mère de tuer ses enfants
déjà nés parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfèrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De même il ne devrait pas lui être
permis
de mettre fin à la vie de ses enfants avant leur naissance.

Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thérapeutique, dans le cas où la vie de la
mère est en
danger ?

R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thérapeutique à en tuer volontairement un des
deux. Le
professeur Charles E. Rice, à la Faculté de Droit de
l'Université Notre
Dame, rapporte : “Il n'y a pas de situation où l'avortement soit
médicalement nécessaire pour sauver la vie de la
mère”.

De même le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a
déclaré au
congrès du Collège Américain de chirurgiens:
“Quiconque pratique un avortement thérapeutique est ignorant des
méthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volonté de prendre le temps de s'en servir”.

La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bébé
à
naître ayant pour but présumé d'atteindre un bon
résultat n'est jamais
justifié.

Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle être plus en faveur de la vie
del'enfant à naître qu'envers la mère qui est
déjà née ?

R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutôt refléter le
principe
si judicieusement exprimé par le Pape Pie XII :
“ La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
être, à partir du premier instant de son existence,
préservée de toute
attaque volontairement dirigée ”.

Il continuait : “Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mère. Jamais l'ïþ‰glise n'a enseigné
que la vie d'un
enfant doit être préférée
à celle de la mère. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mère.

“Non ; ni la vie de la mère, ni celle de l'enfant, ne peuvent
être
soumises à l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nécessaire peut seulement être la suivante :
mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mère que
de l'enfant”.

Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?

R40 :    L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : “ Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ”.

Une victime de viol a le droit de résister à son attaquant. Mais
l'enfant à naître est un innocent non agressif qui ne doit pas
être tué
pour le crime de son père”.

“Punir le violeur, non le bébé!” s'insurge
judicieusement Miriam Cain.
“ L'ïþ‰tat devrait imposer la peine de mort à tout violeur
qui a commis
le crime, et non au bébé innocent qui en est le produit.
L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bébé n'a pas à
payer le crime de
son père”.

Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue à une personne
humaine : liberté, amour, raison, etc. Puisque la personnalité
se
développe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considérer
le bébé
à naître comme une personne potentielle ?

R41 : Si la personnalité est atteinte graduellement, alors aucun
être
humain ne deviendra jamais une “personne complète”. Il restera
toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques éléments
nécessaires pour atteindre cette “ complétude”.
Pour se rassurer, à
chaque instant de la vie, on a besoin de se développer, qu'il s'agisse
de l'éducation, de l'amour, de la capacité à
communiquer, etc. Si la
personnalité dépend de la perfection (maturité
totale), il s'agit d'une
utopie véritable.

Par ailleurs, la gravité de l'homicide dépendrait de
l'âge de la
victime. Tuer un garçon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'âge de
raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !

Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bébés à naître, les
personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnérables peuvent voir leur personnalité et
leur
existence arbitrairement niées, et être
éliminées à souhait.

Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de défauts
de naissance ?

R42 : Les personnes possédant des handicaps méritent la
même protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et après la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'écrie justement : “une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considérée comme inutile; on lui
attribue
un poids intolérable et pour cela elle est rejetée ”.

Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle à tracer entre la tuerie
des bébés à naître et celle des
nouveaux-nés avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
véritable euthanasie prénatale quand on décide
l'homicide d'un bébé à
naître parce qu'il a des défauts de naissance.

Le Dr Eugene Diamond déclare : “ La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prénatale a eu le même effet que
la
création d'une zone où l'on peut librement tirer avec des armes
à feu
”.

Oh ! Quelle utopie que de défendre l'argument de “ la
qualité de la
vie”. Le Dr Jérôme Lejeune,
généticien renommé de l'Université de
Paris, se souvient de ce collègue américain qui lui avait fait
cette
confidence:
“ Il y a quelques années, mon père était un
docteur juif qui
exerçait à Brenau, en Autriche. Or, un jour deux
bébés étaient nés dans
sa clinique. L'un était un bébé vigoureux, en bonne
santé, poussant des
cris puissants. Ses parents en étaient très fiers et
très contents.
L'autre bébé était une petite fille, mais ses
parents étaient tristes,
car tu vois, le bébé était un
bébé mongoloïde.

“ Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit à la
maison
et a été finalement destinée à prendre
soin de sa mère à la suite d'un
arrêt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Néanmoins je me souviens du nom du
garçon,
car il grandit pour mettre à mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker à Berlin. Son nom était Adolf
Hitler”.

Q43 : Si un avortement légal n'était pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermédiaire de faiseuses d'anges ?

R43 : Les statistiques prouvent de manière évidente que dans les
pays
où les avortements ont été
légalisés afin de prévenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de manière
légale a augmenté progressivement, mais le nombre des
avortements
effectués de manière illégale n'a pas
diminué. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concède:
“Bien que l'un des buts principaux de la libéralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait été de réduire
l'incidence des
avortements illégaux, cela n'a pas été atteint. Au
contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements légaux et illicites ont
augmenté”.

Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultère. Lorsqu'elles choisissent de tuer le
bébé, ni un hôpital
public, ni une clinique privée ne disposent de l'anonymat
adéquat pour
couvrir leur crime.

Q44 : Vous concédez que certains avortements seront pratiqués
même si
le gouvernement les proscrit. L'ïþ‰tat ne devrait-il pas éviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas être respectées ?

R44 : Depuis quand est-il possible d'éliminer le mal en le
légalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'être prises d'assaut par des bandits
armés ?
Le vol des banques est une activité bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait légaliser le
vol à main armée des banques? L'avortement est un crime plus
grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volé, la vie, ne pourra jamais
être remplacé. Pourquoi légaliser un crime atroce ?

Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illégaux ou illicites pourquoi devrait-on défavoriser les
pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnés par l'argent du
contribuable ?

R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
préférentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie,
non la
mort. Ils devraient être dépensés pour aider et
soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, “les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activité d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bénéficier d'avantages fiscaux”.

Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naître, d'être
désiré
et aimé ?

R46 : La vraie question est de savoir comment tendre à cet
idéal; ce
n'est pas, en tout cas, en détruisant le bébé
non-désiré, mais en
changeant les causes qui contribuent à son rejet.

“Beaucoup de choses sont faites pour prévenir la naissance des
enfants
non désirés ”, note le Dr Diamond, un professeur de
pédiatrie de
l'ïþ‰cole Stritch de Médecine à
l'Université Loyola :
“Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste à ne pas
être à même de distinguer entre l'enfant non
désiré et la grossesse non
désirée. En quinze ans d'expérience dans le domaine
du rapport
parent-enfant, j'ai très rarement rencontré de mère
qui ait demandé
qu'on la débarrasse de son bébé une fois qu'elle
l'avait amené de la
maternité à la maison”.

Si une mère ne désire pas ou n'est pas capable
d'élever le bébé qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.

“Tout bébé est un bébé
désiré” veut vraiment dire que tout
bébé non
désiré est un bébé mort. Une
société civilisée doit rejeter un tel
slogan.

Q47 : Qu'en est-il de la pauvre “ femme du tiers-monde ” aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir à
l'avortement ?

R47 : Derrière cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler “ l'avortement socio-économique”.

Protéger soi-disant les “ femmes du tiers-monde ”, les
pauvres, les
marginaux, les discriminés, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amélioration de la qualité
de la
vie ne peut pas être atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde à tuer leurs bébés
n'est pas de la
philanthropie, c'est un génocide.

Nous savons par des preuves irréfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bébés à naître. C'est pour cela qu'il
est totalement injuste qu'un bébé
complètement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-économiques.

Dans ce cas, la société est obligée de trouver une
solution à ces
difficultés. Elle doit protéger la vie, sans jamais avoir
recours à
l'expédient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilités par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.

Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment réduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.

R48 : On entend souvent dire “la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'ïþ‰tat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune âge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des différentes
méthodes de contraception. Cela résoudrait le
problème des grossesses
non désirées”.

La contraception détruit essentiellement, à la racine
même, la volonté
d'avoir des enfants. Quand la contraception échoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir à l'avortement. Donc
la contraception mène à la multiplication des avortements au lieu
de
les éliminer.

Pedro-Juan Viladrich écrit : “ La vie humaine et ses origines sont
naturellement liées au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dénigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisé, il
dénigre la vie humaine”.

Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la société peut-elle
tolérer un tel génocide ?

R49 : L'avortement existe depuis les débuts de l'histoire humaine.
Comme le péché, il a ses racines au sein de la
désobéissance de l'homme
envers Dieu - du péché originel commis dans le jardin de l'Eden,
à la
myriade de péchés commis aujourd'hui à travers le
monde. Tandis que
leurs ancêtres pratiquaient l'avortement, ou même sacrifiaient
les
enfants au Moloch, les sociétés civilisées ont
condamné l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.

Notre ère matérialiste et athée rabaisserait notre
ordre social
au-dessous de celui des païens en rejetant l'héritage de la
civilisation chrétienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'ïþ‰vangile de la Vie :
“Réclamer le droit à l'avortement, l'infanticide,
l'euthanasie, et
reconnaître le même droit dans la loi, veut dire attribuer
à la liberté
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
liberté : “En vérité, en
vérité, je vous le dis, quiconque commet un
péché est esclave du péché”
(Jean 8:34)”.

Q50 : Quelle est donc la réponse non seulement à l'avortement,
mais à
la Culture de la Mort qui se répand ?

R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrétienne. Gardons à
l'esprit que “En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la “ Culture de la Vie ” et la “ Culture de la Mort
”, nous ne
pouvons pas nous restreindre à l'idée perverse de la
liberté. Nous
devons aller au coeur de la tragédie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominé par le sécularisme qui, avec ses tentacules
omniprésents,
réussit parfois à mettre à l'épreuve
les communautés chrétiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance à perdre le
sens de l'homme, de sa dignité et de sa vie... ”.

L'heure de notre épreuve est venue. En défendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remède sans âge:
*ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dépendait de Dieu et
travailler comme si tout dépendait de nous.

Q51 : Que dire à la personne qui, après avoir lu ce livre,
persiste à
croire que l'avortement est acceptable ?

R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La prière reste seule la plus
puissante de toutes les réponses, c'est la réponse.

Suivi fsr

--

RE dit Le Chanoine / "L'annonce apostolique, c'est-à-dire la Tradition,
est nécessaire pour entrer dans la compréhension de
l'Écriture et y
saisir la voix du Christ." - Benoit XVI



[ Auf dieses Posting antworten ]

Antworten